Haiti/Culture/Diasporama: Ti Corn, fière et folle d’Haïti !

Written on:août 24, 2016
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corn« Ah ! Qu’il est bon, qu’il est doux d’être vivant, près de vous, bien au chaud, détendu, l’esprit quiet, rigolant, sous le ciel d’Haïti. » Ces mots tirés d’une chanson très populaire ne peuvent ne pas titiller l’imaginaire de tout mélomane haïtien. Reprise et interprétée à souhait par plusieurs artistes et groupes haïtiens dont Barikad Crew, « Sous le ciel d’Haïti » est l’une des chansons emblématiques de Cornelia Shütt dite Ti Corn. Absente depuis quelque temps de la scène musicale haïtienne, la chanteuse n’a pas perdu une miette de son attachement ou de sa passion pour Haïti. De l’Allemagne où elle vit actuellement, Ti Corn, s’est plu à parler à Ticket de sa carrière, ses projets et ses activités.

 Fille de Carl Otto Schütt, un commerçant allemand, et de Ingrid, Ti Corn a passé le clair de son enfance au Cap-Haïtien. Dans cette famille d’origine allemande établie en Haïti depuis 1832, Ti Corn a grandi et a développé un attachement profond avec Haïti. Confiée à Anna Colo, une nounou qui ne parlait que le créole, elle put apprendre cette langue qu’elle parle et écrit fort bien jusqu’à présent. Dès l’âge de 12 ans, elle s’est érigée en défenseure du patrimoine haïtien, chantant en créole des morceaux s’inspirant du terroir et reprenant nos rythmes traditionnels. Elle est une femme qui s’est toujours sentie haïtienne dans l’âme.

 

D’une sensibilité et d’une simplicité étonnantes, Ti Corn a produit des chansons qui marquent encore les esprits aujourd’hui encore. On pourrait citer « Sous le ciel d’Haïti », « Deklarasyon » avec Koralen ou encore de « Colibri ». L’artiste, dont le premier disque a paru en 1979, a écrit environ une cinquantaine de chansons réparties sur une demi-douzaine de microsillons. Chanteuse et musicienne de grande culture qui a écrit et chanté des textes de bonne facture, avec ce style et ce timbre de voix particuliers, Ti Corn est une authentique fille d’Haiti. Où qu’elle soit, et sur quelque scène qu’elle se produise, elle n’a de cesse de partager avec son public un morceau de cette terre qui l’a vu grandir et qu’elle affirme aimer a tout kè l.

Q : Et si vous nous parliez de votre enfance ?

Si on écoute bien mes chansons, on constate que beaucoup d’entre elles sont le reflet de mon enfance en Haïti : une enfance qui respire la liberté, une enfance sauvage entourée d’une nature tropicale luxuriante où j’ai pu grandir pieds nus, cheveux au vent. Bercée par le folklore paysan, captivée par des contes fabuleux qu’on me racontait le soir sur la galerie qui entourait la maison familiale comme un cercle magique de protection. On entend aussi mon sentiment profond pour cette île caraïbe dont j’ai eu la joie d’interpréter quelques hymnes, comme ma chanson emblématique « Sous le Ciel d’Haïti » ou bien sûr la fameuse « Haïti Chérie », qui ont fait un grand succès sur mon premier album « Haïti » (1979). Mais aussi un enfant dont le cœur souffrait de voir toute cette pauvreté, ressentait un profond sentiment d’impuissance envers tous ces problèmes et se tournait naturellement vers la poésie et la musique pour l’exprimer.

Q : Racontez-nous d’où vous sont venus cette passion pour la musique, cet attachement à nos chansons traditionnelles. Quand et pourquoi aviez-vous décidé de chanter, de faire de la musique ?

Chanter, jouer d’un instrument, composer mes propres chansons et travailler avec d’autres compositeurs étaient un besoin profond, comme un germe planté dans mon âme et qui grandissait lentement en moi jusqu’à devenir le centre de mon intérêt. C’est une évidence d’avoir choisi de m’exprimer dans la culture dans laquelle je baignais, les rythmes sur lesquels je dansais. Les chansons « Mizik » ou « Drapo Pam » reflètent bien cette passion.

