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Haïti/Economie: Perspectives de l’Agriculture et du Développement économique d’Haïti.

Written on:novembre 20, 2012
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Walky Louis

NDLR.- Walky LOUIS est citoyen haïtien, Fonctionnaire du Trésor public de son pays, ancien étudiant de l’Ecole Nationale d’Administration Financière(ENAF) et de La Faculté de Droit de Port-au-Prince (Université d’ État d’ Haïti).

Il était boursier du gouvernement français pour effectuer des études de recherche sur l’accompagnement de l’aménagement du territoire et la contribution de l’agriculture dans le développement économique en Haïti.

Il a un Master II de  l’institut Général de l’administration Générale avec Science PO de Paris. Il est Diplômé de l’Université de Poitiers en Recherche , Aménagement territorial et Développement économique Local.

Dans ce papier exceptionnel, Walky Louis nous livre ses remarques et réflexions sur des travaux de recherches effectués dans le domaine de l’agriculture haïtienne et ses   répercussions dans le développement économique d’Haïti. Il les partage généreusement et gracieusement avec les lecteurs de CANAL+HAÏTI.

 

 

La situation critique de l’agriculture  d’Haïti a empiré son développement économique

Haïti est l’un des pays les plus mal classés en termes de niveau de développement économique après plus de deux cents ans d’indépendance. Malgré tous les efforts tant nationaux qu’internationaux, le pays a du mal à se tirer de son sous-développement économique. Les interventions de la communauté internationale visant à subvenir aux besoins des plus basses couches socio-économiques n’apportent que des résultats bien au-dessous de la satisfaction. Le pire après 206 ans, le 12 janvier 2010 à 16h 48, sous l’échelle de Richter, un violent séisme de magnitude 7,2 a frappé les départements de l’ouest et du sud-est du pays  et  a décimé sa population, détruit les infrastructures de  la ville de Port-au-Prince, la capitale là où se trouve presque toutes les activités du pays, ébranlé ses institutions.

Pareille dévastation des capacités de production n’a plus été observée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. D’où l’initiative, évoquée au lendemain du tremblement de terre, de recourir à un plan d’accompagnement dans le cadre de la reconstruction et le développement économique d’Haïti.

Ce qui pourrait apporter un réel essor à l’économie haïtienne. La bonne volonté de toute la communauté internationale particulièrement la France en octroyant des centaines de bourses d’études dans le domaine de la formation de l’enseignement supérieur en vue d’aider et de garder la survie de l’éducation en Haïti, les USA et autres  permettrait de rebâtir, même de bâtir les institutions et les infrastructures  de ce pays en difficulté. Cette volonté s’est pompeusement traduite en 10 milliards de dollars d’aide à la reconstruction ont été promis à la conférence  de New-York du 31 Mars 2010. L’idée du plan de reconstruction y a été prise en charge par les pays donateurs. Deux ans après  cette conférence, où l’on est?

D’après certains, il reste à faire beaucoup pour maintenir  la vie socio-économique et politique à ce pays. Les sommes déboursées restent faibles en comparaison des promesses. Selon Gabriel Verret, Directeur de la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, seulement 30% des fonds seraient disponibles. Ce qui traduit une lenteur dans la reconstruction et le développement économique de ce pays. Cependant, en tenant compte de la situation de l’Europe d’après-guerre, les donateurs ont fait preuve d’une grande rapidité en Haïti. Même si de l’aide ponctuelle leur est arrivée entre  1945 et 1947, les pays de l’Europe ont attendu jusqu’à l’arrivée du plan de Truman en 1948, dénommé sur l’appellation de plan de Marshall. Ce plan a prévu l’envoi de 13 milliards de dollars de 1948 distribués entre de 17 pays sur trois. Pour la France, le plan de Marshall représentait annuellement moins de 2% du produit intérieur brut en 1950. Tandis que pour Haïti, en supposant une distribution des 10 milliards promis sur dix ans, cela équivaudrait chaque année 14% du produit intérieur brut de 2008. Le plan pour reconstruire Haïti est par conséquent paru beaucoup plus élevé que celui de Marshall.

