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Haïti/Culture: Hommage à Daniel Marcelin- A coeur ouvert,«il n’existe pas un théâtre haïtien»!

Written on:octobre 1, 2012
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Daniel Marcelin

Daniel Marcelin

A longueur d’année, Daniel Marcelin fait un va-et-vient incessant  entre Haïti et la Belgique, afin de répondre à ses exigences et responsabilités de père de famille modèle: Trois (3) mois à Port-au-Prince, trois mois à Bruxelles.  Aussi évitera-t-il  à ses progénitures les pires souvenirs de sa tendre enfance, au point de vue matériel, aujourd’hui encore, l’ Artiste s’en souvient , «… Mon enfance fut assez difficile, parce qu’il n’était pas toujours évident de joindre les deux bouts.   Nous devions lutter, lutter, surtout mes parents… »

 Le Présentateur d’émissions radio/télé, producteur de programmes audiovisuels et monteur technique à Radio Métropole 100.1 FM (Haïti) parle sans ambages,  de son expérience et de sa formation dans le domaine de la radiodiffusion,… «… Je l’ai commencée fortuitement, comme cela, à  Radio Nouveau Monde…(…)… on apprenait le métier d’animateur-radio.  Jusqu’à ce que  je décroche cette bourse pour me former en France.   C’est là que j’ai été étudié avec Marcel Proust … ». Très reconnaissant vis-à-vis de l’un de ses bienfaiteurs et professeurs, l’homme de radio ne saurait oublier celui qui, sur son ile, a parachevé et finalisé  ses

Herby Widmaer

Herby Widmaer

connaissances et expériences dans ce métier… «… c’est ici, à « Radio Métropole », il faut le dire sincèrement, que j’ai rencontré celui qui a été mon mentor, Herby Widmaier.  De lui, j’ai appris beaucoup de choses.  Il m’a donné la formation pour tout ce qui concerne la radio… ».

 D’après l’interprète du rôle d’  « Albert Buron » dans le théâtre radiophonique de Mona Guérin sur les ondes de « Radio Métropole » et « Magik Stéréo », « Roye, les Voila ! », la grille de programmation des  stations de radio, laisse beaucoup à désirer, en Haïti, selon lui, il faudrait… « …Pratiquer une radio qui soit beaucoup plus une radio de proximité, qui pourrait aller retrouver les gens. Je pense qu’il y a nécessité, aujourd’hui, d’avoir une radio qui pense haïtien, qui vend, et qui porte les valeurs haïtiennes…. »

 Dans cet entretien exclusif, le comédien-dramaturge nous fait part des raisons de sa passion pour le théâtre…  «…J’ai aujourd’hui 54 ans,  je continue encore à faire du théâtre,… c’est la meilleure façon pour moi, de m’exprimer…(…)… je peux dire tout ce que je veux.  Quand on arrive à comprendre le vrai sens du théâtre …(…)… on voit exactement l’importance et le sens  citoyen du théâtre, pour  la culture et la démocratie,  et bien d’autres domaines… » 

 Malgré tout le travail accompli dans ce domaine, le mime n’est pas du tout satisfait des performances de cet art chez lui et il arrive même à remettre en question l’existence du théâtre dans son pays natal… «…ma conclusion que jusqu’à présent, il n’existe pas un théâtre haïtien.  Parce que le théâtre n’est pas définissable. Il existe, certes, des œuvres théâtrales en Haïti, mais il n’existe pas vraiment un théâtre haïtien qui évolue comme cela devrait se faire… »  

Aussi Paradoxal que cela puisse paraitre, l’auteur de « Ayiti » a déjà formé  plusieurs centaines d’hommes et de femmes de théâtre en Haïti, par le biais de son école d’art dramatique, située à Port-au-Prince : « Le Petit Conservatoire ».  Cependant, celui qui adore faire le « One-man-show » à travers plusieurs pièces de théâtre, n’en démord pas et lance un appel pathétique aux jeunes de son pays…  «…Je pense que le théâtre est une belle chose et j’encourage beaucoup de jeunes à en faire… »

 Daniel Marcelin a d’autres secrets à nous livrer, dans ce dialogue à cœur ouvert qu’il a bien voulu faire avec nous, sur les lieux de son boulot, dans les studios de  Radio Métropole, à Delmas (banlieue Centre-Est de Port-au-Prince) entre deux chansons et au studio de Production.

