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Haïti/Éducation/Crise : Imposture phase-2.

Written on:août 22, 2016
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Puisque le ridicule ne tue pas… puisque la honte ne semble pas faire partie de l’héritage génétique de nos responsables et que l’injustice s’est érigée en système dans l’éducation en Haiti…

Je réfléchis à un moyen qui résoudrait l’arnaque annuelle des examens d’État, (ce BAC FRANÇAIS) qui engloutissent des millions sans aucune finalité tangible en Haiti. 88% du système est porté à bout de bras par les familles haïtiennes. On dépense trop d’argent qui pourrait être investi ailleurs que dans une mascarade dont les résultats sont connus d’avance: au moins 75 d’échec…On évalue l’échec. Et on recommence année après année après année.

Le problème est en amont et non en aval du système. Quand les intrants sont inadéquats et pourris, à quels extrants doit-on s’attendre?

L’État haïtien ne devrait pas avoir LE DROIT de s’ériger en SANCTIONNATEUR et organiser des examens généraux et homogènes tant qu’il N’AURA PAS ASSUMÉ LA RESPONSABILITÉ DE GARANTIR DES APPRENTISSAGES HOMOGÈNES DANS DES CONDITIONS HOMOGÈNES ACCEPTABLES À TOUS LES ENFANTS. Dans certains lycées les classes comptent en moyenne 175 élèves. Ils n’ont pas de matériel, souvent même pas de mobilier, avec des enseignants absentéistes mal payés, ceux-ci devant se débrouiller ailleurs pour assurer leur survie.

Comment demander à un jeune lycéen de subir les mêmes examens qu’un autre inscrit dans une école où il y a 25-30 étudiants par classe avec laboratoires et tout le tralala, où le prof n’OSE PAS S’ABSENTER et où les parents sont obligés d’assister aux rencontres avec la direction? Et comment soumettre à ces mêmes examens un troisième enfant vivant en milieu rural retiré, qui marche 40 kilomètres à l’aller-retour pour se rendre à l’école, dont le déjeuner dépend de ce qu’il trouvera sur son chemin en fonction des saisons (mangue, avocat, goyaves etc.), Un jeune DONT LE NOMBRE DE JOURS DE CLASSE DÉPEND DES ÉVÉNEMENTS DE LA VIE COURANTE : jour de marché, rivière en cru, gestion de son petit cheptel etc.

Nesmy Manigat a raison en disant que les examens d’État ne rendent pas justice aux efforts consentis par les jeunes haïtiens. Les dés sont pipés d’avance afin d’éliminer  le plus grand nombre de nos jeunes. L’État se donne bonne conscience en les mettant chaque année dans une pipeline publique démagogique sous prétexte de les examiner. Et de facto, la majorité est éliminée. Se FAIT éliminer au profit des privilégiés et des bons samaritains qui depuis 50 ans nous arrivent avec leurs projets en éducation…

Pourquoi le bac haitien N’EST RECONNU NI EN EUROPE NI EN AMÉRIQUE DU NORD? Ne sont-ce pas leurs EXPERTS qui nous amènent des contenus depuis plus de 50 ans?

…En fait, c’est quoi ce baccalauréat dans sa formulation actuelle? Quelle en est la finalité? À quoi riment ces 4 jours de speed-vomiting, résultat d’un kalebèt collectif promoté par le fameux MENFP? Pourquoi ces démagogues mobilisent tout un pays et le maximum de ressources financières? Est-ce que ces examens fournissent une appréciation réelle des compétences acquises par les étudiants? Si oui, en quoi ? Ces compétences sont-elles transférables dans la vie active des jeunes citoyens? Ce baccalauréat est tout simplement un héritage colonial qui n’a plus aucun sens dans le contexte national actuel.

Les jeunes devraient pourvoir obtenir leur certificat de fin du secondaire en ayant réussi leurs 4 contrôles annuels avec la moyenne de passage exigée par le MENFP. Point final.

Pourquoi tout ce branle-bas de combat autour d’UN événement organisé par des pourris d’un système dont les résultats sont connus d’avance? Laissons donc aller le colon pour de bon et arrêtons de punir nos jeunes de génération en génération sur un fait qui ne nous concerne plus, d’une formule qui ne nous convient plus. Laissons leur Bac aux Français. Le système éducatif canadien-québécois est très performant quant aux extrants…ils n’ont PAS de Bac…à la fin du cycle secondaire qui est de 5 années. Arrêtons le massacre annuel programmé de notre jeunesse et la strangulation financière des familles. Laissons leur BAC AUX FRANÇAIS.

