Google

Haïti/Politique : Le Retour à l’ordre ancien, quand le FRAPH frappe sans Toto Constant.

Written on:mars 1, 2014
Comments
Add One

Kerlens Tilus

Kerlens Tilus

Lorsque tout marche de travers, quelle joie de mettre notre âme à l’épreuve pour voir si elle a de l’endurance et de la valeur! On dirait qu’un ennemi invisible et tout puissant – les uns l’appellent Dieu, les autres diable – s’élance pour nous abattre; mais nous restons debout. Chaque fois qu’intérieurement il est vainqueur, alors qu’au dehors il est vaincu à plate couture, l’homme véritable ressent une fierté et une joie indicibles. La calamité extérieure se transforme en une suprême et dure félicité. (Alexis Zorba de Nikos Kazantzakis)

 

« Nul n’est prophète en son pays ». Cette expression qui a son origine dans l’évangile selon Saint Matthieu, repris par Michel de Montaigne dans les essais est devenu le motto de soulagement des professionnels Haïtiens qui, dans le temps étaient des joyaux de haut prix par ci et par là, à travers le monde; et qui aujourd’hui sont obligés de vivre en resquilleurs en terre étrangère même étant qualifies. Je trouve que cette citation qui tire sa source de la bible est un peu fantaisiste, surtout dans le cas d’Haïti, pays de bandits légaux les cancres sont rois. En effet, en écoutant la meringue « Chochonèt » de Brothers Posse durant ces deux dernières semaines ou le musicien Don Kato affirme sa volonté de lutter pour vivre sur ce coin de terre malgré tout, il m’est venu à l’idée de commencer par aborder le dilemme haïtien dans une perspective constructiviste. Il ne revient pas seulement d’aborder les pathologies de gouvernance, mais des mutations, les problèmes d’accélération des rythmes, d’épuisement des ressources, de dégradation de l’environnement et du suicide collectif que les bandits légaux promotionnent comme panacée.

 

Puisque nous sommes en période carnavalesque officielle, malgré que le carnaval soit un état de fait permanent en Haïti, nous nous sommes permis de réviser les meringues de ces vingt-cinq dernières années. Les thèmes sont tout à fait récurrents : misère noire, résistance aux forces du mal, combattre la ploutocratie, dénonciation de la mafia prédatrice, paupérisation de la société haïtienne, etc. En scannant la société haïtienne ou la bête dont le ventre est pourri à la lumière de ces méringues, nous avons énoncé l’hypothèse que l’ordre ancien des « machann lanmo ak sèkèy madoulè » est dans nos murs. Le FRAPH (Front pour l’avancement et le progrès haïtien) frappe sans Toto Constant. A bien remarquer, nous vivons l’ère des Ninja, des sbires et attachés qui n’étaient nullement inquiétés pour fusiller des prêtres, pasteurs protestants, avocats, professionnels chevronnés et honnêtes, enfants et vieillards, le muselage des membres de la société civile et des groupes de pression qui sont placés pour forcer la main aux politiques afin de jouir de fenêtres d’opportunité pour la majorité nationale. Si les lavalassiens ont utilisé la politique crasse comme arme de combat pour émuler le comportement des duvaliéristes durant ces vingt-cinq dernières années, les bandits légaux au pouvoir actuellement utilisent le maquillage et la saupoudrage politique pour berner, zombifier le peuple, vendre nos ressources, faire avancer l’agenda multinational en Haïti et annihiler même la majeure partie des Haïtiens considérés comme des indésirables sur la terre d’Haïti. C’est à juste titre que nous disons que Pétion s’allie à Rochambeau pour déraciner et déchouquer Dessalines de la terre d’Haïti.  