 Profitons de cette occasion unique, qui nous est offerte,  pour rendre un hommage public au maitre de la pantomime en Haïti, pour le colossal travail qu’il a accompli tant dans le monde audiovisuel qu’à celui de la scène, partout où il passe.

 Mesdames , mesdemoiselles et Messieurs…frappons les trois (3) coups du «brigadier » sur le plancher du théâtre de la vie et levons le rideau pour faire place au grand Daniel Marcelin…

Daniel Marcelin au Studio de Production, Radio Metropole (Credit photo: Andy Limontas)

Daniel Marcelin au Studio de Production, Radio Metropole (Credit photo: Andy Limontas)

CANAL+HAÏTI: Daniel Marcelin, vous êtes un homme public, un homme de théâtre.  Vous êtes particulièrement connu comme comédien.  Vous faites rire votre public.  Les enfants vous aiment.  Peut-on dire que ce talent vous vient d’une enfance heureuse ? Parlez-nous de vos premières années.

 Daniel Marcelin: Peut-on vraiment parler d’enfance heureuse en Haïti ? Surtout quand on observe comment évoluent d’autres jeunes autour de soi ? En fait, je dirai que j’ai grandi dans un quartier plutôt populaire qu’on appelle la zone du « Bas-peu-de-chose ». J’ai vécu à l’Avenue Magloire Ambroise.  Mon enfance fut assez difficile, parce qu’il n’était pas toujours évident de joindre les deux bouts.   Nous devions lutter, lutter, surtout mes parents.  Je parle un peu de comment je vivais cela dans une de mes pièces sur l’époque des Duvalier.  

 Dans mon quartier les gens m’appelaient « Ti-Blanc », au lieu de m’appeler « Ti-Rouge ». Il y a eu pas mal de petites histoires  de ce genre.  Pour parler de mon parcours scolaire, je dirai que j’ai d’abord connu l’ « Ecole Frère         Polycarpe » puis ensuite commença le déclin…  Je fus forcé de continuer dans une « Ecole Nationale » (NDLR.- Ecole Publique) qui s’appelait « Don de Durelan Dumerlin ».  J’y suis resté jusqu’au Certificat d’Etudes Primaires/’’C.E.P.’’(aujourd’hui, 6e Année Fondamentale, à ne pas             confondre avec le Conseil Electoral Provisoire ou le Conseil Electoral Permanent : Organisme chargé d’organiser les élections générales politiques en Haïti) (rire).  Puis je poursuivis au « Collège Arountino Petit-Celin », toujours situé dans la zone du « Bas-peu-de-chose» (Avenue Magloire Ambroise/Impasse Beauboeuf), où  je pourrais donc continuer à évoluer et à apprendre.  C’est à partir de là que j’ai été initié au théâtre avec un certain Fénelon Rodriguez.

 
CANAL+HAÏTI: Parlez-nous de votre parcours postscolaire …

Daniel Marcelin: Je n’ai pas fait de grandes études, dans le sens courant du terme.  Cependant, j’ai eu le privilège de passer trois ans à étudier le théâtre en France, où j’ai aussi appris la Radio avec  Marcel Proust.  Depuis, je n’ai cessé d’approfondir cet art sublime qu’est le théâtre.

