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Haiti/Décision 2015: Elections du 25 octobre ou l’Immoralité des pays dits amis d’Haïti !

Written on:octobre 18, 2015
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Lis Bell

Lis Bell

Trois des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ont pratiqué à des degrés divers, l’immoralité de la Traite des nègres et de l’Esclavage.

La France chassée d’Haïti par des rebelles anti-esclavagistes, en 1804, abolit l’esclavage dans ses colonies, 44 ans plus tard, soit en 1848. De son côté, le Royaume-Uni, grand Etat marchand d’êtres humains, maintient l’esclavage dans les colonies britanniques jusqu’en 1833, soit 29 ans après Haïti.
Quant aux Etats-Unis d’Amérique, membre influent du Conseil de Sécurité, les Pères de l’Indépendance, en 1776, avaient fixé une couleur à la liberté. Toute personne au teint foncé était condamnée à l’esclavage jusqu’à l’abolition ratifiée à la date du 18 décembre 1865, soit 61 ans après Haïti. Mais, hélas, l’annonce de cette abolition sur le sol nord-américain, allait provoquer la création, 7 jours plus tard, soit le 25 décembre 1865, du KU KLUX KLAN, espèce de BOKO HARAM américain anti-noir. Des familles ont été d’un jour à l’autre plongées dans un cauchemar : Hommes noirs pendus, femmes noires enceintes éventrées, enfants fouettés à domicile par des extrémistes blancs.
En 2015, ce sont donc les dirigeants de ces 3 pays considérés comme des sociétés avancées, à la pointe de la démocratie, par rapport à Haïti, qui se complaisent dans une immoralité regrettable au regard des exigences de la démocratie.
On voudra bien admettre que la démocratie suppose le respect des lois, en particulier de la Loi-mère d’un Etat. Ce à quoi se refusent ces pays « amis » d’Haïti. Ce qui leur convient, c’est l’Immoralité démocratique.
A preuve, la Constitution haïtienne ne prévoit qu’un seul Conseil Electoral Provisoire, et l’établissement d’un Conseil Electoral Permanent. Pourtant, cette disposition inscrite depuis 1987, n’a jamais été respectée. Malgré 11 ans de tutelle et de coaching d’une force onusienne placée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, Haïti, comme en 2006 et en 2010,  fonctionne en 2015, avec un Conseil Electoralinconstitutionnel engagé dans la réalisation d’élections présidentielles et autres. En ce sens, les élus qui sortiront de ce scrutin- président, sénateurs et députés- sont d’ores et déjà des représentants inconstitutionnels.
Encore plus paradoxal, les pays « amis » d’Haïti, incluant les Etats membres de l’Union Européenne, le Canada et les Etats-Unis ne se gênent pas d’utiliser les impôts versés par leurs contribuables pour financer des opérations électorales illégales et inconstitutionnelles en Haïti. Plus cynique encore, ils forment des délégations d’observateurs pour venir examiner des élections entachées d’inconstitutionnalité flagrante.
Les représentants des pays « amis » d’Haïti n’hésitent pas non plus à franchir l’enceinte de la Cour de Cassation haïtienne pour assister à la prestation de serment des membres inconstitutionnels du Conseil Electoral Provisoire.
 
Peut-on logiquement placer une Cour de Cassation  établie par la Constitution dans la situation malsaine de valider des membres d’une institution non reconnue par ladite  Constitution ? Il est impossible d’imaginer pareille éventualité au Sénat français et encore moins à laCour Suprême des Etats-Unis. Certes, Haïti n’est pas la France, encore moins les Etats-Unis d’Amérique ! Mais pourquoi ce double langage en permanence ?
Car, si nous laissons le Conseil de Sécurité pour nous rendre au Club de Madrid, vaste confrérie d’une centaine d’ex chefs d’Etat et de Gouvernement du monde, nous retrouvons bien cette préoccupation de l’inconstitutionnalité chronique des élections en Haïti. Il suffit de consulter deux documents du Club.
1- »Défis électoraux en Haïti: analyse comparative ». Il y est ecrit que «plus de 25 ans après la Constitution de 1987, Haïti n’a toujours pas établi de Conseil Electoral Permanent». Dans le deuxième document titré : « Recommandations aux candidats à la présidence de la République en matière de gouvernance démocratique » il est signalé qu’ «Une question à résoudre est le statut du Conseil électoral qui presque 30 ans après l´adoption de la Constitution, est toujours provisoire et non pas permanent».
En dépit de ces observations, c’est ce même Club de Madrid, constitué d’hommes et de femmes d’Etat qui, sans réserve aucune, demande aux citoyens-citoyennes haïtiens de cautionner l’inconstitutionnalité en participant à un scrutin inconstitutionnel.? ! !
Qu’on ne se trompe pas, le discours de l’Intendante trinidadienne est déjà redigé et bien classé dans son cartable made in USA ! On croit entendre sa voix : «Ce scrutin présidentiel du 25 octobre est un VÉRRRITABLE TOURRNANT pour la Démocrrratie en Haïti. Peuple haïtien, comme vous le voyez, la MINUSTAH serrra toujours là pour vous faire avvvancer sur le chemin de la Démocrrratie !
 
Au nom de Jean-Jacques Dessalines, HONTE A VOUS, PAYS DITS AMIS D’HAÏTI  !
 
Lis Bell
Citoyenne haïtienne
Crédit: Lis Bell/CANAL+HAITI
Email: canalplushaiti@yahoo.fr

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