 

Nul n’est censé ignorer qu’avec le réchauffement climatique, nombre de ploutocrates et de rapaces du monde entier commence à chercher des niches sécurisées pour s’y établir. C’est un fait connu de tous les experts de haut calibre en développement international que la ruée vers l’or vert et noir, l’herbe et la poudre blanche a commencé en Haïti. Haïti qui est réellement « open for business » est une destination très prisée. La futurologie qui n’a rien à voir avec les sciences occultes, qui est une discipline scientifique étudiée à l’université fait peur aux bandits légaux. Gloire soit rendue à Dieu qu’Haïti a son premier futurologue qui commence déjà à faire école. Le temps ou les grands pédants affirmaient qu’ils étaient les seuls….patati et patata est révolu. Nous serons toujours fiers de dire que nous sommes les premiers, mais encore plus fiers d’affirmer que nos successeurs sont plus brillants que nous. Il revient dans ce papier d’aborder ce que les bandits légaux annoncent à grande pompe comme un grand changement ou le décollage d’Haïti a la lumière de la gestion de projets de façade. Dans un premier lieu, nous parlerons succinctement des signes annonciateurs que tout pouvoir sérieux et de bonne foi en Haïti devrait donner. Dans un second temps, nous diagnostiquons les pathologies de gouvernance présentées en rose par les experts en maquillage politique. Et en dernier lieu, nous présenterons succinctement l’apparatus mis en place pour rouler tous les Haïtiens dans la farine.

 

Il y a lieu de faire remarquer que le projet en exécution par les bandits légaux a été mis en branle depuis des décennies. L’économiste et historien haïtien Leslie Péan est l’un des auteurs contemporains haïtiens qui a fait un excellent travail en présentant la décadence d’Haïti qui se conforme aux mythes de l’Occident. Nous vous encourageons, jeunes professionnels, avenir de ce pays à faire l’acquisition des œuvres de Leslie Péan comme « Aux origines de l’État Marron », « Pour Comprendre Anténor Firmin : Une inspiration pour le XXIe siècle » et ses multiples articles disponibles sur l’internet. Le Franco-Américain Laurent Dubois est en train d’accomplir un travail extraordinaire à Duke University. Son ouvrage « Haiti, The Aftershock of History » est un livre à lire absolument pour comprendre le jeu de coquin, la malédiction d’Haïti et bien placer les pions de l’international sur l’échiquier de la Société Haïtienne (Diaspora + Local). Nous partons avec l’idée que durant ces 60 dernières années, ce pays affiche bel et bien toutes les caractéristiques d’un état faible et à dessein. Nous ne sommes pas dans une discussion de « macoutes vs lavalas », Tèt Kale, etc. Ils sont tous à la même enseigne. Nous voulons que cela soit clair pour tous ceux qui lisent nos textes. Quoi que nous sommes très limites, nous sommes disposés à susciter le débat que ceux qui nous dépassent de mille coudées avec raison puisqu’ils ont été les grands architectes de la violence structurelle et les bâtisseurs de ce présent salamique. 

 

Démocratie Libérale Et La Bonne Gouvernance

 

Dans un souci d’encourager et de faire la promotion du langage clair et simple, je m’astreins à une définition affichée sur le site populaire Wikipédia qui n’a pas la même rigueur qu’un journal scientifique de référence, mais qui aide le commun des mortels à appréhender les notions de base. Il est écrit que « La démocratie libérale est une forme de gouvernement dans laquelle la démocratie représentative fonctionne selon les principes du libéralisme, à savoir la protection des droits des minorités et, en particulier, l’individu. Elle est caractérisée par des élections entre plusieurs partis politiques de sensibilités distinctes, une séparation des pouvoirs, la primauté du droit et une égale protection de droits de l’homme, des droits civils et des libertés individuelles. En pratique, les démocraties libérales sont souvent basées sur une constitution, formellement écrite ou non codifiées, afin de définir les pouvoirs du gouvernement et de consacrer le contrat social. Après une période d’expansion soutenue tout au long du XXe siècle, la démocratie libérale est devenue le système politique prédominant dans le monde. ».