Ce qui est important de souligner qu’Haïti vit les mêmes inquiétudes que les Européens d’alors. A qui bénéficie la reconstruction? Les milliards promis sont passés où? Qu’est devenue la situation de ce pays au lendemain de ce séisme? Quel est son état actuel? Qu’est-ce qu’il a besoin pour sortir du gouffre du sous-développement économique? Il faut noter que ces inquiétudes ne sont pas beaucoup plus fondées en Haïti en se basant sur l’historicité d’institutions fragiles et corrompues. La corruption est bien présente en Haïti. Elle freine la reconstruction et le développement économique de ce pays. Bien que les pays européens aient connu des régimes corrompus en 1945. Certainement, l’Europe tentait d’alors une restructuration de la démocratie qui se fait par une vraie politique éducative, cependant rien ne fut facile. L’instabilité politique était manifeste. La menace communiste semait la panique et un vent d’inquiétude. Ce qui est différent de l’Europe d’alors et d’Haïti aujourd’hui, ce ne sont ni les institutions fragiles, ni l’instabilité politique, ni la dégradation environnementale, ni la désolation économique, mais bien le niveau de développement économique qu’avait atteint l’Europe d’avant-guerre, développement économique auquel Haïti n’a jamais eu accès depuis son existence. L’espoir, la confiance en l’avenir, sont essentiels pour la réussite du projet collectif. En développement économique, les perceptions jouent un rôle fondamental. L’optimisme nourri entraine l’optimisme et s’avère souvent une réalisation propre et personnelle, alors que le pessimisme en est une autre, malheureusement.

Haïti semble un pays  qui n’a pas un grand espoir dans l’avenir. Comment espérer grand-chose quand les haïtiens eux-mêmes ne peuvent pas développer la confiance en un avenir meilleur optimiste pour ce pays? Comment accompagner l’aménagement du territoire et le développement du secteur agricole par une politique ciblée en Haïti et entrainer le déplacement vers un meilleur équilibre sans un mouvement collectif haïtien optimiste qui peut freiner toute morosité et le sous-développement économique? Comment instaurer en Haïti cette confiance en l’avenir? Il est clair qu’un élément essentiel repose dans le bon fonctionnement du pays tout en ayant accès aux biens fondamentaux. N’est-il pas impératif que cela préside à l’avènement d’un chef de l’Etat juste et crédible dans ce pays? N’est-il pas important également que la diaspora, qui constitue l’élite exilée, montre l’exemple par sa confiance dans le changement. L’implication et le retour des érudits, ces modèles de succès, ne peuvent que modifier les perceptions que la situation actuelle de ce pays demeure immuable? Et comme pour la révolution tranquille du Québec comme en France, démocratiser l’éducation et prôner l’accessibilité de la formation supérieure à tout un chacun est une étape fondamentale. N’est-il pas important de faire jouer le rôle déterminant du secteur agricole ?

 Faudrait-il entreprendre la reforestation des sols et favoriser l’autosuffisance alimentaire en prenant soin au préalable de former des agronomes et de mieux éduquer les paysans tout en leur fournissant une machinerie agricole adéquate? Et sans aucun doute, faudrait-il aussi que l’Etat  joue son rôle dans la structuration de l’agriculture comme facteur déterminant du développement économique pouvant améliorer la situation agricole en Haïti?


Etude du Profil du territoire haïtien

Avant de parler du développement économique local en Haïti dans le contexte agricole, il s’avère important d’étudier le tissu économique du profil territorial haïtien, d’étudier le rôle du secteur agricole et la politique publique ciblée pour apporter pour améliorer l’agriculture en Haïti. Il est nécessaire à première vue de rassembler un certain nombre d’informations, très diverses, permettant d’avoir une première vision du territoire qui sera étudié. Parmi ces informations figurent la situation géographique, l’organisation territoriale, l’organisation de l’agriculture les principaux centres urbains, la présence de centres de formations, le rapport aux territoires voisins (infrastructures de transport, influence de métropoles proches, etc.). Ainsi que des données générales sur l’emploi du territoire, comme le nombre d’emplois présents (éventuellement les lieux ou l’emploi se concentre, qui correspondent généralement aux centres urbains) et son évolution, et sa répartition entre grandes activités économiques (agriculture, industrie, construction, commerce, services).