Q : Vos parents, vos proches, qu’en ont-ils pensé ?

J’ai eu la chance de toujours pouvoir compter sur le support de ma famille, de mes amis et de mon mari. A l’époque où j’ai commencé à chanter en public, ce n’était pas du tout évident pour une fille de ma classe sociale de se présenter sur scène en parlant et chantant uniquement en créole. Une langue que je considère comme « natale » et que j’adore pour sa sonorité mélodieuse, ses expressions imagées, sa poésie et son sens de l’humour. Une langue multicolore avec laquelle on peut tout dire en peu de mots, comme un peintre le fait sur un tableau, et qui est accessible à tous.

Q : Les femmes sont jusqu’à présent minoritaires dans la musique. Comment c’était pour vous à ce moment-là ?

Les femmes ont toujours été minoritaires dans la musique haïtienne, mais celles (très peu) qui entamaient cette voie étaient fortes et déterminées et ont joué un grand rôle dans la conservation de la musique traditionnelle. Comme leurs motivations n’étaient pas principalement de faire de l’argent avec la musique, elles se sont souvent penchées vers des messages sociaux, réels et des répertoires originaux très proches de la vie de leur public.

Q : Aviez-vous rencontré quelques obstacles ou contraintes par rapport à votre carrière de musicienne ?

En Haïti, comme partout ailleurs, le métier de promoteur de spectacle est difficile. Il faut anticiper les nombreux risques pour assurer un bénéfice suffisant afin de couvrir les frais. C’est aussi là l’obstacle majeur, car peu d’entre eux s’engagent pour des artistes de notre genre musical. Nos paroles demandent de l’écoute et cela exige un cadre approprié pour une audience attentive. Ce qui ne veut pas dire que ce public n’est pas très étendu et en attente. Malheureusement les producteurs ont tendance à sous-estimer ce potentiel. Peut-être que grâce aux nouveaux médias à notre disposition, nous pourrons mieux collaborer dans ce domaine pour offrir ensemble les spectacles que le public nous réclame.

Q : Aviez-vous l’impression d’être considérée comme une intruse, une étrangère en Haïti ?

S’il y a eu parfois un sentiment de barrière pendant une rencontre, celle-ci tombait aussitôt que je commençais à parler en créole. Etrangère oui, par la couleur de ma peau, mais non par le langage de mon cœur. Mon intégration s’est faite tout naturellement à travers ma voix qui chantait authentiquement Haïti.

Q : Où aviez-vous étudié ? Parlez-nous de votre parcours académique ?

Après des années d’instruction par ma mère en Haïti, j’ai passé quatre années dans un internat en Allemagne pour passer mon Bac. Ensuite j’ai eu un diplôme d’hôtellerie, où j’ai appris beaucoup de choses très utiles pour la suite, comme l’organisation, la gestion et la communication avec des gens de multiples nationalités et milieux sociaux.

Q : Premier texte de chanson écrit ?

Je ne me souviens pas vraiment de ma première chanson, mais je me rappelle avoir jeté beaucoup de brouillons avant d’en avoir accepté une qui me paraissait digne de publication. J’étais bien fière que la famille Widmaier ait apprécié mes compositions au point de produire un 45 tours dans leur studio et de le jouer en boucle « Mouin con … Mm Mm » dans leur « Radio Métropole ».

Q : Première fois sur scène ?

Après avoir souvent chanté pour des amis lors de fêtes, ainsi qu’à l’école en Allemagne devant tous les élèves et professeurs à l’occasion des festivités annuelles, je suis montée sur scène au « Feu Vert Night-Club »(Cap-Haïtien) pour chanter seule avec ma guitare pendant l’entracte de l’Orchestre Septentrional dont le guitariste Jean Menuau était mon professeur. Je me souviens encore à quel point le public était étonné et ravi par cette performance peu habituelle.

Q : Vos musiciens préférés ?

