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Haïti/Incendie: Pour une responsabilité citoyenne

Written on:février 22, 2018
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delano1

Jean Delano Morel

En moins d’une semaine, deux incendies se sont éclatés, ont consumés le Marché en fer partie sud et le Marché Guérite, ces deux établissements    qui sont séparés  de 150 mètres de distance. Ces deux incendies catastrophiques ont provoquées la faillite de toute une catégorie de commerçants et commerçantes qui se trouvait déjà dans une situation de précarité extrême. Le corps des pompiers, appelé  autres fois vingt – septième compagnie à l’époque des FAd’H a prit un temps interminable avant de pouvoir intervenir à cause de problème d’approvisionnement en eau et de manque de matériel adéquat.

Suite à ces deux catastrophes, il semble que la population se confine dans une attitude générale à accuser les autorités de laxisme et d`incompétence. Cette tendance se retrouve aussi dans les médias traditionnels et en ligne et surtout dans les réseaux sociaux.

 On ne peut  que regretter une attitude pareille, parce qu’en même temps ça laisse passer inaperçue le nombre d’engins anti incendie que dispose Port-au-Prince, on peut même affirmer sans risque de se tromper que c’est pour la première fois qu’on a autant de matériels anti incendies dans la capitale et c’est dommage qu’on n’a pas mis l’accent sur les autres problèmes qui ont causés ces catastrophes : les constructions anarchiques, l’absence des bouches d’incendies qui mettent au grand jour l’urgence que l’on se dote d’un système de protection civile digne de ce nom.

Nous pensons que ce n’est pas cette litanie de blâmes qui nous apportera une  solution aux problèmes de gestion de risque. Il nous faut un vrai système de protection civile, et des groupes de pressions qui soient conscient de la nécessité d’une bonne gouvernance.

  Nous prenons la liberté de mettre en parallèle des déclarations de certains citoyens de la ville contre celle de Monsieur Youri Chevry, président de la commission communale accompagné de ses deux assesseurs lors d’une réunion organisée par l’association S.O.S. centre- ville le premier février 2018 qui déclare aux propriétaires des maisons : «  Le centre –ville vous appartient. Vous devez m’aider«  et qui se propose de faire le lien entre le pouvoir central et le secteur privé.

        Dans cette prise de parole, nous voyons une Commission communale au lieu de prendre ses responsabilités que lui confère la constitution de 1987 se comporte en courtier de la présidence et du secteur du centre-ville. Dans cette situation que peut faire le citoyen si ce n’est de porter ses griefs dans les réseaux sociaux. Et en même temps, on doit se demander si cet activiste virtuel ne se limite pas seulement à une forme de thérapie pour affronter les catastrophes auxquelles fait face la capitale haïtienne. Est – ce cela la bonne réponse ? Nous pensons que non. Il nous faut une conscience citoyenne, et ce n’est pas dans cette logique de communiquer à outrance qui nous apportera la logique citoyenne nécessaire à une cohésion nationale et qui passe aussi par le territoire local. Quelle autorité prendra la décision de poser la première pierre ?

 

 

Crédit: Jean Delano Morel

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