Cela permet notamment de mettre en avant le poids, la faiblesse, le dysfonctionnement et les potentialités du secteur agricole et celui de l’industrie sur le territoire haïtien, de les comparer par exemple à leur poids moyen sur le territoire national, ce qui permet de définir le profil général du territoire : en effet, un territoire très industrialisé ne sera pas soumis aux mêmes enjeux qu’un territoire agricole ou regroupant une forte activité de services. De même, le diagnostic et les possibilités de l’aménagement territorial et le développement économique local  dépendront fortement du caractère rural ou urbain du territoire, voire de son étendue géographique (Haïti est formé de collectivités territoriales comme départements, de communes et de sections communales. Elle est divisée en 10 départements, 42 arrondissements, 140 communes et 565 sections communales, etc)

 

I – La situation de l’agriculture en Haïti

 

Haïti est formé d’un relief aux 4/5 montagneux avec des pentes supérieures à 20% (mornes et cols raides, pentes abruptes) sur 63% du territoire (soit 1.260.000 carreaux). Son  climat est constitué d’un régime pluvial inégal et irrégulier, alternant sécheresse, précipitations torrentielles et cyclones. Le  problème foncier fait face à deux situations contraignantes : L’insécurité de la tenure de la terre rurale (statut de la propriété) et l’effritement critique des lopins de terre des paysans du fait du régime successoral. De plus, un problème d’évolution des ressources naturelles défini en quatre dégradations: La diminution de nos ressources en sols (l’érosion détruit chaque année l’équivalent de 8.000 carreaux de terre), la diminution de nos ressources en bois (nous utilisons environ 6 millions de mètres cubes de bois l’an et nos forêts ne croissent actuellement qu’au rythme de 2 millions de mètres cubes l’an), la diminution de nos ressources en eau (rareté de l’eau : pendant 20 ans, un gallon d’eau ordinaire coûtait 1 centime, actuellement un camion-citerne coûte environ 40 à 50 dollars) et une sensible dégradation de la faune marine et terrestre. De plus, un problème technique exprimé en termes d’inadéquation des facilités de stockage (responsable de la perte de 25% de la production totale.

Cela s’explique en un problème de production exprimé par une baisse quantitative de la production agricole (1 à 4, le rapport est estimé actuellement à 1 producteur pour 2 utilisateurs en moins de 30 ans) et un déficit alimentaire (les importations alimentaires de 1983 à 1985 représentent 36% de la valeur globale des importations), une baisse qualitative de la production tant animale que végétale (due en partie à un processus de dégénérescence génétique des souches initiales), une baisse du volume des denrées d’exportation (exemple frappant : La courbe du café sur les 10 dernières années, et le cas du vétiver dont l’exportation de l’huile aux Etats-Unis est passée de 73% du marché américain en 1978 à 40% en 1982), une baisse de production des fruits de mer, sans oublier la question brûlante du repeuplement porcin.

Ce qui résulte d’un problème social se traduisant par la pression démographique qui réduit chaque année l’espace productif rural, la faiblesse des structures éducationnelles accessibles aux paysans, la faiblesse des encadrements sanitaires, l’insuffisance et l’inconfort des logements ruraux, l’augmentation du coût de la vie avec l’aggravation de la misère rurale et enfin, l’exode rural et ses multiples sous-problèmes.

L’agriculture haïtienne est en particulier paysanne, manuelle et a pris sa naissance pendant l’esclavage avec les marrons qui s’étaient réfugiés dans les montagnes pendant la période coloniale 1790. Pour survivre, ils s’étaient appropriés  et accaparés de terres qu’ils cultivaient.

Après l’Indépendance d’Haïti en 1804, les pouvoirs publics avaient maintenu le système colonial de grandes plantations. Les paysans haïtiens devaient lutter pour réclamer l’accès à la terre. Pendant l’occupation américaine, les américains avaient essayé de restaurer le système de grandes plantations, dans le but de libérer la main-d’œuvre au profit des industries qui étaient en train de s’établir dans la zone, notamment en République Dominicaine.

Comme conséquence, on avait enregistré un flux de migration des paysans vers la République Dominicaine.

Malgré les difficultés  et les faiblesses du secteur de l’agriculture, la population haïtienne vit à partir de l’agriculture, suivant un modèle d’appropriation de nouvelles terres. Ce processus d’occupation de nouvelles terres atteint ses limites :

–  65% des pauvres du pays sont des paysans ;

–  L’environnement du pays est  quasi dégradé

–  Les terres des paysans sont dénudées ;

–  Le revenu annuel d’un paysan  haïtien est critique.