Si ces bons samaritains voulaient RÉELLEMENT NOUS AIDER À RÉUSSIR, comment se fait-il que le taux d’échec à la sortie de nos jeunes soit de plus de 76% en 2016? Depuis quand les brebis confiaient l’éducation de leurs agneaux aux loups? Arrêtons de danser la danse du crabe.

Pourquoi le mot VERTIÈRES N’EXISTE DANS AUCUN DICTIONNAIRE FRANÇAIS? Et ce sont les Français qui nous amènent des projets et programmes éducatifs? Vraiment?

Il faut que l’histoire d’Haiti soit écrite par des Nationaux. Le vaincu ne raconte que sa version des faits à la fin de la bataille…Vous rappelez-vous comment ils ont présenté Toussaint Louverture versus Christtophe Colomb?

Lè nou louvri je nou n a konprann…

LE BAC, LE GRAND MENSONGE :

Si vous placez trois enfants devant un morceau de bois 2X4, l’un a en main une scie, le second, un petit couteau et le dernier un bâton de pop-sicle et vous leur ordonnez de trancher le bois en un nombre X de jours, c’est INJUSTE voire criminel. On sait déjà qui va gagner.

Les examens d’État en Haiti ne sont qu’une vaste supercherie pratiquée aux détriments de la masse. On élimine nos jeunes VOLONTAIREMENT. Ayons le courage de nos actes.

Au MENFP il y a 2 services qui fonctionnent et qui donnent des résultats mensuels: la comptabilité et l’administration des per diem. Le BUNEXE c’est la cache aux trésors annuels des inspecteurs et politiciens véreux. Mes respects à Mer. Renan Michel qui est un éducateur de carrière mais qui présentement gère L’échec national.

Le MENFP est l’équivalent de la TELECO des années 90, un vaste repère d’assistés sociaux (militants) sans la lettre. On devrait garder un UNIQUE SERVICE DES APPROVISIONNEMENTS histoire de gérer le PNCS, les uniformes et autres trucs des écoles publiques et FERMER TOUTES LES AUTRES DIRECTIONS POUR INVENTAIRE ET RESTRUCTURATION. Ce ministère, dans ses composantes actuelles n’EST D’AUCUNE UTILITÉ À LA NATION. C’est le MINISTÈRE DE L’ÉCHEC NATIONAL ET DE LA FORFAITURE POPULAIRE (MENFP).

Puisque le système est en faillite et qu’il est pour le moment impossible de garantir les mêmes apprentissages à tous les enfants, puisque nous assistons chaque année à cette danse macabre de fonctionnaires qui s’agitent et se frottent la panse autour d’un échec planifié et annoncé, puisque ces mêmes fonctionnaires vendent au plus offrant les contenus des soi-disant examens d’État, résolvons le problème autrement en y ajoutant un brin de justice en attendant que nous fassions preuve de lucidité collective nationale.

Je propose que les écoles NON PUBLIQUES continuent à fonctionner SANS L’INGÉRENCE SÉQUENTIELLE DU MENFP. Ayons le courage de nos actes, puisque nous sommes la risée du monde, allons -y à fond la caisse. Bakaloreya  se yon bolèt kote tout paran ak tout ti moun nan mas la pèdi, tout enspektè ak tout politisyen genyen…Légalisons la borlette éducative nationale.

À la fin de la 5ème année du secondaire, en guise d’examens, afin de garantir les mêmes chances à chaque jeune, on développerait un partenariat avec la Loterie nationale et il y aurait un tirage spécial. Comme condition d’admissibilité au tirage, le jeune serai obligé de réussir avec la moyenne de base exigée, les 4 contrôles périodiques. Chaque parent s’achèterait UN billet pour l’équivalent du prix de la fiche d’inscription aux examens d’État.

Comme mode opératoire, on embaucherait 40 personnes au lieu de payer des millions à des magouilleurs à titre de surveillants et de correcteurs référés par des politiciens. Ces 40 personnes NEUTRES travailleraient pendant 6 jours à tirer des noms du boulier. Le 7èm jour, on publierait les résultats du tirage! Tout le monde aurait une chance égale et le pays économiserait beaucoup pour investir dans les matériels scolaires et les services.

On procéderait ainsi pendant 2-3 ans, le temps de mettre en place UN VRAI SYSTÈME ÉDUCATIF NATIONAL ET un MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE qui gérera les contenus NATIONAUX pour la formation de NATIONAUX. Par la suite, on inviterait les partenaires bailleurs en leur indiquant clairement les sphères dans lesquelles on veut qu’ils interviennent comme le font le Chili, la Bolivie et la RD.

Vous croyez que c’est fantaisiste? Réfléchissez aux coûts de la mascarade annuelle vouée à certifier l’ÉCHEC DU SYSTÈME SCOLAIRE HAÏTIEN. Et COMPAREZ.

Crédit : Madeleine Begon-Fawcett

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