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Haïti/Presse/Numérique: Faut- il s’inquiéter pour le quotidien « Le Nouvelliste » ?

Written on:mars 30, 2015
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pa1Réponse à cette question « Faut- il s’inquiéter pour le Quotidien « Le Nouvelliste », chez nous, c’est …je ne sais pas. En tout cas, pas encore. Je ne sais rien. Au droit à la parole, j’oppose pour l’instant un devoir de silence.

J’ai pris du temps au fait pour rédiger ce texte qui n’est en réalité que l’expression d’une angoisse sur l’avenir de la presse écrite en Haïti. Avec l’arrivée/l’implantation du numérique, on sait parfaitement que l’audiovisuel en soi, la presse électronique déjà, est ou sera dans une situation extrêmement délicate au delà du 17 juin 2015, prochain. Mais la même délicatesse, parlant de numérique, concerne aussi, la presse écrite qui était on ne peut plus menacée, précaire, inconfortable, pour d’autres raisons et qui tend ouvertement, de plus en plus, a disparaitre. A ce stade, je me demande si les patrons de presse chez nous, ne vont pas avoir besoin de se réorienter et même, dans certains cas, de se tourner vers d’autres métiers. Avec le temps, dirait Leo Ferre…Un dossier à suivre. Tragiquement….

Voyons ce qui se passe dans le monde. Voyons la régulation qu’essaient de mettre les institutions mondiales de télécommunications. Les normes. Les questions de droit, de droit d’auteur et les questions économiques y relatives. Voyons les grands bouleversements qui agitent la presse écrite à travers toute la planète avec ce numérique qui débarque comme une véritable épée de Damoclès, une veritable sanction. Voire même, un vrai couperet. Surtout, pour ces pays qui n’étaient pas prêts à l’accueillir ou encore, qui n’en ont nullement hélas, la culture, Et c’est cela aussi les revers de la mondialisation.

Je connais en passant, un journaliste anticipateur, inquiet, angoissé, blanchisseur de son état d’individu suspect qui, supporte par son réseau corrompu et mafieux, se recycle depuis quelque temps au cinéma. Suspect et suspecte publiquement par son propre Ministre de la Justice d’une époque et lequel ministre de la Justice a été par ailleurs une fois, l’avocat de la femme même de ce journaliste (divorcé). C’est à dire que celui-ci, notre journaliste « toutiste » a donc raison de paniquer et de se chercher indéfiniment sans pouvoir se trouver dans un labyrinthe social-culturelo- intellectuel ou les étiquettes souvent sont collées à vie. Point barre. J’avais mon professeur d’histoire de l’art, et de philosophie esthétique, Michel Philippe Lerebours, (coucou à toi, Philippe), Il est, à ce dimanche 29 mars 2015, bien actif, M. Lerebours aux Etats Unis, et il me lira peut être ici, ou je lui dis MERCI de m’avoir fourni  à la base qu’il m’a fallait, une fois, les outils nécessaires pour mieux pénétrer avec lumière tout un monde de mystères. Dans ce débat- non- dit- ICI, sur le cinéma haïtien, il aurait juste souri. Maintenant que mes cheveux blancs me permettent de comprendre absolument la sagesse de l’homme instruit « chapo » Philippe, un grand maitre. Bref.