 

L’édification d’un pays caractérisé par l’enracinement effectif des valeurs, principes et normes de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits de l’homme n’est pas une mince affaire et requiert la volonté réelle des acteurs évoluant sur le territoire ou qui se considèrent citoyen de ce pays même en terre étrangère. Sans vouloir jouer au prof, je ne ferai que retranscrire les grandes lignes d’un document sur les principes constitutionnels élaborés par les Nations-Unies et l’Union Africaine sur la Région des Grands Lacs.

 

• La séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires ;

• L’accession au pouvoir à travers des élections régulières, libres, honnêtes et transparentes ;

• L’interdiction de tout changement anticonstitutionnel et de tout mode non démocratique d’accession ou de maintien au pouvoir ;

• La participation populaire aux prises de décisions dans le strict respect des principes démocratiques ;

• La décentralisation du pouvoir à tous les niveaux de gouvernement ;

• La neutralité des forces de défense et de sécurité ;

• La laïcité de l’État et de ses institutions ;

• La promotion de l’unité nationale de l’État et de ses institutions ;

• L’élimination de toutes discriminations ethniques, religieuses, raciales, sexistes ou régionales ;

• La parité entre les hommes et les femmes y compris au moyen de politiques de discrimination positive ;

• Le pluralisme politique ;

• La liberté d’association, de réunion, et/ou de manifestation pacifique ;

• La liberté de presse et d’expression ;

• La liberté de circulation impliquant en particulier l’interdiction de l’exil forcé ou le maintien en exil.

 

 

NOTRE CONTENU

Le Programme d’Action Régional pour la Promotion de la Démocratie et de la Bonne Gouvernance comporte 3 sous-programmes et 5 protocoles.

Il s’agit des sous-programmes suivants :

1. État de droit, Lutte Contre les Crimes contre l’Humanité et les Droits de l’Homme qui comprend :

• Le Centre Régional pour la Démocratie, la Bonne Gouvernance, les Droits de l’Homme et l’Éducation Civique ;

• L’Initiative Régionale pour la prévention des Crimes de Guerre, des Crimes contre l’Humanité, du Crime de Génocide et pour la Lutte contre l’impunité.

2. Consolidation du Processus Démocratique qui comprend :

• Le Forum Régional des Parlements ;

• Le Forum des Femmes ;

• Le Forum multifonctionnel des Jeunes ;

• Le Comité Consultatif sur les Groupes Vulnérables ;

• Le Forum de la Société Civile ;

• La Gestion de l’Information et de la Communication.

3. Gestion Rationnelle des Ressources comprend :

• Le Forum Régional anti-corruption ;

• L’Initiative Régionale de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

 

Nous ne voulions pas écrire en des phrases ce segment vu que nous croyions est mieux pour les jeunes d’y voir les éléments constitutifs essentiels de façon graphique. On nous dit qu’Haïti a un manque de ressources humaines, patati et patata. Les Nations-Unies ont démontré que 85% des cadres qualifiés et professionnels Haïtiens sont à l’étranger. Au sein du pouvoir Tèt Kale, nous avons dénombré au moins quatre experts consultants haïtiens qui travaillent dans des universités étrangères et organisations internationales qui auraient pu aider l’État Haïtien depuis les années 90 à arpenter la voie de la bonne gouvernance puisqu’ils ont toujours fait partie de groupes consultatifs établis par des pays étrangers comme le Canada, les États-Unis et la France qui fournissent depuis des lustres un appui sur le renforcement de la bonne gouvernement. Le professeur Robert Muggah n’avait pas mâché ses mots en 2007 dans un long papier sur l’exportation de la bonne gouvernance du Canada en Haïti. Il a expliqué clairement les raisons des échecs répétés des programmes de bonne gouvernance établis en Haïti qui se traduisent par l’insouciance, l’opportunisme et l’absence de volonté des acteurs.