Beaucoup trop pour pouvoir les nommer sans en oublier la moitié ! Mais j’aimerais quand même citer ceux qui ont profondément marqué ma carrière musicale : Henry Célestin, comme ami, manager, conseillé et compositeur ; le légendaire guitariste et ami Robert Martino qui tant de fois m’a accompagnée ; Marcel O. Gilles avec ses chansons merveilleuses ; et le grand poète Jean-Claude Martineau, que je considère comme un maître de cette culture et avec qui je continue de produire et communiquer régulièrement.

Q : Quelles sont les personnes qui vous ont inspirée ou influencée dans votre vie ?

Tous ceux, nombreux, qui ont enrichi le chemin de la créativité qui caractérise ma vie.

Q : Vous viviez entre Haïti et l’Allemagne à un certain moment. Puis on a eu l’impression qu’il y a eu une coupure, une absence sur la scène. Pourquoi et comment expliquez-vous cette absence ?

C’était une absence forcée, due à la situation difficile en Haïti, qui nous a poussés, mon mari et moi, à tourner la page et nous réorienter en allant vivre et travailler en Europe. Ce qui ne signifiait pourtant pas s’éloigner sentimentalement du pays chéri ; au contraire, au fond de moi, tous les souvenirs restaient bien vivants pendant cette époque, jusqu’à resurgir en 2007 avec une série de concerts bénéfiques avec mon ami le guitariste virtuose haïtien Amos Coulanges. Puis vint en 2009 un nouveau disque intitulé « Cap-Haïtien » et la réédition de tous mes albums précédents en compact disc. Suivirent des concerts aux USA, au Canada et beaucoup en Europe avec mon nouveau trio « TiCorn & Friends ». Avec mon site web www.TiCorn.com, des clips vidéo postés sur Youtube et ma présence sur Facebook, j’ai pu de nouveau entrer en contact avec les médias haïtiens. Je suis ravie et touchée de voir à quel point mes chansons restent gravées dans la mémoire de toute une génération et de recevoir chaque jour de nouveaux messages de fans ainsi que la curiosité des jeunes envers ma personne et ma musique.

Q : Quels sont les souvenirs, bons ou mauvais, que vous gardez du public haïtien et de votre carrière dans la musique ?

Le public haïtien n’est pas toujours facile. Il ressent très fort si une personne est authentique et son message sincère. Avec une seule remarque « pimentée » d’un spectateur mécontent, le spectacle peut déraper. Heureusement je ne me suis jamais retrouvée dans une telle situation. Une fois adoptée comme artiste, les fans se montrent chaleureux et fidèles et je suis toujours émue par cette complicité que les femmes éprouvent envers moi, probablement à cause des paroles qui parlent de leurs problèmes et les valorisent. Récemment, un de mes amis a apporté notre CD « Zanmi Nou » à un proche chauffeur de taxi haïtien à Paris et celui-ci s’est mis à pleurer en l’écoutant ! Ce genre de réaction va au-delà de « mon public ». Comment ne pas être bouleversée par ces témoignages et portée à persévérer dans cette voie ?!

Q : Vous aviez présenté un projet musical auquel participent plusieurs artistes d’origine haïtienne vivant en Europe. Pourquoi ?