 Concrètement, j’ai une formation d’animateur culturel mais aussi de conseiller pédagogique.  Et c’est à ce titre-ci (conseiller pédagogique) que j’ai occupé un poste à l’ « Institut Pédagogique National » où j’avais la mission de former les professeurs aux rudiments de l’enseignement.  Je leur apprenais, par exemple, comment exploiter le tableau noir comme moyen d’illustration visuelle avec des dessins, comment se servir de simples coquilles…  C’était là un aspect de la modernité introduite, à l’époque, avec le ministre de l’Education Nationale, Joseph C. Bernard qui voulait vraiment faire la réforme dans l’éducation.  A ce poste j’ai  pu réellement donner la pleine mesure de moi-même.   

 En résumé, je dirai donc,  que mon parcours n’a pas été traditionnel. Et quelque part, je pourrais dire que je suis surtout un autodidacte.

CANAL+HAÏTI: Qu’est-ce qui vous a motivé à faire du théâtre ?

 Daniel Marcelin: A cette époque où j’ai commencé,  il y avait beaucoup de troupes de théâtre.  C’est en voyant  sur scène mon frère Arthur,  car c’est lui qui faisait du théâtre, c’est donc en le voyant sur scène que je me suis demandé pourquoi je ne ferais pas comme lui. Et voila, du coup, je suis tombé dedans, comme ça. Qu’est-ce à dire ! J’ai été comme happé par le    théâtre et c’est le virus qui m’y a retenu jusqu’à cette minute. 

 J’ai aujourd’hui 54 ans et je continue encore à faire du théâtre, parce que je pense que c’est la meilleure façon pour moi, de nos jours  encore, de m’exprimer.  En effet, à travers le théâtre, je peux dire tout ce que je veux.  Quand on arrive à comprendre le vrai sens du théâtre depuis la Grèce Antique, 4e, 5e siècle avant Jésus-Christ, on voit exactement l’importance et le sens, je dirais, « citoyen » du théâtre, pour  la culture et la démocratie,  et bien d’autres domaines.  

 Je    pense que le théâtre est une belle chose et j’encourage beaucoup de jeunes à en faire.  Voila pourquoi, il y a quinze (15) ans, j’ai ouvert une école de théâtre qui s’appelle «Le Petit Conservatoire», où les étudiants viennent apprendre à développer cet art. Dans notre école, nous dispensons des cours comme la philosophie, la sociologie,  la formation d’acteur, travaillant sur l’articulation, sur le corps (l’expression corporelle), sur l’interprétation.  Nos devoirs portent, naturellement, sur les techniques d’écriture dramaturgique et d’autres cours du genre.  

 Cela fait  quinze ans que je l’ai créée parce que je pense encore que c’est la seule chose que je pourrais offrir à mon pays, m’inspirant, ce faisant, de l’ Evangile de Mathieu  chapitre 8 verset 10 qui a dit : « Tu as reçu gratuitement, il faut donner gratuitement ». Donc voila, les élèves sont bienvenus !  A un certain moment, il y a eu quelques amis comme Marie Pascale Duplan Montfort , comme Kesner Pharel, comme Jean-Henry  Céant  à partager ma vision et  qui m’ont aidé dans cette entreprise.  Jusqu’à un certain point, évidemment, mais cela m’a permis de tenir et de gérer pendant ces quinze (15) années, cette école de théâtre qui s’appelle «Le Petit Conservatoire».

 
CANAL+HAÏTI:  Quid de vos débuts  à la Radio ?

 Daniel Marcelin:  La radio… (Soupir)…  Je l’ai commencée fortuitement, comme cela, à « Radio Nouveau Monde ».  J’animais une émission de chansonnettes françaises qui s’appelait « Bonsoir Paris ».  Avec Nadia Lochard et beaucoup d’autres gens encore, comme Alex Métayer, on apprenait le métier d’animateur-radio.  Jusqu’à ce que  je décroche cette bourse pour me former en France.   C’est là que j’ai été étudié, avec Marcel Proust, et que j’ai reçu et compris ce que c’était la formation dans le domaine de la radio.   