Les grands bonnets blanchisseurs d’argent dans la société haïtienne, bâtisseurs de lendemain salamique n’ont pipé mot, et sont toujours prêts à monter des jeunes professionnels naïfs pour attaquer ces Blancs qui n’ont jamais eu peur de dénoncer l’infamie. Nous souffrons à cause de l’insouciance de nos compatriotes qui ne veulent pas se défaire du racisme. La semaine dernière, trois des plus grands experts en développement international que nous avons abordé à la Conférence d’Ottawa 2014 sur la défense et la sécurité ont corrobore les thèses de Jared Diamond et nombre d’experts qui ont même prédit la disparition de ce pays qui n’existe aujourd’hui que sur papier pour la forme. Il n’est pas donné à tous d’être clairvoyants, d’avoir un grand cœur et de vivre ses convictions malgré vents et marrées. « Quand un homme pleure, des tas de mots comme force, fierté, virilité, des châteaux forts avec tours et oriflammes s’effondrent. »(Janine Boissard).

Je regarde avec pitié de grands diplômés qui sont trainés dans la boue dans la société salamisée haïtienne vu qu’ils n’ont pas la « vraie fierté qui mène directement au hall d’entrée de la noble demeure de la princesse Liberté et qui commande d’être honnête. S’il y avait un sage fou dans leurs parages, il aurait bien crié : « Reçois les bons conseils qu’un serviteur te donne, sans t’armer contre lui d’une sotte fierté ; Et ne méprise dans personne les avis dont tu peux sentir l’utilité. » Mes parents me disaient souvent que « pour vivre, il faut mettre beaucoup d’eau dans son vin, et savoir avaler beaucoup de couleuvres. Trop de fierté est une condamnation à mort. » Nous avons fait le noble choix de vivre avec le peu que nous avons sans stress et sans peur d’être calotté par un bandit légal. L’agenouillement, le larbinisme et l’atermoiement ne sont pas des qualités que nous recélons dans notre système de valeurs.

 

Pathologies De Gouvernance: L’Ignorance et l’Incompétence, Outils Privilégies Des Bandits Dans La Société Haïtienne.

 

Empêcher que les gourous et les charlatans s’emparent de ce principe pour nous faire rentrer dans un nouvel âge d’obscurantisme et d’arbitraire (Christian Gollier)

 

Jean-Michel Besnier avance que l’humanité ne doit qu’à l’insolence d’avoir grandi et prospéré. L’un des grands défis de l’heure dans la Société Haïtienne est le manque d’audace excessive (insolence) chez les jeunes intellectuels et professionnels Haïtiens pour réfléchir sur le statu quo, engager l’establishment pour un changement de paradigme. Je me demande bien à quoi pense l’intelligentsia Haïtienne en ce moment de grandes turbulences dans la Société Haïtienne ou le Colonel Himler Rebu qui est loin d’être un myope et un cancre a bien affirmé que nous partons en guerre. C’est triste d’observer ce à quoi Haiti, première république noire qui a produit des monstres de la pensée au 19e et 20e siècles du calibre de Louis Joseph Janvier, Antenor Firmin, Rosalvo Bobo, Jean Price Mars, Jacques Stephen Alexis, entre autres. De 1995 à 2000, comme jeune étudiant a l’Université d’État d’Haïti, nous avons assisté à l’étatisation du banditisme légal dans la fonction publique Haïtienne et la Société Haïtienne en général. En Mars 2004, l’ancien Premier Ministre Gérard Latortue avait claironné en grande pompe l’arrivée des technocrates dans l’administration publique Haïtienne inaptocratisée par les lavalassiens qui dirigeaient sans planification, qui exposaient à nu les pathologies de gouvernance au sein de la fonction publique; voeu pieux!

