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Haïti/Onu/Politique: « …Haïti est à la croisée des chemins… »dixit, Ivan Simonovic.

Written on:septembre 18, 2012
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Ivan Simonovic

Ivan Simonovic

NDLR.- Ivan Šimonović, Secrétaire général adjoint aux droits de l’homme (ONU)

 Ivan Šimonović a pris ses fonctions en tant que Secrétaire général adjoint aux droits de l’homme le 17 juillet 2010, et dirige le Bureau de New York du HCDH.

 Avant de rejoindre la famille des Nations Unies en 2008, M. Šimonović a occupé les fonctions de ministre de la Justice, secrétaire d’État attaché aux Affaires étrangères et représentant permanent de la Croatie auprès des Nations Unies à New York, où il a été premier vice-président et président du Conseil économique et social de 2001 à 2003.

 M. Šimonović a travaillé comme professeur à la faculté de droit de l’Université de Zagreb, où il a assumé les fonctions de chef du département de théorie juridique, de vice-doyen et de vice-recteur pour la coopération internationale. Il possède une grande expérience des relations internationales, du droit, des droits de l’homme et du développement des institutions nationales et a publié de nombreux ouvrages dans ces domaines. En tant qu’expert, il a été membre de la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe (la « Commission de Venise ») et de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), et a représenté la République croate auprès de la Cour internationale de justice (CIJ).

 Né en 1959 à Zagreb, en Croatie, M. Šimonović est diplômé en droit, est titulaire d’un master en administration publique et politique et d’un doctorat de l’Université de Zagreb et a été chercheur invité auprès des Universités de Graz et Yale. Il est marié et père de deux enfants.

 

Ivan Simonovic, a parlé de « signes encourageants en Haïti aujourd’hui», mais également de risques, à la fin de sa mission de quatre jours dans le pays.

«Haïti est à la croisée des chemins Si les bonnes décisions sont prises sur un certain nombre de questions clé, il existe un potentiel pour le progrès – mais en même temps, le risque d’un retour en arrière. Le nouveau Conseil Electoral Permanent doit être crédible et jouir de la confiance de l’ensemble de la classe politique pour s’assurer que les élections locales, municipales et parlementaires aient lieu sans délai et soient libres et exemptes de violence. »

Il a qualifié de signes positifs les récents amendements constitutionnels qui établissent un quota de 30% pour les femmes dans la vie publique et un conseil constitutionnel, la nomination d’un ministre des droits de l’homme et de la lutte contre l’extrême pauvreté, ainsi que la diminution significative de la population des camps de 1,5 million à 370.000.

Au cours de sa visite du 12 au 15 septembre pour discuter des défis des droits de l’homme avant le prochain examen du mandat de la MINUSTAH, la mission de stabilisation des Nations Unies dans le pays, par le Conseil de sécurité de l’ONU, Simonovic a rencontré de hauts responsables gouvernementaux, y compris le Premier ministre Laurent Lamothe, les ministres des Affaires étrangères, des Droits de l’homme et de l’Extrême pauvreté, de la Justice ainsi que le Directeur Général de la Police et l’Inspecteur Général de la Police. Il a également rencontré des représentants de l’ONU, le corps diplomatique et des représentants de la société civile.

«Le recrutement prévu de 5.000 nouveaux agents de police au cours des 4 prochaines années augure d’un grand potentiel pour un environnement sûr et stable en Haïti. S’ils sont recrutés en fonction de leur mérite, bien formés, et comprennent davantage de femmes, la Police Nationale d’Haïti en sera renforcée tout comme la confiance de la population en elle. Le rôle et l’indépendance de l’Inspecteur Général sont essentiels pour s’assurer que les auteurs des violations des droits de l’homme soient interdits de servir, » a t-il dit.

Simonovic a appelé à accompagner la réduction planifiée des forces militaires de la MINUSTAH d’un soutien accru à la police nationale et aux institutions garantissant l’état de droit.

« Réformer la police ne suffit pas. La réforme du système judiciaire est attendue depuis longtemps. J’ai visité le Pénitencier National où les 3.489 détenus vivent dans des conditions inhumaines et dégradantes. Parmi eux, seuls 278 ont été reconnus coupables par un tribunal, la plupart des autres sont en détention préventive prolongée. Un système de justice plus indépendante, fiable et efficace est nécessaire pour résoudre non seulement cette situation, mais pour s’assurer que les droits de la population soient mieux protégés, notamment les droits fonciers. La réforme du code pénal en cours doit être achevée sans délai et devrait conduire à des poursuites judiciaires contre les graves violations passées des droits de l’homme, conformément aux obligations juridiques internationales d’Haïti. »

Simonovic a exhorté la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts de développement à long terme d’Haïti, compte tenu du fait que l’aide humanitaire destinée au pays après le tremblement de terre est en baisse. « Pendant trop longtemps, beaucoup trop d’Haïtiens ont réclamé en vain leurs droits économiques et sociaux, mais n’ont pas été en mesure d’accéder aux services de base. Les efforts de développement qui ont été engagés doivent être fondés sur les droits de l’homme et bénéficier à tous, en particulier aux plus démunis.

«Nombreuses parmi les personnes les plus vulnérables sont toujours dans des camps, dont 70% sur des terres privées et sont menacés d’expulsions forcées. J’ai insisté sur la nécessité d’une concertation avec la population des camps et du respect des normes internationales relatives aux droits de l’homme dans le processus de démantèlement des camps qui sont toujours occupés. Une politique de logement et de développement urbains est nécessaire ».

Simonovic a observé qu’Haïti a le potentiel d’attirer des investissements et de créer de nouveaux emplois décents, ce qui est essentiel dans un pays où la majorité de la population active est au chômage et où la jouissance des droits économiques et sociaux reste un défi. Dans ce contexte, la sécurité et le respect de l’état de droit ainsi que la lutte contre la corruption sont essentiels.

Le responsable onusien a noté que les organisations de la société civile et l’opposition ont une grande contribution à apporter aux efforts de développement du pays. Il est donc important pour le gouvernement de les engager, ainsi que tous les Haïtiens dans la reconstruction de leur pays.

 

 

 

Crédit : CCN/CANAL+HAITI/ONU

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