Google

Haïti/Histoire: La politique étrangère de Duvalier n’était pas tout noir ou blanc.

Written on:juin 6, 2012
Comments
Add One

Réponse à l’article : « Les relations internationales d’Haïti de 1957 à 1971- la politique étrangère de François Duvalier » de Wien Weibert Arthus sur CANAL+HAITI

 

La politique étrangère de Duvalier n’était pas tout  noir ou blanc.

 

En tant que compte rendu d’une thèse de doctorat, je m’attendais à faire face à une œuvre mieux équilibrée et aussi objective que possible. Au contraire, je me suis trouvé en présence d’une autre mise en accusation du Dr. François Duvalier avec beaucoup de jugements de valeur et pas assez de documentation et de références.

 C’est trop facile de dire que du mal de Duvalier, sans faire de recherches. Mais, pour trouver, au moins, un élément positif, n’est-ca pas qu’il faut faire encore plus d’efforts ?

 François Duvalier «  instituait » ce qui devait devenir une dynastie autoritaire, car en 1957, il avait encore un mandat de six ans gagne aux urnes, selon les règles de l’époque, avec toutes ses faiblesses. Entrée de jeu, le lecteur détecte déjà un biais.  Que d’attaques a-t-il subies  en tout début de mandat ?

 Cette « analyse approfondie » ne s’est pas fait sentir car, manquant de cet  « ensemble d’éléments nouveaux » qui en font défaut.  Si « le bilan de son règne  n’est pas encore clairement établi », c’était bien l’occasion de le faire.

 Insérer Haïti dans le « système international »,   ne faudrait-il pas  spécifier s’il s’agissait du point de vue économique ou social, comme nous parlons ici de politique ? Comment aussi peut-on approcher une analyse du système international ?  Le Vatican, dont le représentant  était considéré comme le doyen du Corps diplomatique, est mentionné sans faire valoir la levée de l’excommunication contre le Dr. Duvalier.

 « Pour éclairer la politique de Duvalier », les journaux de l’époque consultés, surtout leurs provenances,  auraient bien leurs places ici, « comme source principale » et aussi,  « les témoignages des survivants de la période » sont très utiles pendant que cela ne représentent qu’un seul son de cloche.

 Pour «analyser son tempérament », c’est bien procéder à des considérations d’ordre psychologique, que dénote une attitude d’un genre introverti ou d’un caractère réservé ?   « C’est peut-être cette attitude qui lui a permis de durer… » :  apparemment, vous n’en êtes pas certain.

Quand on parle d’institution, sans être  ironique, le fait de dire : Les Volontaires de la Sécurité Nationale (VSN), au lieu de « tontons macoutes », cela ne changerait rien, même pour ceux des lecteurs qui n’ont jamais été un des leurs.

Les « moyens de faire fonctionner son gouvernement »  auraient un meilleur attrait avec des chiffres à l’appui, pour être plus convainquant.

 Quand on fait référence  au « bloc occidental »  ne devrait-on pas prendre en considération la position des pays européens en relation au communisme en Amérique Latine ?

Tout un ensemble de remises en question pour des raisons liées à des pages d’histoire à  penchant  d’un côté.

Il n’est pas question ici de faire l’apologie du Dr. François Duvalier, mais une analyse de la période d’avant son avènement nous aurait permis une meilleure lecture de son régime fort.

 

 

Thomassin, Haïti, Mardi 5 juin 2012

Professeur Yves Champagne

 

Credits : Yves Champagne, Me. ès Sc. Dév./CANAL+HAITI

yves.champagne@alumni.northwestern.edu

www.linkedin.com/in/ychampagne

Cell:(509)37.52.01.41

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*