Le concept de gouvernance se résume à la règlementation et la gestion des problèmes collectifs. “Elle est la coordination efficace dans un monde ou le pouvoir, les ressources et l’information sont repartis entre plusieurs mains. Cette coordination peut se faire de diverses manières. Deux moyens sont célèbres tout particulièrement: les mécanismes du marché et de la concurrence, et le jeu de la contrainte et de la hiérarchie. Ces deux avenues font l’économie de la confiance. Dans l’un et l’autre cas, l’opportunisme et la méfiance sont posés comme des réalités incontournables, et tant la concurrence que la coercition sont des moyens d’en limiter les dégâts. Mais à proportion que la complexité et l’incertitude croissent, et qu’il y a davantage place pour l’opportunisme, la ruse et la duperie, concurrence et coercition montrent leurs limites comme mécanisme de coordination” (Gilles Paquet).

Quand la probité et le sens moral s’aplatissent, le pouvoir centralisé et la régulation autoritaire se dressent (Samuel C. Florman). Depuis plus de dix ans, Haïti est classé parmi les états en faillite par plusieurs organismes internationaux dont les Nations Unies. Haïti est un narco-état, une plaque tournante de la drogue selon la Drug Enforcement Agency(DEA). Depuis la fin des années 80, nous avons vu ouvertement comment certains bandits au sein des Forces Armées d’Haïti(FADH) ont été traqués et révoqués même par leurs supérieurs hiérarchiques pour banditisme et délinquance. Leurs chefs, d’ailleurs n’étaient pas moins bandits et délinquants qu’eux. De 2000 à 2004, nous avons assisté avec la mort dans l’amé comme jeune étudiant et professionnel, le marrage et le fouquage des officiels du gouvernement Haïtien dans cette histoire de trafic de stupéfiants qui a été une arme principale dans la mise en place de la violence structurelle en Haïti.

Rien que l’année 2013, la DEA n’a pas été alorale et des amis proches des bandits légaux au pouvoir ont été interceptés. Au dernier trimestre de l’année 2013, un bon matin, un Sénateur de la République a pris son male courage à deux mains pour indexer un Ministre de la Justice comme bandit et trafiquant de cocaïne. Dieu seul sait combien les preuves sont empilés contre ce dernier qui ose penser intimider un économiste et gestionnaire de l’information qui ne laisserait pas des trous vides pour être mangé par des chiens de garde. Le peuple Haitien a bel et bien observé comment un simple citoyen Haitien, ami “Tafya” et “boze” du Président de la République a avoué ses erreurs dans la presse même. Le peuple Haïtien a bel et bien entendu de ses oreilles comment le Ministre de la Justice a utiles les ressources du Ministère de la Justice pour aller prêter mains fortes au civil qui a avoué son forfait. Tout le peuple a bien vu comme le Commissaire du Gouvernement qui faisait son travail de “justicier” a été harcelé par son supérieur hiérarchique au point même de laisser son poste. Et, aujourd’hui, ces hommes qui devraient être derrière les barreaux s’il y avait des “moun mounisés” dans ce pays osent crier à la diffamation face à de jeunes professionnels qui subissent le banditisme légal dans leur quotidien, dans leur chair et qui prennent leur male courage à deux mains pour denoncer ce cancer que sont la corruption, l’inaptocratie et le banditisme légal qui sont des maux endémiques qui gangrènent la Société Haïtienne et qui risquent de l’annihiler.

Haïti A Vendre Argent Comptant

Un pouvoir qui se veut réconciliateur, qui prône qu“Haïti is open for business” devrait aujourd’hui promouvoir le paradigme de l’apprentissage collectif, mais hélas les dirigeants de l’état, analphabètes fonctionnels eux-mêmes promeuvent un système d’éducation générateur d’analphabètes s’appuyant sur l’ésotérisme scientifique. Will Rogers eut à dire que “ce n’est pas ce que vous ignorez qui m’inquiète, c’est ce que vous croyez savoir et qui se révèle faux”. En regard à la gestion des projets de façade, nous pouvons dire sans ambages que les programmes mis en place par le gouvernement Lamothe sont tous des programmes bidons qui n’ont rien avoir avec les intérêts collectifs des Haïtiens. Tous les projets présentés par le Premier Ministre Haïtien dans un petit compte-rendu à l’eau de rose publié récemment sur sa gestion de la chose publique ne répondent pas aux critères de gestion de projets définis dans le PMBOK. Les milliards décaissés par le grand patron sur les cinq dernières années pouvaient bien mettre Haïti en chantier et favoriser au moins une croissance de 6%. Nul besoin d’avoir recours à des magiciens de chiffres ayant du mal à faire pondre un PIB flambant neuf saupoudré et maquillé.

