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Haiti/Culture: L’éternelle jeunesse de Danielle Thermidor.

Written on:avril 9, 2018
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DANILLe nombre des années et les vicissitudes de la vie n’ont pas altérer le parcours de cette Femme qui a fait sa première prestation dans sa ville natale le Cap-Haitien en 1983 alors gamine à l’époque…

Issue d’une fratrie de 9 enfants dont elle est la 4ième, très jeune sa mère constate ses talents artistiques, l’accompagne au bord de mer où il faisait bon respirer, et la propulser dans cette voie où beaucoup avant elles ont fait carrière.

Danielle THERMIDOR nous livre son parcours au nombre de ses années où elle a bercée plus d’un…

CANAL+HAÏTI:       Pouvez- vous nous parlez du parcours qui vous a conduit vers une carrière musicale?

Danielle Thermidor:

 Bien sûr, je le ferai avec  plaisir.  Vous savez déjà que je suis le quatrième enfant d’une famille de 9.  Je suis née au Cap-Haïtien, une ville un peu conservatrice, et mon père, comme tous les autres de son époque, veillait sur sa famille comme le lion protecteur et dominateur. Mon père fut un conservateur par excellence.  Ma mère était d’une approche bien plus facile. Ceci étant dit, je pense que j’ai osé être artiste à l’époque, et maman me soutenait alors que papa prenait ses distances.

CANAL+HAÏTI:     Quelle a été votre ressenti la première fois  quand vous vous êtes présentée  devant un public?

Danielle Thermidor:

 Pour répondre à votre deuxième question, je continue avec le fait que maman et ses amies ont vu que ma voix était belle, simplement belle.  Je suis sûre qu’elles ne faisaient pas attention à mes notes.  Elles disaient toujours “Mon Dieu, ce qu’elle a une belle voix!”  Elles m’admiraient quand je chantais “kouzen Wap Ban’m Kouzin O Kouzin….” Ma mère nous amenaient tous sur le “boulevard.” Et là, je respirais un air frais et bienfaiteur, je me laissais emporter, je chantais à tue-tête.  C’est comme ça qu’un jour je me suis retrouvée à la salle paroissiale de ma ville chantant pour mes professeurs, parents, camarades de classe, et amis.  Ce fut ma toute première performance.  J’ai connu un succès fou ce jour-là.  Je fus éblouie, mais j’avais peur, peur que mon père un peu trop sévère s’y oppose à mon initiative ce qu’il n’a pas fait fort  heureusement.

CANAL+HAÏTI:    Comment a été l’ambiance à l’école avec vos camarades, concilier ces deux vies, en tant      qu’artiste  et collégienne?

Danielle Thermidor :

               Ces deux vies s’entremêlaient sans problème, car en fait, je ne chantais pas encore pour le grand    public.

CANAL+HAÏTI:   Etiez-vous une privilégiée à la maison depuis le changement de statut vis-à-vis de vos frères et sœurs?

Danielle Thermidor:

   Non, je n’étais pas du tout privilégiée.  Comme je vous l’ai dit au préalable, je viens d’une famille où le chef était conservateur.  Papa, à ma grande surprise, ne s’est jamais opposé à mon désir de devenir chanteuse professionnelle, puisque sans l’avouer, il aimait m’entendre chanter et a cru dès le début que je pourrais aller loin en l’utilisant, mais il ne m’encourageait pas non plus.  Les carnets scolaires mensuels étaient bien plus importants pour lui.

CANAL+HAÏTI:   Pourquoi le choix de ce style musical ?

Danielle Thermidor :

        Je n’ai pas choisi ce style. Il est mien. Je suis née avec.  J’ai été à l’école pour travailler ma voix.

CANAL+HAÏTI:  : Parlez-nous de cette grande aventure de voyage à Port-au-Prince ?

Danielle Thermidor :

Puisque nous devons tous quitter notre petit coin pour nous installer dans la Capitale Port-au-Prince du au phénomène de décentralisation (Dieu, merci cela n’est plus le cas et c’est une bonne chose pour le pays) Passons.  Pour continuer, j’ai été à la Capitale pour poursuivre mes études comme mes sœurs et mon frère ainé.  Et c’est là, que j’ai fais la rencontre de feu Alexandre ABELLARD, à partir de ce moment  je vais débuter une  carrière musicale.

