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Affaire Guy Philippe/USA/Haiti: Le leader haïtien, Guy Philippe, plaide non coupable !

Written on:janvier 13, 2017
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Guy Philippe, Image d'Archives

Guy Philippe, Image d’Archives

Avec quelques dizaines de partisans venus le supporter devant un Tribunal fédéral à Miami, un ancien chef du coup d’État haïtien et fraichement élu sénateur a plaidé non coupable ce vendredi 13 janvier, aux accusations américaines de trafic de drogue

Durant une brève audition, ce vendredi 13 janvier, Guy Philippe et ses avocats  ont entamé une plaidoirie de Non-coupable, contre  trois chefs d’accusation, dont, contrebande de cocaïne et de blanchiment d’argent aux USA,  datant de 2005. S’il est condamné, le sénateur haïtien fraichement élu,  aux dernières élections,  est passible d’une peine d’emprisonnement à vie maximale.

Philippe, 48 ans, a été transporté aux États-Unis pour faire face à certaines accusations, après son arrestation la semaine dernière dans la banlieue Pétion-ville, qui se trouve à l’est de la capitale haïtienne, Port-au-Prince ; après avoir participé à une émission de radio en direct, sur Soop_FM. Leader du coup d’Etat de 2004 qui a renversé l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, Philippe avait récemment été élu au Sénat haïtien et n’avait pas encore prêté serment lors de son arrestation.

Les partisans qui sont venus au tribunal vendredi ont dit que Philippe était innocent et ont mis son arrestation au compte de ses ennemis politiques. Ils soutiennent que le statut de Philippe comme fonctionnaire haïtien élu devrait lui donner l’immunité aux poursuites, même s’il n’avait pas officiellement pris le pouvoir.

« Nous sommes ici pour soutenir le sénateur Guy Philippe. Nous sommes convaincu de son innocence », a déclaré Evince François, 43 ans, qui était lui-même un candidat pour un autre siege au sénat haïtien.  « Nous sommes ici pour lui faire savoir que nous nous tenons debout derrière lui. Nous pensons que tout cela est politique.» déclare-t-il aux micros de la Presse.

Beaucoup de partisans portaient des T-shirts avec l’image de Philippe et le slogan «Un sénateur pour le peuple». À l’extérieur du palais de justice du centre-ville de Miami, certaines personnes portaient des signes «Free Guy Philippe» (Libérez Guy Philippe) et brandissaient le drapeau haïtien. La femme de Philippe, Natalie, a assisté à l’audience et a rencontré les manifestants, mais a refusé de parler aux journalistes.

L’avocate de Philippe, Zeljka Bozanic, a déclaré pour l’instant qu’elle ne cherchait pas la libération de Philippe sous caution, mais qu’elle pourrait revenir sur la question à l’avenir, bien que le procureur tienne à ce qu’il reste en détention. L’affaire n’a pas encore été jugée.

Les autorités américaines ont précédemment poursuivi de nombreux anciens responsables haïtiens pour des accusations similaires, dont certains pourraient être des témoins dans l’affaire Philippe.

En Haïti, plusieurs troubles ont eu lieu dans la région du Grand Anse, le bastion de Philippe, où il a pu échapper à la capture pendant de nombreuses années.

Berson Soljour, un commissaire de police dans la région, a déclaré à la Presse, qu’il y avait un «petit groupe derrière les troubles et nous savons qui ils sont ».

Les partisans de Philippe dans les régions éloignées continuent à manifester et a faire des protestations de rue, et la tension a été d’une telle ampleur, que la plupart des écoles de Grand Anse a du fermée leur porte vendredi ; par conséquent, les parents ont gardé leurs enfants à la maison pour des raisons de sécurité.

William Cocks, porte-parole du Bureau des affaires consulaires du Département d’Etat des États-Unis, a déclaré plus tôt cette semaine que l’ambassade américaine était en contact avec des citoyens américains dans la région depuis l’arrestation de Philippe. L’ambassade a émis un avis de sécurité le 6 janvier qui avertit les citoyens américains des troubles dans la région et a demandé aux Américains qui travaillent ou de résident là-bas de rester à l’intérieur ou qu’il devraient envisager de quitter la région quand le moment serait propice.

« La majorité de ces personnes ont organisé leur propre transport hors de la zone. Nous maintenons le contact avec ceux qui restent et sommes prêts à fournir les services consulaires appropriés à tous les citoyens américains dans le besoin », a-t-il dit.

 

 

Crédit : CANAL+HAÏTI avec Miami Herald et Associated Press

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