Aujourd’hui, son film Aidependence tire la sonnette d’alarme: le système d’aide doit être réformé.

En 2007, Alice Smeets prend une photo d’une petite fille, en robe immaculée, qui court à travers les détritus de la Cité Soleil à Haïti. Avec ce cliché, elle devient la plus jeune lauréate du prix UNICEF et démarre sa carrière de photographe. La jeune Verviétoise compte désormais parmi ses clients le New-York Times, Le Monde… Rien que ça!

Inlassablement, Alice Smeets revient en Haïti, rechercher à travers ses clichés de petites notes d’espérances dans ce pays dévasté… «Le grand reporter de guerre, Philip Jones Griffiths,m’a appris qu’un photojournaliste devait faire un choix important: rapporter sur de nombreux thèmes de façon superficielle, ou se consacrer à un nombre plus limité de sujets de façon approfondie et proche, raconte Alice Smeets. Les 2 démarches ont leur place dans le monde de l’information mais la 2e laisse des traces définitives. J’ai opté pour cette 2e voie».

Au fil de ses voyages, Alice Smeets observe l’inefficacité du travail des ONG sur le long terme. «Nous sommes convaincus qu’une fausse aide au développement empêche l’initiative personnelle et que le système doit être réformé de façon urgente. Des reportages photos ne suffisaient plus. Il fallait faire un film», expliquent Alice Smeets et son coréalisateur eupenois Frederic Biegmann. Leur documentaire «Aidependence» vient d’être diffusé en avant-première à Liège. L’accueil que lui a réservé le public est de bonne augure pour sa carrière internationale en festivals.

 

 

Crédit: Avenir.net