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Haiti/Justice: Jilap alerte sur la poursuite des décès en série dans les prisons

Written on:mai 23, 2017
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Les « décès massifs » de détenus au pénitencier national (principale prison de la capitale Port-au-Prince) se poursuivent, alerte la Commission épiscopale (catholique romaine) Justice et paix (Ce/Jilap).

27 cadavres de détenus, décédés entre avril et mai 2017, au pénitencier national, seraient, à date, dans une morgue privée, à Port-au-Prince, indique-t-elle, dans une note de presse transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

L’État est responsable des prisonniers décédés au pénitencier pendant qu’ils se trouvent sous sa garde, rappelle-t-elle.

Elle souhaite que les dépouilles des détenus soient traitées avec le respect dû à toute personne, après sa mort.

Elle appelle l’État à honorer les accords conclus, en ce sens, entre les morgues privées et l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (Hueh).

Jilap dénonce également les mauvais traitements infligés, en général, aux détenus, qui seraient à la base de leur décès, dans les centres de détention.

Le gouvernement a créé en avril une « commission d’enquête présidentielle » avec pour mission d’élucider les causes des décès des détenus dans les prisons et proposer au chef de l’État des solutions à ce problème.

La Jilap dit attendre avec « impatience » le rapport de cette commission, dont le commissaire du gouvernement, Clamé-Ocman Daméus, est le président.

« Le refus d’agir démontre l’absence d’une vraie politique de prise en charge des prisons », les subventions nécessaires à leur entretien manquent et ont été discontinuées pendant plusieurs mois, déplore-t-elle, plaidant pour un « traitement correct » des prisonniers.

À l’initiative de l’ancien commissaire du gouvernement, près le tribunal civil de Port-au-Prince, Jean Danton Léger, les funérailles de 20 prisonniers, décédés au pénitencier national, en raison de l’aggravation des conditions de détention, jugées inhumaines et dégradantes, ont été chantées, à Port-au-Prince, le mardi 21 février 2017.

229 prisonniers (soit un taux de mortalité annuelle de 21 détenus sur 1,000) pourraient décéder en prison durant cette année, selon des prévisions de l’expert indépendant en droits humains de l’Organisation des Nations Unies (Onu), le colombien Gustavo Gallón, lors d’une visite en Haïti en février 2017.

Crédit: AlterPresse

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