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Haïti/CARICOM : Jovenel Moïse à la 28eme Réunion Intersessionnelle des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CARICOM.

Written on:février 16, 2017
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cariLe Président  Jovenel Moïse, a laissé le pays ce mercredi 15 février 2017, à destination de Georgetown (Guyana), afin de prendre part à la 28eme Réunion Intersessionnelle de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CARICOM, les 16 et 17 février en cours.

Cette conférence sera, entre autres,  l’occasion pour M. Moïse de faire le point sur les relations entre la République d’Haïti et Cuba, dont le Président est l’invité spécial de ces assises  et l’organisation d’intégration régionale.

La 28e Réunion Intersessionnelle de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CARICOM permettra également au Chef de l’Etat de raffermir les liens d’Haïti avec les autres pays membres  de cette organisation.

La Communauté caribéenne, en abrégé CARICOM (en anglais Caribbean Community, en néerlandais Caribische Gemeenschap et en espagnol Comunidad del Caribe), est une organisation supranationale qui regroupe plusieurs États anglophones des Caraïbes, le Suriname néerlandophone et Haïti à la fois francophone et créolophone. Sa langue officielle demeure l’anglais ; cependant le président haïtien Martelly a demandé en 2011 que le français devienne également langue officielle en insistant sur le fait que son pays représente à lui seul la moitié de la population de l’organisation.

Elle est née le 4 juillet 1973 du traité de Chaguaramas (en)1 entre quatre pays (la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago) avec pour objectifs de renforcer les liens interétatiques dans la Caraïbe et, maintenant qu’elle est jumelée au CSME, de créer un marché commun unique.

Actuellement elle est composée de quatorze États membres et de six membres associés, la majorité appartenant au Commonwealth. Il existe actuellement aussi sept États observateurs de cet espace.

Les principaux organes de décision de l’organisation sont les conférences des chefs d’État et le Conseil des ministres.

Le CARICOM remplace l’Association de libre-échange caribéenne (CARIFTACaribbean Free Trade Association en anglais) qui a existé entre 1965 et 1972. Cette association avait elle-même été constituée pour renforcer l’alliance économique des pays anglophones des Caraïbes en lieu et place de la Fédération des Indes occidentales (West Indies Federation) existante entre le  et le .

La communauté est née sous le nom de Communauté et Marché commun de la Caraïbe avec le traité de Chaguaramas signé le  par les Premiers ministres Errol W. Barrow de la Barbade, L.F.S. Burnham du Guyana, Michael Manley de Jamaïque et Eric Williams de Trinité-et-Tobago.

Le , lors de la vingt-deuxième rencontre des membres à Nassau (Bahamas), les chefs des gouvernements de la Communauté caribéenne ont révisé le traité de Chaguaramas ré-établissant les statuts du Caricom en y incluant le marché et l’économie unique caribéenne (CSME) ainsi que la création de la Cour caribéenne de justice.

Haïti est d’abord entré dans le Caricom en tant que membre provisionnel de le  pour ne devenir membre de plein droit que quatre ans plus tard.

En , la participation d’Haïti au Caricom a été suspendue3 par son premier ministre Gérard Latortue en réponse à la visite du président haïtien sortant, Jean-Bertrand Aristide, en Jamaïque. La participation d’Haïti a été effectivement suspendue le , car le Caricom a refusé de reconnaître le gouvernement intérimaire. Haïti a réintégré le Caricom à la suite de l’élection de René Préval et la création de son nouveau gouvernement.

En Anguilla a réintégré le Caricom, cette fois-ci en tant que membre associé. Elle faisait en effet partie du Caricom de 1974 à 1980 quand elle était associée à Saint-Christophe-et-Niévès, dans l’ancien État de Saint Christophe-Nevis-Anguilla.

En 2005, le ministre des affaires étrangères de la République dominicaine a proposé l’intégration de son pays dans le Caricom. Il n’était pas évident que celle-ci soit acceptée par les autres membres du Caricom, en raison du poids de la population et de l’économie dominicaine par rapport à celles des autres États membres. Cette demande s’explique par le fait que l’État voisin d’Hispaniola : Haïti, fait lui partie du Caricom. Il a été proposé que les relations entre le Caricom et la République dominicaine soit resserrées par le biais de l’Association des États de la Caraïbe (AEC).

Le Président de la République d’Haïti sera de retour au pays le jeudi 16 février 2017.

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