CANAL+HAÏTI:      Est-ce-que  les prestations musicales étaient rentables pendant votre parcours à Port-au-Prince?

Danielle Thermidor :

 J’ai toujours chanté avec mon cœur.  Bien sûr, on me payait pour mes performances.  Mais vous savez bien que réussir en tant qu’artiste au pays ne veut pas dire que l’on va avoir une fortune. J’ai chanté pour moi, pour les autres.  Et ma vie est devenue  confortable.  Je vais bien je me réjouis bien,   je ne dirai que ça.

CANAL+HAÏTI:         Combien d’album avez-vous produit  de 1983 à 2017?

Danielle Thermidor :

 Seulement quatre, vous savez qu’il  y a eu une pause dans ma carrière de chanteuse.  Pendant très longtemps, j’ai tout stoppé pour m’occuper de la famille que j’avais créée.  J’étais très occupée à être une bonne épouse et surtout une mère irréprochable.  Et, j’avoue que mon nouveau rôle m’avait  beaucoup plu.  Mais aussitôt que ma fille m’a quittée, je me suis remise à penser à moi, à ce qui pourrait combler le vide que dans ma vie elle a laissé, et c’est comme ça que je me suis remise à chanter. Et, c’est à cette époque que j’ai sorti mon quatrième album dénommé : “Fan’m Vanyan.”

CANAL+HAÏTI:         2010 après le séisme vous étiez en duo musical avec Dadou PASQUET pourriez-vous nous parlez de cette réalisation?

Danielle Thermidor :

   En fait, ce fut après le séisme de 2010 que Dadou PASQUET et moi avions chanté en duo la musique qui a eu beaucoup de succès “Haiti ne pleure plus.”  Une composition de ma sœur Yanick Thermidor, mon impresario.  Dadou et moi l’initiée en musique.  Ce fut un travail magnifique de mon ami Dadou et de son groupe.

CANAL+HAÏTI:      Quel artiste affectionnez-vous particulièrement?

Danielle Thermidor :

  Oui bien sûr, j’adore Martha Jean Claude.  J’aime aussi  Toto BISSAINTHE, et tant d’autres…

CANAL+HAÏTI:       Pourriez-vous partagez avec nous  le secret de  cette éternelle jeunesse après 33 ans  de scène même pas une ride ?

Danielle Thermidor :

 Ah la jeunesse!  C’est plutôt dans l’âme.  Il y a des gens qui vieillissent avant d’avoir grandi.  Il y a d’autres qui restent jeunes en vieillissant.  Je fais probablement parmi de ceux qui aiment la  vie.  J’aime la vie et je la vis pleinement chaque jour.  Mais pour les rides, je ne suis pas si sûr.  J’en découvre quelques-unes ici et là. Lol.

CANAL+HAÏTI:       Jouez-vous d’un instrument ?

Danielle Thermidor :

Quand je prends ma guitare, je me souviens de quelques notes.  Mais en fait, je ne joue aucun instrument. Les musiciens le font pour moi.

CANAL+HAÏTI:    Avez-vous des projets d’avenir en tant que chanteuse?

Danielle Thermidor :

Oui j’ai plein de projets.  Quand on arrête d’en avoir, on arrête de vivre.  Je vous fais une  confidence mon plus grand projet est de rentrer chez moi un jour et « performer » sur une place publique pour tous.  Il y aura l’enseigne “Antre gratis”

CANAL+HAÏTI:    Que peut-on retenir de vos 33 ans de scène?

Danielle Thermidor :

Que peut-on retenir de mes 33 ans de scène?  C’est la question la plus difficile que tu m’aies posée, car la réponse ne m’appartient pas.  Elle appartient aux autres.  Demande à mes fans, demande à ceux qui m’ont connue dans le temps et qui m’ont gardée dans leur cœur. Demande à ceux qui m’acclament encore aujourd’hui à chaque fois que je suis sur scène.  Pose-toi cette question, toi qui as su me garder dans tes pensées. ..  Bon, merci mon ami.  Merci à toi et à toute l’équipe de la  CANAL+HAITI ONLINE NEWS et Radio CANAL+HAITI. Je vous aime bien!

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