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Haïti/ Crise Politique: De la culture avant toute chose, installation d’un nouveau D-g. au ministère de la culture.

Written on:janvier 30, 2015
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Pradel Henriquez

Pradel Henriquez

Dans la rubrique des installations a leur poste respectif, de Grands Commis récemment nommes au sein du gouvernement Martelly/Paul, on a vu mercredi dernier, le cas de la TNH, ou plutôt de la RTNH avec Hérold Israël qui remplace désormais le célèbre docteur Harisson Ernst.

 Mais , hier jeudi midi, 29 janvier 2015, c’était une autre installation a la Culture. cette fois. Un nouveau DG, Monsieur Michel Lapin, a été installe, au ministère de la culture en remplacement de Monsieur Stéphane Malebranche qui a passe exactement 11 ans a ce ministère comme Directeur général.

 Soit, Monsieur Malebranche est arrive au Ministère de la culture , exactement en l’année 2004 coïncidant avec la prise euphorique du pouvoir post-Jean Bertrand Aristide, en février 2004, avec Magalie Denis , alors Secrétaire d’Etat à la culture promue Ministre à l’époque, en un simplement clignement d’œil, sans sourciller comme on dit en général, Haut les mains, elle passe, la ministre Magalie Denis, dans ce contexte particulier de l’époque, de Secrétaire d’Etat à Ministre de la culture, en moins d’un mois. Malebranche qui avait toujours travaillé, selon certains observateurs, dans le domaine de la restauration , entre à la culture, comme son bras droit, son collaborateur privilégié et y reste ainsi, de cette époque jusqu’à aujourd’hui janvier 2015, précisément avec l’installation de ce jeudi 29 janvier 2015, aux environs de Midi.

 Contrairement à Himmler Rebu, ex – ministre, par exemple, au Ministère de la Jeunesse et des sports, qui , dans cette même mouvance de changement de gouvernement, ou de passation de pouvoir, de Laurent Lamothe à Evans Paul K PLIM, a tenu récemment à se présenter, en toute dignité, le jour de la passation de pouvoir,(bien sur, on sait ce qui est arrivé par la suite a un Monsieur Rebu courageux qui a failli être lynché par des groupes hostiles), tout s’est fait , par contre, au ministère de la culture, en l’absence du DG sortant M, Stephane Malebranche. Ce dernier a été, malgré sa présence de 11 ans dans la boite ministérielle ayant depuis 20 ans, la charge d’assurer la politique culturelle publique, le grand absent, ce jour-là, à la cérémonie.

 La nouvelle Ministre de la Culture, madame Johanne Raton a donc elle même procédé, ce jeudi 29 janvier 2015, à l’installation de Monsieur Michel Lapin, a son nouveau poste, en présence d’un public nombreux. Il faut déplorer, en passant, ce genre de situation où les grands Commis de l’Etat décident pour une raison ou une autre, de s’absenter en ce dernier jour spécial de bilan et de transparence, de leur boite qu’ils avaient toujours gérée. Comme dans le triste cas du docteur Harison Ernst qui avait eu trois 3 a quatre 4 heures par jour TRIBUNAL DU SOIR, de présence, et d’émission sur l’écran de la TNH, chaine 8, soit près de 20 a 28 heures par semaine , même le dimanche. Pourtant, le jour de la passation de pouvoir a son successeur, Harisson Ernst est absent. Le grand absent. Cela ne fait pas de sens pour clore un bilan. Bref…

 Madame Johanne Raton, ex directeur du Tourisme dans le Sud Est, ancienne fonctionnaire donc très réputée à Jacmel , sa ville natale où elle bougeait infiniment sans jamais pouvoir compter ses heures d’insomnie, va devoir gérer une boite exsangue. Un ministère de la culture, sans structure solide, sans base organisationnelle et institutionnelle, sans loi organique, sans rapport légal avec ses organismes autonomes qui, a la faveur d’une « fake » tutelle, se trouvent en train de fonctionner avec lui (le ministère) comme des pompiers, sans politique culturelle. Voire, un ministère accablé par des dettes de carnaval datant encore de dix 10 ans. Elle vient juste d’arriver en effet à la place de Madame Monique Rocourt qui avait réussi à faire face à de grands dossiers pour son mandat tres court, notamment la fameuse affaire des restes de la Santa Maria qui n’a jamais été élucidée , si oui ou non, scientifiquement, le chercheur américain Barry Clifford avait effectivement mis la main sur la Santa Maria, comme il le prétendait, Thèse d’ailleurs démentie par la suite, par l’UNESCO.

 Chose rare, l’ex ministre de la culture, Josette Darguste était présente à la cérémonie de passation de pouvoir à Monsieur Michel Lapin, comme DG du ministère de la culture. Bravo madame Darguste, continuité de l’Etat madame, transparence, et devoir de rendre compte à la population, d’être toujours disponible pour l’Etat et les institutions de contrôle, quand on a été Ordonnateur/trice des dépenses publiques, gestionnaire des ressources de la république. Quand d’autres fuient, ou se dérobent, vous être présente, madame Darguste, et elle a même donne des entrevues à la presse pour dire ces impressions en la circonstance.

Enfin, passionnant, ce ministère de la culture gère pendant les vingt dernières années par vingt 20 ministres différents, dont près d’une bonne dizaine de d’incompétents, d’incultes, de curieux, de fous, de personnalités creuses, avec ou sans moralités, ou parfois, enfin, dans certains cas, de vrais voyous, de vrais délinquants à cravate.

Qu’en est -il Seigneur, hélas, de l’héritage à gérer par madame Johanne Raton et son nouveau Dg, Michel Lapin qui, entre sa fonction récente a la culture, ou il a été administrateur, et sa fonction ancienne a la Bibliothèque nationale d’Haïti, aux cotes de la grande dame du livre et de la lecture publique, Françoise Beaulieu Thybulle, qui n’est rien moins qu’une école, dorénavant, M. Lapin a bien pourtant une énorme connaissance de la boite ministérielle et du secteur culturel public en général.

  Monsieur Lapin a- t- il de quoi tenir. Madame Raton aussi…

 Le ministère de la culture a- t- il un avenir, chez nous,

 Les artistes sont-ils une cerise sur le gâteau.

 Et le gâteau donnera quoi finalement en terme de partage au profit de notre communauté intellectuelle, culturelle, artistique, nationale, haïtienne assoiffée, de rêves, d’aubes, de lumière, d’amour et d’eau fraiche.

 

 

Credit : Pradel Henriquez/CANAL+HAITI

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