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Haïti/Diasporama : Culture d’épilogue et sociatrie littéraire haïtienne.

Written on:novembre 4, 2016
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culturepilogsociatrilitteDIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ

 CULTURE D’ÉPILOGUE ET SOCIATRIE LITTÉRAIRE HAÏTIENNE

Entre (). La culture chrétienne nous imprègne d’apocalypse et nous savons tous dans cet abbaye, soit par l’amour forgé sculpté, soit par peur régénérée soutenue, adjurer, travailler pour l’au-delà. Écrire. Tel espoir est absent au sanctuaire haïtien. Loa, rien à perdre. Mener l’expérience de l’épilogue ici-bas n’est donc un aiguillon, je l’emprunte en quelque sorte. Fermons les ().

Figurons l’instant d’un scénario. Dieu revient, adieu orbite littéraire. Quel désespoir soulagé, telle valeur à l’enchanteur ; quelle beauté éculée, telle relique chez l’antiquaire. Le chenal balisé ici étend la variété. Admonestation d’un état prédateur car nous ne faisons en cavalerie légère. Nouvelle dévotion religieuse importée car l’Islam offre ce comptoir de remise. Évasion car les cerveaux dits enfermés au 180720 en rêvent au quotidien, le plan de bonheur haïtien est à l’étranger [effet de causalité, les plus belles choses se diront, se feront là]. Expropriation car la convoitise de jardinier-de-monastère à Brooklyn tente, dire j’habite New-York met à découvert l’espace vide abandonné. Courroux de saint-port-au-prince en l’an X. Scénario Jérémie, déluge  prophétique en l’an XVI. De ce fait, qui de nous, que retiendront-ils de cet élan nationaliste, accordons-le, la notion plaît à se la croire valeur en douane hormis l’esprit du marronnage. Est-ce de là d’ailleurs où nous singularisons. Économie migratoire qui fait de nous amant singulier d’un système d’éducation à la Capone. De fausse piété lombarde catholique, nos indulgences sont d’un œil fermé, l’autre ouvert sur l’intérêt, l’autre culture. Rémission. Telle une génuflexion en mode expiatoire, l’esprit ailleurs. Oh religion qui annihile la pensée, réclame tes indulgences. Ou, si born again, un baptême-syncrétique pour se croire admis à une autre vie. Sauvé, épiloguons !

Sauvés mais a priori de quoi, nous flinguons le mémorial kréyol de Vertières qui a su produire genèse et acte aux portées historiques. Théorème introduit en culture canadienne. Générique africain de renaissance. Vœu américain, mémoire bolivarienne. Retour philologique de Paris étourdissant se confondant depuis les Lumières jusqu’à peur-niqab arabe. Tentons carrément l’expérience de l’épilogue pour comptabiliser au moins ce bon coup crédité en relations internationales. Car dans l’attente, l’élongation du cerveau chez nous semble moins probable que celle du triceps marronnier déchouk-eur. Analysons ainsi cette mémoire sémantique comme celle dite anecdotique. La dialectique des armes des généraux contre l’influence du marronnage dans une oralité sans pieux pour se croire Griot. Que transportera-t-on encombré, qui laissera-t-on sans regret ? C’est l’épilogue par les limites de la perception d’une mémoire sémantique en étude subjective. Forme d’hypnose de l’imaginaire pour neuroplasticité collective contre Gaillard-haïr.

Je me suis à peine proposé l’exercice que la nuit tombée, je rêve du Généralisme. Rencontre. P Avril. Cosmographie. Bas des Casernes coin rue Saint-Honoré/grand-rue. Quelle mémoire, quelle proximité. Coin. Quelle évocation. pézé kafé. Littérature reconduite, symbolisme du généralisme salvateur de l’indépendance, même éthique d’agresseur, même portée temporelle ? La tâche n’est donc si facile qu’elle ne semble dans son appréciation primaire. Oui, mon songe me transporte rapidement vers des ravins, de l’eau sur le parcours, muta ma troisième sœur pour une grande cousine décédée. La psychanalyse s’en donne à cœur joie mais le temps est à l’autre exercice, même si elle nous accompagne tout au long de l’épilogue. On parlera de travers, mais nous avons besoin de savoir ce qui est important pour cette littérature en cours, comme l’indigeste et les cardinaux d’orientation. Je ne suis un loa, de religion, mais dans l’esprit des lois, de  littérature.