Les agriculteurs se diminuent de jours en jours vu aux exigences et les champs sont exploités surtout sont des exploitations des chefs de familles qui ont leur propre terre d’exploitation. Le plus souvent, il y a un manque de subventions venant de l’Etat haïtien. Pour plus d’un, leurs revenus se trouvent varié d’une période à une autre et d’un endroit à un autre. Ils dépendent du marché, des conditions du climat, etc. Les politiques publiques doivent donc tenir compte de tous ces éléments pour ne pas condamner les agriculteurs en difficulté. Les choix des agriculteurs dépendront aussi des opportunités qui se présenteront comme les marchés de proximité, les installations d’usines agro-alimentaires dans certains départements, certaines communes.

Ce qui est important à souligner, il existe deux types d’agriculture en Haïti à l’époque: une agriculture d’exportation et une agriculture paysanne. L’agriculture d’exportation est peu exploitée alors que l’agriculture paysanne est la plus exploitée en Haïti.

–         En Haïti, l’immense majorité des familles ont l’accès au foncier, soit 800000 familles en 2001 ont des exploitations familiales marchandes. Une partie non négligeable de la production est vendue sur le marché. Ce qui signifie que la force de travail utilisée est majoritairement celle du ménage.

      De 1971 à 2001, il y a beaucoup plus d’exploitations et de terres cultivées avec une baisse de rendements. Le nombre et la taille moyenne d’exploitations ont augmenté. Il faut que la croissance démographique fût à la base de cela.

–         Une prédominance du faire valoir direct (soit 81% des parcelles) et de l’informel (soit 75% des parcelles)

       Tableau : Exploitations des parcelles de terre

Commentaire :  Entre 1995 et 2000, le foncier est très largement exploité en valoir direct en Haïti : les 19% des parcelles seraient exploités sous d’autres formes d’accès. Il faut noter que faire valoir direct ne peut pas dire propriété entière : 25% des parcelles ayant été laissées en division et sur 56% des parcelles étant possédés individuellement, seulement 22% ont un acte notarié.

Il faut noter qu’Haïti est un pays agricole occupe car, le secteur agricole est la plus importante de son économie.  En effet, la part de ce secteur agricole représente plus de 25% du PIB.  Il constitue l’une des principales sources d’activités génératrices d’emplois et de revenus en Haïti.  Les principales productions sont le café, le cacao, le riz, la canne à sucre, le sisal, les haricots, le maïs et le sorgho.  Cependant, les principaux produits d’exportation commerce demeurent le café, le cacao, la canne à sucre, le sisal et les fruits particulièrement les mangues.

Le pays, grâce aux orientations des pouvoirs publics successifs, a toujours fait du secteur de l’agriculture une priorité capitale dans les plans économique et social depuis des années. Etant une société à dominance agricole, l’agriculture a une grande part à jouer dans le cadre du développement économique local en Haïti. Cependant, ce qui est important pour l’atteinte de cet objectif du développement du secteur agricole a besoin d’un accompagnement d’une politique publique agricole ciblée, d’un travail de vulgarisation au sein du secteur suivant d’un cadre de cohérence de planification à la fois pour les orientations stratégiques, les grands domaines et actions prioritaires et les mécanismes de coordination et de suivi de la mise en œuvre. L’adoption du programme de développement de vulgarisation agricole constituera donc une étape décisive dans la poursuite des efforts engagés pour la relance et le développement économique de l’agriculture haïtienne. Les populations locales, le secteur privé commercial et les pouvoirs publics avec le soutien des partenaires au développement sont au cœur des activités à réaliser.

Le programme de développement de vulgarisation agricole  se présente comme un moyen de dialogue flexible et évolutif, un cadre de références commun à l’ensemble des acteurs du secteur et comme un cadre de négociation entre l’Etat, les producteurs, la société civile et l’ensemble des partenaires au développement économique local. Il est issu d’un fructueux processus de concertation et le résultat d’un large consensus entre toutes les parties prenantes. Il revient maintenant à préciser comment les pouvoirs publics  de concert avec l’appui des différents acteurs et partenaires peuvent-ils mobiliser les ressources nécessaires dans la phase en mise en œuvre pour accompagner l’aménagement territorial et le développement économique local?  Pour mobiliser les ressources nécessaires, il s’avère important d’identifier les faiblesses, les dysfonctionnements et les potentialités du secteur de l’agriculture. 