 Ici à Radio Métropole, j’ai pu approfondir dans cette branche, mais j’ai aussi fait la « Radio Progrès-Nouvelle » et d’autres stations.  Cependant, c’est ici, à « Radio Métropole », il faut le dire sincèrement, que j’ai rencontré celui qui a été mon mentor, Herby Widmaier.  De lui, j’ai appris beaucoup de choses.  Il

Musicien, Herby Widmaer, PDG de Radio Metropole, Haiti

Le musicien Herby Widmaer, Fondateur & P-DG de Radio Métropole, Haïti

m’a donné la formation pour tout ce qui concerne la radio. Tandis qu’avec Marcel Proust, j’ai pu approfondir vraiment les techniques journalistiques : comment  écrire, comment présenter … d’où le cursus que j’applique aujourd’hui à mon école «  Le Petit Conservatoire », où j’offre des cours de présentation et d’animation radio/télé.

CANAL+HAÏTI:  Aujourd’hui, diriez-vous que le monde médiatique vous a apporté une satisfaction certaine ;  autrement dit êtes-vous content de votre parcours dans le monde médiatique en Haïti?

 Daniel Marcelin:    Je dirais oui et  non !

Oui, dans la mesure où j’ai fait un travail que je juge équitable et que  les auditeurs et auditrices me le rendent bien.

 Non, dans la mesure où je voudrais bien  faire ce que j’ai appris, c’est-à-dire pratiquer une radio qui soit beaucoup plus une radio de proximité, qui pourrait aller retrouver les gens. Je pense qu’il y a nécessité, aujourd’hui, d’avoir une radio qui pense haïtien, qui vend, et qui porte les valeurs haïtiennes. Il y a plein de stations de radio en Haïti mais il leur manque vraiment cet aspect qui, selon moi, est le plus important. Donc, à ce moment, il faudrait que ce soit une radio qui soit subventionnée, parce ce que ce genre d’émissions demande beaucoup de recherches.

Par  ailleurs, j’ai des difficultés avec les publicités qu’on passe, par exemple, et qui utilisent comme toile de fond la parité des genres ou la discrimination.  C’est dommage mais, c’est un fait que même à travers les publicités on retrouve cette discrimination.  Et puis,  je dirais aussi qu’il y a des spots  qui ne véhiculent pas forcément de bons exemples pour la société et les gens n’y pensent même pas. Tout simplement. Ils se disent qu’il ne s’agit que d’une publicité et rien que ça.

En fait, je dirais qu’en Haïti on ne produit que des « réclames ». Ça dure tellement… Ce        n’est plus de la publicité. C’est quand même dommage. Il y a beaucoup de choses que je pourrais ajouter.  Si j’avais la possibilité d’en changer quelques unes, je prendrais bien soin de le faire.

 

CANAL+HAÏTI Vous parliez de publicité et de réclame … Quel distinguo faites-vous concernant ces deux thématiques ?

 Daniel Marcelin:  Autour des années 40, quand on faisait une « réclame », celle-ci durait près d’une heure.      Un propriétaire de magasin qui vous payait pour une publicité vous demandait tout.  Vous faisiez de la publicité pour tout ce qu’il y avait dans son magasin. C’est cela une      « réclame ».

 Tandis qu’un spot publicitaire choisit un élément  que vend le commerçant  dans son magasin et je parle de cet élément-là seulement, je le présente au public… c’est  ce qui est beaucoup plus important. Mais il ne s’agit plus de présenter tout ce que vous  vendez… Vendez la boutique même, en elle-même! Moi, ce sont les articles, c’est le matériel qui m’intéresse, pas la « grande maison ».

 En fait, c’est ce qui devrait intéresser le public, selon moi.

CANAL+HAÏTI:   Vous avez mentionné plus haut des faits troublants dans les messages véhiculés par les spots publicitaires, avec raison, il faudrait ajouter qu’en regardant ou écoutant certaines publicités à travers les médias audiovisuels, nous constatons que des personnalités très populaires (comédiens et musiciens confondus),  dans le monde du showbizness haïtien, font la promotion du  vol de biens d’autrui, par exemple.