Rien que le Samedi 22 Février à « Ranmasse », l’émission la plus écoutée en Haïti, un député a appelé pour affirmer qu’un représentant du célèbre footballer David Beckam l’a appelé dans le but de faire l’acquisition d’un terrain à l’Ile à Vache. Rien qu’en 2013 plusieurs compatriotes au Canada ont été abordés par des Européens qui ont affirmé avoir acheté des terrains en Haïti pour la somme de 50 à 100 mille dollars U.S. Que font les notaires et les arpenteurs en Haïti? N’est-ce pas un notaire candidat à la présidence qui est allé très vite en besogne pour donner le mot du droit sur le mandat de dix sénateurs qui posent problème dans la vente des terrains en Haïti. Qui ne savent pas que les agents immobiliers un peu partout à travers le monde sont attirés par Haïti? Peut-on empêcher cette ruée vers l’or vert dans le cadre de la globalisation? Pour être pragmatique, je crois que non. Mais, il y a une façon de faire, un mécanisme qui pouvait être mis en place pour encourager des investissements dans le secteur touristique et immobilier qui ne nuirait pas à la population. Peut-on accepter que deux malandrins déposés au timon des affaires à cause de l’opportunisme d’une classe politique puissent hypothéquer le futur de tout un peuple?

Pour qui Michel Martelly et Laurent Lamothe se prennent-ils? Ou sont passés les Honorables Sénateurs et Députes? Comment explique-t-on le fait qu’un premier ministre qui ne donne pas résultat soit plébiscité par un dirigeant étranger qui n’a rien à voir ni de près ni de loin avec les politiques publiques en Haïti, et que le pouvoir législatif reste muet et laisse les bandits piaffer parce qu’un Blanc mafieux a dit qu’ils faisaient du progrès dans la régression? Est-ce que le sénateur Haïtien ne va pas présenter des dossiers à la Cour Supérieure des Comptes pour obtenir des jugements de débets contre ces officiels de gouvernement? Tous les acteurs politiques en Haïti savent que Laurent Lamothe a un centre d’appels chez lui. Ils sont tous au courant du mécanisme mis en place par ce jeune agressif et incompétent qui n’a que sa fougue et son arrogance comme vertus pour dilapider les caisses de l’État. Mais, personne n’ose dire un mot. De sources concordantes, les électeurs Haïtiens avaleront la couleuvre Laurent Lamothe comme Président d’Haïti en 2016 au su et au vu des pseudo-habermasiens politiciens qui sont exposés comme de vils coquins si un soulèvement populaire ne s’effectue avant les élections de 2015.

Ou sont passés les associations des ingénieurs haïtiens? Ou sont les grands diplômés en politiques publiques haïtiens? Ou sont les experts haïtiens en urbanisation et aménagement du territoire? Ou sont les autres pouvoirs en Haïti? J’ai en main un document assez volumineux sur le projet de développement de l’Ile à Vache. Après une analyse approfondie de ce document, j’ai décidé de garder mon silence pour bien des raisons. Quand j’étais enfant, c’était courant d’entendre des camarades dire à d’autres enfants qu’il faut mépriser les chiens pour avoir leur sentiment. C’est dans cette logique que j’ai décidé de rester silencieux. Quel spécialiste en gestion de projets peut m’expliquer et me convaincre sur le raisonnement derrière l’implantation d’un aéroport qui consommera le quart du budget de développement prévisionnel quand nous savons que l’Ile à Vache est une petite ile limitrophe à la ville des Cayes qui attend un aéroport depuis des lustres qui pourrait bien être un investissement sur?