Renaissance du cinéma Haïtien, tu parles, mon ami, en NAIF (exactement comme on emploie ce terme, pour parler de l’art naïf) en IMBECILE HEUREUX, dirait cette fois, mon ami Kerlens Tilus, et mon ami journaliste, en cancre qui donne franchement envie de vomir. Et qui crois que le même bluff, le même bla bla bla à la radio, nous donnera-t- il d’en écouter autant au cinéma haïtien qui se meurt hélas, malgré ces années de gloires, malgré Bob Lemoine, malgré Jean Dominique, malgré Rassoul Labuchin, malgré Raoul Peck, (hoo…ce Peck), malgré plus près de nous, Richard Sénécal et son merveilleux petit bijoux Barikad, malgré tout. Et ce n’est pas en lui disant Bye Bye comme un cynique adieu, qu’il ressuscitera, ce cinéma foutu justement. Rajoutez encore dans le vase qu’il finit un jour par renverser. Alors que ce journaliste, (c’est grave notre inculture parfois), ne sait même pas que lui aussi, le cinéma chez nous, il est sans avenir, pour les mêmes raisons du monde. La formation aux métiers du cinéma. Le numérique, L’économique, les infrastructures cinématographiques, les équipements culturels, artistiques, la technique, la littérature, la création littéraire, le financement culturel correct et non le blanchiment, la technologie, la mondialisation, la globalisation, la culture d’un peuple, l’anthropologie socio culturelle. le talent, le génie, l’histoire de l’art, l’histoire du cinéma, la critique audiovisuelle, la critique de la critique de la communication, la critique cinématographique, la presse culturelle, les valeurs, La Gouvernance, la politique culturelle, les politiques sectorielles… Merde.
Mais, que se passe t il de tout cela…

Pour l’instant, je ne sais rien, c’est le Quotidien, le Nouvelliste qui m’intéresse. Fondé en mai 1898, et diffusé, il était une fois à 11 mille exemplaires, nous a dit M. Chauvet, le patron lui même en été 2005, alors que les Miss Video Max visitaient les équipements de ce journal. Si ma mémoire est bonne. Autour du séisme de janvier 2010, une entrevue de Lemoine Bonneau rédacteur au dit journal, parle de 9000 exemplaires par jour. C’est sur avec 9000, 10 000 ou 11 000 exemplaires, la presse écrite globalement étant dans le monde, et en Haïti étant en difficulté, le Quotidien, en Haïti, Le Nouvelliste lui non plus, n’échappera au mauvais sort qui guette le secteur de la communication au sens large. Le Nouvelliste, un quotidien unique pour 9 a 10 Millions d’Habitants. Il faut le faire. Malgré tout, c’est un media menacé, je soutiens, je maintiens.

Je me souviens, il était une fois, chaque matin, un vrai engouement à voir le petit facteur déposer ou glisser sous la porte, sous la barrière de chez nous, les usagers du Nouvelliste, un exemplaire de ce Quotidien mythique. Quand on allait dans un bureau public ou privé, tôt le matin, il y avait, le Nouvelliste du jour, à partager comme un gâteau. De nos jours, dans ce même bureau public ou privé, dans une clinique, ou dans la salle même de cinéma (pour des pays ou l’on trouve du cinéma), à l’opéra, dans la rue, en marchant, chaque personne enfouit sa tète dans un black Berry. Ce reportage de 1947, posté par l’INA (Institut national de l’audiovisuel), et partagé sur ma page facebook, par mon ami Evens Dubois, avait tout prévu.

Pour finir cette piste que j’ai voulu tracer avec un énorme focus sur ce quotidien Le Nouvelliste, avec lequel j’ai plutôt une attache émotionnelle particulière, J’ai pris mon temps depuis près de deux 2 ans, pour comprendre, pour interroger dans les rues, en pleines rues, les vendeurs de journaux, d’hebdomadaires haïtiens (Haïti en Marche, Haïti Observateur, Haïti Progrès, etc.). Ma question au crieur, au vendeur, est simple et unique. Comment marche Le Nouvelliste. Réponse du vendeur, MAL. Cela va mal, monsieur. Les gens n’achètent plus de livres, de journaux , Avec un lot de Nouvelliste en main, à vendre, toute une semaine, personne ne nous regarde. Elles nous regardent de moins en moins. Les gens ne lisent plus, les gens n’ont plus d’argent. Je la reçois toujours, cette réponse, comme un coup de poing dans la gueule. Je sais pourquoi, moi. Mais, on y pense de moins en moins. Car on attend la véritable débâcle pour s’y pencher, ou de préférence pour prononcer des …oraisons funèbres dignes d’un grand Quotidien qui pourtant,… ne mourra pas. Heureusement.

Crédit : Pradel henriquez

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