Ils incitent la population à se pencher vers le cambriolage. Certaines stations de radios et de télés ne se gênent même pas  pour diffuser et vulgariser ces genres de messages publicitaires. Qu’en pensez-vous ?

 Daniel Marcelin:       C’est exactement de cela que j’en parlais.  Il y en a pas mal du genre.  Prenez une publicité pour une compagnie de téléphonie  dans laquelle, comment exprimer cela , il y a la mère qui décide de donner sa fille pour un appel téléphonique.

 Je pense qu’il y a pleins de trucs discriminatoires qui existent dans ces réclames, et qui devraient être régulés. C’est-a-dire, qu’il faudrait que nous ayons un système pour faire rectifier ce qui n’est pas tout a fait logique.  C’est faisable mais malheureusement, ce n’est pas fait.  Autant de précisions que  je voulais apporter…

 
CANAL+HAÏTIEn terminant, nous voudrions retourner à votre sujet de prédilection, le théâtre… Daniel Marcelin, sauriez-vous établir un parallèle entre le théâtre haïtien d’hier et celui d’aujourd’hui?

 Daniel Marcelin:    Pourquoi pas !  

 Daniel Marcelin, interprétant sa pièce "Ayiti" Aujourd’hui, les jeunes sont beaucoup plus performants, c’est vrai, ils  savent comment on fait une mise en scène. Ils étudient beaucoup plus et sont beaucoup plus attentionnés. Si avant on avait beaucoup plus tendance à faire de la comédie, aujourd’hui, je vois que le travail va beaucoup plus dans le sens d’une quête plutôt citoyenne, c’est-à-dire,  d’un théâtre qui parle, qui s’adresse aux gens, qui leur dit comment ils doivent se comporter.  Je ne dis pas que ce soit forcément cela. En effet, le théâtre n’est jamais là pour enseigner aux gens. Car c’est à partir de votre propre jugement que vous aller pouvoir arriver a définir ce que vous devez faire.        

 Ceci étant dit, on s’accroche quand même à ce qui a été fait dans le passé. Nous avions connu de très belles heures avec Théodore Beaubrun a.k.a. « Languichatte Debordus », Mona Guérin, Paulette Poujol-Oriol. On ne saurait oublier François Latour « Polydor », Roland Dorfeuille « Piram », Gérard Résil, Robert Beauduy, Denise Petrus, Richard Brisson, Jessie Alphonse, Aly Alvarez… des personnalités comme Charles Alexandre Abélard qui ont façonné beaucoup de gens.

Daniel Marcelin, interprétant sa pièce "Ayiti"

Daniel Marcelin, interprétant sa pièce « Ayiti »

On n’oubliera pas non plus le travail formidable de Felix Morisseau-Leroy, qui a quand même eu un apport remarquable dans l’évolution de la langue créole. A cette époque, s’unissant vers le même projet avec le grand  Louis Mars, ils avaient fait cette proposition de l’ « ethno-drame » qui, malheureusement, n’a pas pu être adoptée…

 D’où ma conclusion que jusqu’à présent, il n’existe pas un théâtre haïtien.  Parce que le théâtre n’est pas définissable. Il existe, certes, des œuvres théâtrales en Haïti, mais il n’existe pas vraiment un théâtre haïtien qui évolue comme cela devrait se faire. Il y a eu cette proposition de l’ethno-drame qui a été produite par Félix Morisseau-Leroy, le docteur Louis Mars et tous ces gens… On aurait du garder, encourager l’ethno-drame. 

 …Cela nous aurait donné une personnalité, une identité… Voilà !

 CANAL+HAÏTI:    Daniel Marcelin, CANAL+HAÏTI vous remercie.

 

Propos recueillis  à Radio Métropole par Andy  Limontas

Crédits Texte et photos: Andy Limontas

courriel/email: canalplushaiti@yahoo.fr

Copyright@DIASPORAMA/CANAL+HAITI, Octobre 2012/Tous droits réservés

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