Considérant que nous savons que l’Ile à Vache a été désignée zone de largage officielle de la poudre blanche et zone d’échange de marijuana avec la Jamaïque, nous croyons que c’est un débat que la société civile haïtienne devrait entamer avec la DEA qui a le plein accès sur notre territoire depuis la présidence de René Préval, geste difficile, mais apprécié car aujourd’hui c’est en connaissance de cause qu’on soumet Haïti au trafic de la drogue qui constitue une composante essentielle dans la violence structurelle implantée. Cette société civile n’est intéressée qu’au décaissement de fonds pour supporter des ONG, des projets bidons, des subventions de commerces familiaux, de centres communautaires non accessibles à tous dirigés par des docteurs cum libro et des docteurs Facebook. Est-ce que le peuple haïtien comprend les chiffres de 1, 3 milliard qu’il doit au Venezuela? Est-ce que le peuple Haïtien sait qu’en moins de trois ans, Michel Martelly et les bandits légaux ont hypothéqué son avenir pour au moins trente ans à coup sur seulement en terme de la dette de Petrocaribe et d’autres accords régionaux bidons signés? Est-ce que le peuple haïtien comprend la notion de « zone franche »? Est-ce que le peuple haïtien comprend la stratégie de « Cash for land », et l’utilisation de terres arables pour ériger des Zones franches, planter les plantules Mosanto comme cela a été fait dans les années 40 avec le projet SHADA (caoutchouc).

Durant les années 90, Jean Bertrand Aristide a vendu une montagne dans le Nord d’Haïti à une puissance étrangère. Cette montagne a été dynamitée en plein jour, et durant des mois, des étrangers ont brotté le sable, les roches, tout et tout. Sommes-nous conscients que nous sommes en train de fouiller notre propre trou pour être inhumés sans que l’ennemi ne nous mette en joug?

Quand Le FRAPH Frappe Sans Toto Constant

“Au moment du débarquement des marines, il était le chef reconnu de la révolution qui venait de renverser le gouvernement du président Sam. Il était le favori dans la course à la présidence. Mais l’amiral américain William Caperton, chef des troupes d’occupation l’écarta comme ennemi des États-Unis, au profit du sénateur Philippe Sudre Dartiguenave. Sous l’occupation américaine il a dit « Je préfère mourir m’envelopper dans mon drapeau que de servir l’étranger ».

En Décembre 2013, pour les réunions bilan de plusieurs organisations adhérées au mouvement « Troisième Voie », nous avons fait un relevé de tous les collaborateurs proches de Michel Joseph Martelly, président de la République, et nous avons comparé cette même liste avec les acteurs ténors sur la scène politique nationale durant la période 1971-1990, 1991-1994, 2004-2006. Nous avons pu constater que tous ceux qui furent indexés par malice comme trafiquants de cocaïne, kidnappeurs, voleurs de grands chemins, ninjas, zenglendos, assassins et sbires sont de retour sur la scène nationale comme dirigeants. Un journaliste de renom qui participait à l’une de nos rencontres a lancé un « kyèt Tilus », ce qui était bien surprenant. Le 23 Octobre 2012, après la publication d’un long article sur la saga Clifford Brandt intitule « Clifford Brandt, Chef Kidnappeur et Héros National », l’ancien chef de la Police Nationale d’Haiti Mario Andresol que nous avions cité en sa qualité de Chef de police durant les années florissantes de cette lucrativre entreprise nous avait contacté personnellement pour faire le point sur la situation sécuritaire d’Haïti, geste qui fut apprécié, et qui nous a permis du coup de confirmer notre décision de rester en exil.