In fiction, médecine cubaine, vertu de révolution castrice. Haïti, un terrible séisme élargit la fissure, engloutit deux cultures. Le Slam annonce l’annexion de l’île, la moulure synthétique indigéniste ne résiste pas, les trapézistes binationaux sont bien là où ils sont. Zika en Floride, Cuba devient par défaut le seul état onusien, prêt à assumer des besoins de par sa proximité. Ils sont sanitaires, médicaux, ils sont militaires, sécuritaires. Utilitaires par la créativité pour la résistance. Ils sont éloquemment culturels pour l’UNESCO, littérature surtout soldatesque, nous outremer. Dajabon, le langage n’est assimilé, chez nous nationaux c’est le kréyol cubain qui revient avec santeria contre vaudoulangage. Bossale, le lakou se transforme. Échange oral, chele bouscule albinos. Qui veut alors être Jacmel hormis la double nostalgie Depestre, dans un contexte où l’évasion est l’idéal mais surtout, la culture haïtienne tellement confortable pour le tenancier outremer débarrassé du poids de la pauvreté. Dictée ! Citadelle, marronnage, résilience.

Autre fiction, vraiment hallucinante celle-ci. L’évasion Goethe par les nouvelles ambitions germaniques qui proposent cette voie afin de mieux envahir. Fort-Myer le craint depuis Léogâne, époque du récit de McPherson. Mein Kampf étant un spectre prussien jamais oublié. L’Haïtien lui-même se nomme : Otto, Romel, Adolf, Himler, Hans, Jozef, pour faire dans le même genre, bonjour misié devient guten tag, merci est danke. Qui quittera Brooklyn de cette façon, elle est assimilée Bayer. Tonton est défaillant après Barack, well est gut, zer gut, Smith est Smidt.

Les fictions de passions parisiennes, vaticanes de fausse piété lombarde sont aussi connues que celles du Marine américain qui a fait de l’enfant-né haïtien une autre volonté révolutionnaire. Paris a vu Griot et indigéniste. Rome, Pétro est Pietros. Fort-Myer, Péralte par lemiso battala dans ses conservatoires de musiques sacrées. Il y en a d’autres certes mais elles sont négligeables, communautaires. On verra par-là, le Polonais à Kazale, Wawa, Pun de la Chine ; Fouad le Syrien ; Omar, Bokassa de l’Afrique. Ce sont en outre des clichés éculés. Simple halo d’émotion.

 Cependant, le scénario de l’Apocalypse fait en soi dans le standard universel adopté, même si sainte mère Theresa sera jumelle-exogène d’un loa. Le nôtre n’aspire à la régénération de la terre donc à y revenir vivre, on est de la terre un voyage d’Afrique. Ce qui serait en conséquence la destruction pour nous hormis l’espoir d’une adoption de culture postérieure à notre fin. C’est l’épilogue de notre littérature car il n’y aurait de renouveau sinon un récit posthume pour enrichir les générations futures nées d’un autre monde. Qu’avons-nous fait entre temps, là est l’intérêt car la culture d’épilogue nationale est aussi un besoin en économie littéraire outremer chez nous. Ne soyons étonnés, c’est l’âme vitale du généralisme haïtien, prince qui cogite, commence par la fin pour tenter de remonter le courant Dessalines. Vient les indulgences, s’empêtre-là, n’évolue. Admettre une lecture, la faire alors par la fiction, par les armes de la dialectique pour anticiper la fin et son ingrédient ; découvrir l’enjeu, le contenu sur le chemin de l’économie littéraire. Rallier en accéléré. Qui sera admis en ce monde nouveau, que sont ceux que nous aurions emmenés dans l’au-delà, à quel prix, verra-t-on l’Étiennologue, la Marievieullette ? Batala étant déjà à Baldwin.

Je me fais rassurant, c’est une simulation en pure fiction. C’est ma méthode. Critique fictive de scénario imaginaire. Château ! C’est la nature de l’épilogue en littérature, non pas la superstition d’un syncrétisme chez C Langlois. Cardinal, sa liturgie n’est valeur en douane nulle part ailleurs, ni même dans notre littérature traumatisée de la peur d’être, peur de bannières et de croix. Rome.

Alors, fidèle à notre micro-genèse de Marrons, à notre passion de zombi, mort, l’Haïtien trompe l’Apocalypse. Forme de catalepsie, espoir chrétien, il se réveille prince dans l’autre monde. Nous sommes ainsi une nouvelle créature post-apocalyptique, l’essentiel a été retenu. Interprétons.