 

  Tableau :    Une agriculture manuelle       

Commentaire : la faiblesse de l’agriculture haïtienne s’observe par les moyens de production qui sont les outils et les équipements. C’est une agriculture fondamentalement manuelle. L’équipement de la grande majorité des paysans haïtiens se résume à la houe, la machette et à la pioche. Il y a très peu de machinerie, de tracteurs et autres.

L’agriculture haïtienne se trouve pendant sa naissance au pays dans une difficulté   ayant pour conséquence une perte de confiance dans le domaine agricole. Une grande partie de la paysannerie a perdu espoir quant à l’avenir du secteur et élève ses enfants en conséquence. La décapitalisation des exploitations agricoles paysannes, la dégradation et l’épuisement accélérés des ressources naturelles accroissent les difficultés du monde agricole. Pourtant, il est difficile de réaliser le processus de développement économique local en Haïti, sans une présence majeure de l’agriculture. Parce qu’il est le secteur clé du pays.

Il est important de souligner aussi qu’il y avait des actions réussies dans le secteur agricole, qui constituent des modèles auxquels les acteurs peuvent se référer pour contribuer au développement économique et des filières porteuses, susceptibles d’augmenter les revenus des agriculteurs. Cependant, il n’existait aucun canal d’information et de formation spécialisé et systématique permettant de mieux saisir la problématique agricole haïtienne. Un service régulier d’information sur le monde agricole haïtien peut servir à la fois de source de nouvelles pour les médias et de relais vers l’espace public pour les acteurs et actrices de l’agriculture et du développement économique en milieu rural.

Cette action d’information continue se révèle stratégique, dans la mesure où, de plus en plus, les systèmes de communication et d’information deviennent des véhicules de première importance dans la promotion des valeurs, la sensibilisation, la vulgarisation, la conscientisation et la mobilisation des énergies, la défense des intérêts de communautés réduites aussi bien que de larges secteurs.

Il y a trois périodes importantes à signaler pour pouvoir déterminer l’origine de la faiblesse de l’agriculture haïtienne :

–  1915-1934 : Création en Haïti des agro-industries qui s’étaient ensuite tournées vers la République Dominicaine. Haïti allait se transformer en pays fournisseur de main-d’œuvre à bon marché ;

–  1969-1970 : Installation des industries de sous-traitance, qui avait entraîné une désorganisation du secteur paysan ;

–  A partir de 1994 : L’application du plan néolibéral a affaibli finalement le secteur agricole paysan, en établissant une concurrence déloyale entre les producteurs haïtiens et des producteurs étrangers performants et subventionnés.

Ces projets de modernisation ont aggravé la situation de l’exclusion de la paysannerie haïtienne,  ce qui empêche effectivement l’intégration réelle de la société haïtienne qui se trouve dans le secteur de l’agriculture et ce qui favorise l’accroissement de la pauvreté


 

Graphique : les Dépenses d’investissement au secteur agricole

Commentaire: ce graphique montre et traduit la conséquence du désengagement de l’Etat dans le secteur agricole et l’ensemble des investissements effectués qui se réalisent dans ce secteur et qui diminuent graduellement.

Face à cette situation alarmante et vu l’importance du secteur agricole en Haïti, responsable de 50% de nos exportations et de 70% des emplois, pouvoirs publics, sans tenir compte de l’agriculture le seul moteur du développement économique local en Haïti, reconnaît une priorité stratégique à la croissance agricole, et préconise une véritable politique du développement rural.

 

 

Crédit : Walky Louis/CANAL+HAÏTI

 

email: canalplushaiti@yahoo.fr

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2 Comments add one

  1. Fabiola says:

    J’ai acheté la version électronique de ce livre sur edilivre.com. Je n’ai pas pu allé au delà de 10 pages. Franchement l’auteur mérite la prison pour massacre de la langue française !!!! C’est très très mal écrit. Une catastrophe !

  2. Fabiola says:

    J’ai acheté la version électronique de ce livre sur edilivre.com. Je n’ai pas pu aller au delà de 10 pages. Franchement l’auteur mérite la prison pour massacre de la langue française !!!! C’est très très mal écrit. Une catastrophe !

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