Après avoir produit un CD que j’avais envie de réaliser depuis très longtemps, entièrement dédié à des compositions connues et nouvelles du poète Jean-Claude Martineau (Koralen) en collaboration avec Jean-Claude lui-même, Beethova Obas et mon producteur multi-instrumentaliste Brahm Heidl, l’album « Zanmi Nou » (2015), j’étais prête pour une nouvelle aventure musicale. J’aime beaucoup l’idée de « konbit » et le CD « 12 Voices of Haiti » en est une expression. Au fil des dernières années, surtout lors de mes concerts, j’avais rencontré plusieurs compositeurs interprètes haïtiens basés en Europe qui chantent en créole mais aussi en français, espagnol ou anglais. J’étais étonnée de voir à quel point ils étaient encore peu connus en Haïti ou par la diaspora haïtienne malgré leur place de choix sur la scène Européenne. Comme ils ont tous déjà publié au moins un album, j’ai pensé à la production d’une compilation de promotion pour faire mieux connaître leur art. Les douze artistes ont tous été enthousiastes et ont donné une de leurs chansons qui présente leur style et leur voix. Ils sont Beethova Obas, TiCorn, Rachelle Jeanty, Kati Dadá, Carlton Rara, Moonlight Benjamin, Renès BBWI Lophanor, Adjabel Atissou Loko, Sandra Mirabal Jean-Claude, Joyshanti Dominique Sylvain, Mélissa Laveaux, Bob Bovano. Une association artistique en France, « Tout pou Youn », et Chantal Guerrier (actrice du film « Anita ») ont gracieusement offert leur aide et une magnifique peinture collective pour la couverture. La fondation Fokal a apporté un support essentiel à la publication. C’est un album très intéressant qui a reçu un accueil chaleureux. Vous pouvez découvrir des extraits sur Youtube, « 12 Voices of Haiti – CD Trailer 2016″, et trouver tous les détails sur le site Facebook, « Voices of Haiti in Europe ».

Q : Quels espoirs nourrissez-vous pour ce projet ?

Mon espoir est de pouvoir réunir les douze chanteurs dans un grand concert et de filmer l’activité pour que les médias en Haïti puissent montrer ce travail culturel… et qu’ils découvrent ou retrouvent ces artistes. Un autre but, c’est de promouvoir notre musique pour avoir plus de présence sur la scène de la World Music qui est très vivante et florissante en Europe.

Q : La nouvelle génération ne vous connaît pas trop. Si vous devriez lui adresser un message, lui parler des leçons de vie que vous aviez apprises, que lui diriez-vous ?

Il y a beaucoup dans la vie qu’on ne peut acheter. Les choses les plus précieuses d’après moi comme l’amour, l’amitié, le respect et la joie dans ce qu’on fait ne sont pas négociables. Dans ma vie, la musique est une source qui me nourrit de l’intérieur, au-delà du succès commercial. Cherchez en vous ce qui peut vous combler de bonheur dans n’importe quelles circonstances et kenbe la, pa lage !

Q : Quel conseil vous donneriez à un jeune qui veut embrasser une carrière musicale aujourd’hui ?

Difficile de donner des conseils, car la situation en Haïti offre malheureusement peu d’opportunités, même à ceux qui ont beaucoup de talent. Mais à ceux qui par chance ou persévérance arrivent à se faufiler dans ce labyrinthe, je dis de s’inspirer de partout, sans frontières, mais de ne pas imiter. L’originalité tirée de ses propres racines est le meilleur moyen de se faire entendre dans l’avalanche de la production mondiale. A tous, surtout aussi aux filles, je conseille d’apprendre à jouer d’un instrument dès le plus jeune âge, car il sera votre compagnon fidèle pour toute la vie !

Q : Quels sont actuellement vos projets ?

Plusieurs performances pour bientôt : le 22 septembre à Mallorca ; le 8 octobre à Düsseldorf pour la fondation Haiti Med ; et le 13 novembre à Munich. Beaucoup de travail aussi sur mon programme futur de concerts, car il faut planifier à long terme dans ce métier. Des nouvelles chansons pour un projet d’album avec une sonorité acoustique et des rythmes travaillés spécialement pour mes compositions.

Q : Peut-on vous espérer en Haïti ? Quand ?

J’attends le moment avec impatience, mais je ne viendrai pas à l’improviste. Il faut que tous les éléments se mettent en place. Entretemps, vous pouvez me suivre sur ma chaîne Youtube, « TiCorn Music », et Facebook où je suis présente avec 4 pages : Cornelia Schütt – TiCorn (personnel) – TiCorn Music Band – Zanmi Nou (album) – Voices of Haiti in Europe (album). Dans mon site web, www.TiCorn.com, j’annonce tous mes concerts et aussi j’indique où et comment obtenir les albums.


 

 

Crédit: Winnie H. Gabriel Duvil /Ticket/Cornelia Schutt/CANAL+HAITI

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