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Haïti/Circulation/Société : Véhicule non identifié… arrête-moi si tu peux !

Written on:août 21, 2016
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20160108_091625Il est un fait rarissime et peu probable à imaginer, c’est une réalité flagrante ou les autorités haïtiennes semblent impuissantes face à cette dérive… Des représentants de l’autorité de l’état  pour la plupart au comportement de voyou circulent dans  les différentes routes du pays à bord des véhicules non identifiés,  qui n’ont aucune plaque d’immatriculation.

Dans tous les pays il existe des règles qui régissent le contrôle et la conduite des véhicules que l’on appelle  « code de la route ». Ce document évoque  différentes contraventions telles que l’excès de vitesse, consommation d’alcool, véhicule en mauvais état, absence de contrôle technique… Tout contrevenant à cette règle risque une amende ou contravention, voir la prison.

LES LOIS DE LA CIRCULATION EXISTE-T-ELLES ENCORE EN HAITI?

P1210358Un constat est plus qu’alarmant quand on croise à  longueur de journée dans la capitale haïtienne et dans les zones rurales le nombre de véhicules qui circulent  sans aucune plaque d’immatriculation aux yeux des autorités étatiques…

Selon le code de la route « Tout véhicule à moteur circulant sur la voie publique doit être muni de deux plaques d’immatriculation, portant le numéro assigné au véhicule et fixées en évidence inamovible à l’avant et à l’arrière du véhicule ». En Haïti les choses se font autrement.

La capitale Haïtienne est d’une superficie de 36.04 km2 et on y croise près d’une dizaine de voitures au quotidien circulant sans aucune plaque d’immatriculation à l’avant comme à l’arrière.

 Pour les véhicules de police certains portent le numéro sur le châssis et parfois une plaque d’immatriculation illisible.

Joint au téléphone lors d’une interview l’un des responsables de l’institution policière concernant la circulation de véhicule sans plaques : « que savez-vous de ce phénomène ? » il m’informe « je ne suis pas au courant de cette situation » tout simplement, fin de citation. « Ne craignez-vous pas qu’un désordre généralisé puisse se produire à partir d’un tel désordre ». Pas de réponse.

P1310252D’autres sources nous informent que les voitures qui déambulent dans les rues sont pour la plupart la propriété des  policiers, des proches des autorités, des civils ayant accointance avec des officiels… C’est culturel, ils le font sans s’inquiéter des risques que cela peut provoquer.

DES MESURES INNOPERANTES ET IMPOPULAIRES…

Depuis des années on en parle du phénomène des engins roulant sans aucune identification, mais la police n’arrive pas à régler ce problème, ni sévir contre ses propres fils et filles qui sont  les premiers à agir en voyous au mépris des lois et le règlement du code de la route.

Quand on observe la négligence de  l’autorité en charge  de faire respecter les principes et qu’elle-même déroge à cette règle, cela devient un cauchemar et inquiétant au quotidien pour circuler en toute quiétude.

Le récit de Simone S. âgée de 55 ans  au volant de sa berline un vendredi matin.  Elle a connu l’horreur de sa vie dans les rues de Pétion-Ville (banlieue de Port-au-Prince département de l’ouest). Elle heurta  la voiture d’un homme visiblement armé.  La conductrice se rend compte que La voiture n’a pas de plaque d’immatriculation, elle  se questionne  et pose une pluie de questions ?  Votre voiture n’a pas de plaques ? Qui êtes-vous Monsieur pour circuler en toute illégalité ? Votre voiture est assurée j’espère !!!

 Il rétorque : «  je n’ai pas besoin de ça ». Elle s’est vite calmée  et s’est  rendu compte que l’homme en question   est un policier appelé communément en Haïti « papa ». Simone S. à tout compris, elle est pris de panique… L’individu en question fait appel à d’autres confrères. La suite sera triste et fatidique pour Simone S. Elle a été forcée de remettre la clef de sa voiture, un autre conducteur a pris le contrôle de son véhicule, pour la conduire chez un garagiste de la zone pour réparer la voiture de l’homme en question. Son permis de conduire et les papiers du véhicule ont été  confisqués jusqu’à la réparation  qui ne devrait pas excéder plus de 48h, selon ses dires.

LA DEVISE DE L’INSTITUTION POLICIERE « PROTEGER ET SERVIR »…

                                                                                                                    Peterson HERCULE                                                                                                                      Journaliste Reporter d’Images Monteur - JRIM                                                                                                                     France, Août2016                                                                                                            presscaraibes@gmail.com

Peterson HERCULE
Journaliste Reporter d’Images Monteur – JRIM
France, Août2016
presscaraibes@gmail.com

La suite de cette histoire a occasionné beaucoup de remous au sein de la société  Haïtienne, d’autres  scénarios similaires ce sont reproduits encore la passivité, l’immobilisme, l’inertie des services concernés  sont toujours aussi critiqués, alertés, dénoncés. Les autorités tentent de relever  plusieurs  défis.  Ils souhaitent  éradiquer d’autres phénomènes qu’ils estiment plus vital  mais jusqu’à ce jour des individus de tous bords, policiers, amis de policiers, des services de l’état, des officiels, l’institution policière… continuent en toute illégalité cette pratique dans les rues de Haïti : vitres teintées et véhicules sans plaques d’immatriculation.

Peut-on espérer un contrôle plus strict face à cette dérive qui persiste. A ce jour le gouvernement Haïtien a installé un nouveau responsable à la sécurité publique qui doit appliquer un nouveau programme en vue de créer une  régularisation générale à quelques semaines des élections générales en Haïti.

Crédit: Peterson HERCULE

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