Comment peut-on comprendre que des bandits kidnappeurs, trafiquants de drogue et assassins que Mario Andresol a fouké soient aujourd’hui propriétaires d’hotel cinq Etoiles, de ressorts, contracteurs au palais national, continuent à faire fructifier leur affaires salamiquement pendant que de jeunes professionnels armés de leurs diplômes, expérience, savoir-faire et honnêteté n’arrivent pas à trouver des opportunités? Je ne crois pas que le Président Américain Barack Hussein Obama aurait qualifié ces faits combien nombreux de progrès s’il les connaissait. J’aurais pu accepter de faire comme nombre d’éléments ayant le même background que moi, qui ont bouché leur nez pour manger le salami, et boire l’eau sale nauséabonde, mais quand on  a reçu une éducation judéo-chrétienne, quand ses grands-parents furent des vodouisants non-sorciers, quand l’apprentissage de l’instruction civique et morale n’a pas été un simple acte de mémorisation, quand on croit que son patronyme est un trésor inestimable,  quand on sait que « nos actes nous suivront » on ne peut pas accepter la malpropreté comme un fait normal.

Même quand nous fonctionnons comme peuple sur le mode « zombifié », il y a toujours des sages, des justes et des hommes droits qui contrefassent l’insensé pour s’échapper aux bandits sur la terre d’Haïti. Des fois, il est difficile pour certains d’accepter que tous les Haïtiens ne sont pas des payas et des mayas qui pataugent avec joie dans la crasse. Et même inconcevable pour la grande majorité de voir comment l’Haïtien, Homme-Bambou désaliéné ou extirpé du milieu salamisé croit dans le progrès et le développement durable.  La parole sera libérée dans ce pays et un jour viendra où le journaliste Haïtien n’aura pas peur de dire au chat qu’il est un chat, et d’appeler le mabouya, mabouya et non “ti bèt”. Je regarde avec tristesse de jeunes femmes diplômées qui portent leur pantalon « san fouk » et leur tanga, de jeunes professionnels dans leur trentaine qui croient que la corruption est la norme pour atteindre le succès alors qu’ils sont très doués. C’est la dénaturation de l’âme Haïtienne. Nos dirigeants et nos élites veulent démontrer « tèt kale » que la décadence d’Haïti se conforme aux mythes de l’Occident. Comme nous dit Frantz Fanon, nos frères choisissent le nivellement par le bas parce qu’ils sont aliénés.

Quand nous savons d’où nous venons, quand nous ressassons de jour en jour notre parcours du jour “0” au moment présent, nous ne pouvons pas baisser les bras, et il y a de quoi faire la fête, car dans notre âme le soleil d’Haïti brille toujours et l’odeur du café monte toujours dans nos narines. Ce qui est malheur et déboires pour les autres est un passage obligé pour nous autres pour arriver à l’illumination. Osons croire en une Hayti Nouvelle et Prospère pour le bonheur de tous! « Chaque génération a une mission, l’accomplir ou la trahir » (Frantz Fanon). Quelle est la mission de notre génération, nous les soixante-dixards qui contemplent la descente aux enfers, nous les jeunes fortunes d’Haïti et de la Diaspora qui ont eu la chance de faire des études, et qui peuvent résister même ensanglante sur le sol? C’est une question que chaque Haïtien qui croit qu’il mérite mieux devrait se poser. C’est une question que chaque Haïtien qui croit qu’il est esprit créée à l’image d’un être suprême qui a créé l’homme Haytien pour vivre dans le santibon doit répondre.

Aucun progrès ne peut se faire dans l’ignorance, la tyrannie, le saupoudrage, le maquillage politique, la corruption et dans l’inégalité. C’est honteux que les démocrates de gauche s’associent avec les néo-fraphistes pour faire avancer l’agenda multinational et des ploutocrates au détriment de la masse vilipendée et abusée. Pétion s’associe une fois de plus à Rochambeau pour déchouquer Dessalines de la terre d’Haiti. Chochonèt. Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux!

 

Crédit : Kerlens Tilus 

 

One Comment add one

  1. Primé says:

    Historical writing à la hauteur de l’esprit des Haitiels comme Firmin, Alexis, Peralt, etc.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*