Des plateformes de TO dévoilent, il faut traduire, interpréter, simuler. Cherchons la proximité sémantique de la pensée haïtienne par la théorie du schéma en construisant une carte conceptuelle du langage haïtien où nous procèderons par association. Pas d’écriture de château pour se sentir prince. Trouverons-nous une notion, des accidents, une programmation, une création relativiste, un structuralisme, un NOM ? L’orientation sera-t-elle, telle une hiérarchisation dans un cycle de vie, une constante évolutive, la dépendance type créature c’est-à-dire de constellation mère. La conductibilité nous mènera-t-elle vers une fin connue ou vers un rayonnement convoité. Ce sont là des considérations incontournables pour l’objectif visé. Briller comme unique défi. Le principe du débat n’est de déboucher sur la réalité phare, sur la méthode qui ferait de nous l’ouvrage de référence universel pour tous. Je ne nous crois en outre haïtiens par immersion mais un peuple de genèse provoquée. Indicible, imprescriptible. La simulation vaut la prise de conscience.

Cette considération est de l’humanité de l’homme, j’écarte toute comparaison à une divinité, ce biais ne mène nulle part. Cette relation n’est par contre écartée car elle reste soumise au méta dimension qui nous dépasse ici. D’ailleurs, ce prétexte intervient à titre de manipulation pour l’un, de dépendance relative pour l’autre. Alors partons de la formule Enthoven suivante : « il nous reste quelques secondes et trois mots pour le deviner ». Si la culture haïtienne est cette image depestéiste, à chacun d’y répondre au gré de sa fortune. Partons de métalangage en ayant à l’esprit trois facteurs : émotion, expression, évolution. Une conscience qui évoque par-là « la parole s’est faite chair, elle a habité parmi nous ». Et ce Nous renferme l’être haïtien tel qu’il est, comme ministère de l’iniquité politique. Deuxio. Intérêt, dont les facteurs communauté, culture, économie, interpelle la conscience que réclame cette nature humaine par rapport à sa source, une fois de plus, incluant haïtienne. Tercio. Humain mettant en exergue origine, partage, métissage. Un combat intérieur. Donc appelé à protéger ce patrimoine tout en croissant, en multipliant.

En étant attaché à un intérêt immédiat en rapport à une dimension inconnue de l’infini du méta-L, avide d’intérêts de proximité opposés à l’évolution de sa source, l’âme a une fin. Haïtien, soit un peu plus, soit un peu moins, n’est donc si différent d’une autre culture. Mais né d’une puissante révolution qui fracasse les autres en cours de l’époque, il aurait fallu idéalement un plus puissant élixir afin d’éviter à Haïti, de vivre ce trauma du Pont-Rouge. D’où le Généralisme bicéphale comme mode de pensée. Le même élan qui protège l’indépendance remplace le vaincu évincé. Mots-et-facteurs devient maux-facteurs dans une littérature qui meuble le mental. Automatisme maxima, minima structuralisme, décennies de généralisme dévitalisé, de marronnage pathogène. Aujourd’hui dira-t-on une neuroplasticité du cerveau haïtien qui se fait violence. Bien que l’ouvrage n’y est dédié mais Des Rosiers dans son œuvre Métaspora essai sur les patries intimes, nous conduit dans ce labyrinthe, sans l’exercice de l’épilogue anticipée comme simulation fictive. On n’en ressort de son ouvrage avec la synthèse de notre littérature. Momplaisir par contre a décalé les détails entre les emprunts, la coexistence, l’aveu national, par la religion : y suis-je ?

Utilitaire. Je suis ici dans la simulation non pas dans l’expertise scientifique, mais dans les cordes de la chronique d’une revue trimestrielle qui doit analyser, informer, partager, enseigner. Quelle est notre matière en amont. Nous, l’étranger ? Le détail du généralisme et, des intérêts, suggère fortement que Nous, est redevable à des aléas, non maître d’une constellation comme ça se dit en astronomie. En bref, nous sommes pour la plupart cet humain qui convoite « la chair du maître », pour se mesurer l’élan primaire de libération. Pas une matière sombre d’une intelligence inconnue qui épouse la forme de la rencontre. Le doute en soi, la surexistence dans le fait tandis que l’autre nous regarde d’un œil étonné de la résilience, de l’autre œil tout aussi étonné de la soumission passive. Revenons au schéma. Nous nous sommes connectés à la méta dimension dans un ordre de proximité qui obéit par contre à un préjugé issu d’une part à des temps ancestraux indicibles, et d’autre part, à un temps d’esclavage connu, révolu par les sciences en santé mentale. Cette cosmogonie nous appartient mais qui de nous la maitrise ? Nom, objet, langage post mortem : le zombi est un réalité invisible en créole dans le monde réel.

Crédit: Dan Albertini  dan@danalbertini.info

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