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Haiti/R.D.: Entre la Boîte à mensonges de Medina et les « I don’t care » de Martelly.

Written on:janvier 11, 2014
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Droits humains piégés sur l’ile :   entre la Boîte à mensonges de Medina et les « I don’t care » de Martelly.

 

La ville frontalière de Ouanaminthe a accueilli une commission bilatérale vite créée pour traiter de questions intéressant Haïti et la République Dominicaine. Cependant, la boîte à mensonges toujours ouverte du président Danilo Medina et les I don’t care  du locataire du Palais National à Port-au-Prince, autorisent bien peu d’espoirs.

 

En août 2012, à l’occasion de son investiture à la présidence,  le chef d’Etat dominicain Danilo Medina publiait son « Plan de gobierno 2012-2016  » présentant les grandes orientations de son administration jusqu’à la fin de son mandat qui prendra fin en 2016.

 

 Dans ce document de 45 pages, il est écrit : “ nous allons gouverner pour avancer vers un Etat démocratique social de droit et une société avec une égalité de droits et d’opportunités….et assumer comme la tache institutionnelle la plus importante, le respect strict des lois à  commencer par la Présidence. Nous donnerons l’exemple et nous allons promouvoir des actions concrètes pour vivre la légalité démocratique».

 

 Et pourtant… l’Exécutif dominicain en 2013, oublie qu’imposer le principe de rétroactivité  pour enlever la nationalité aux Dominicains d’ascendance haïtienne, est illégal et interdit par la législation du pays. (Constitution dominicaine, art. 26 &74)

 

 A signaler que le programme gouvernemental communiqué en 2012, par le président Medina comporte également un chapitre sur les droits humains. Concrètement, il envisage de concevoir et d’exécuter “un plan de promotion des droits humains et citoyens, en ce qui a trait à  l’Egalité, la Non discrimination, la Tolérance et l’Intégration des personnes”.

 

 Pourtant… le gouvernement Medina, décide en 2013 d’apporter sa pleine collaboration à l’application de la sentence discriminatoire de la Cour Constitutionnelle.

 

 

Medina & Martelly (Image d'archives, courtoisie Mylene Colmar)

Dans ce document officiel, le nouveau chef d’Etat dominicain avait aussi annoncé que son gouvernement allait veiller à l’établissement de mesures punitives contre ceux qui s’adonnent à des pratiques de violations des droits humains et citoyens.

 

 Des campagnes d’information et de sensibilisation sur les Droits Humains, sont prévues de telle sorte que tous les citoyens puissent exiger le respect de leurs droits. “Ces campagnes qui seront à  la fois informatives et démonstratives doivent contribuer à  promouvoir la connaissance des droits fondamentaux, et en même temps prévenir la population sur tous les actes qui constituent des violations et l’informer sur les mécanismes et organes  existants pour  les dénoncer et les sanctionner”; ces campagnes doivent mettre l’accent sur la non-discrimination, la tolérance et la pluralité (Plan de gobierno, page 40)..

 

 Pourtant…… quand, en novembre 2013, des membres de la communauté haïtienne de Neyba (Sud de la République Dominicaine), se sont tournés vers la Police et l’Armée pour les protéger contre des représailles aveugles de citoyens dominicains, les responsables des commissariats et casernes n’étaient pas actifs à rechercher leurs agresseurs en vue de leur acheminement par-devant les tribunaux compétents comme il est prescrit dans les lois dominicaines. Ils ont tout bonnement placés les victimes à bord d’autobus pour les embarquer vers la frontière, ni plus, ni moins, avec toutes les privations, pertes de biens et séparations forcées de familles que cela comporte.

 

 Fin décembre, un CASEC (élu en charge d’une section communale) décrivait à une station de radio de la capitale, le désarroi de plusieurs familles à Cornillon Grand Bois, (Ouest) familles rapatriées de Neyba dans le plus parfait dénouement et restées sans secours depuis. (Radio Teleginen,26/12/13).

 

 Le Programme gouvernemental 2012-2016 du président Medina inclut aussi une section sur les relations haïtiano-dominicaines. Parmi les lignes d’actions annoncées, il est prévu de “renforcer et dynamiser le rôle de la Commission Mixte Bilatérale Haïtiano-Dominicaine en lui assignant des responsabilités de coordonner avec d’autres institutions de l’Etat dominicain sur des thèmes qui exigent des stratégies communes avec Haiti.

 

Pourtant……en 2013, Danilo Medina, dans un moment d’amnésie, se surprend à ignorer cet espace que constitue la Commission Mixte Bilatérale, créée il y a 18 ans, et rentre dans la démarche de monter rapidement une nouvelle Commission avec Haïti.

 

 Quant à la question migratoire qui figure sur l’agenda de travail de la Commission réunie à Ouanaminthe, Danilo Medina l’avait également inscrite parmi les priorités de son programme gouvernemental. A ce sujet, il avait annoncé en 2012 que “son gouvernement allait appliquer les modèles et les bonnes pratiques en matière migratoire régionale et internationale”(Plan de gobierno, page 45).

 

 De même, en ce qui concerne les rapatriements, le gouvernement Medina entend veiller à ce que les rapatriements de ressortissants étrangers et leurs familles se réalisent en conformité avec les Conventions internationales sur les Droits Humains et les Droits des Migrants.(Idem)

 

 Pourtant…. des organismes de droits humains établis en République Dominicaine, dénoncent régulièrement la situation déplorable observée lors de rapatriements de migrants haïtiens vers la frontière Il en est de même pour les organisations oeuvrant en Haïti qui n’ont pas cessé de dénoncer les pratiques inhumaines et la violation des prescrits du Protocole d’entente signé en 1999 entre les deux pays sur les principes à respecter dans le cadre de rapatriements.

 

 En plus d’une boîte à mensonges, le locataire de la Casa Rosada à Santo Domingo détient aussi un coffret à émotions. C’est ainsi qu’il s’est montré très ému en présence de représentants d’organisations de droits humains qui l’exhortaient à réagir à cette sentence discriminatoire. Au cours de cet entretien, il leur a présenté des excuses. Et même l’ambassadeur de la République Dominicaine en Haïti, Ruben Silie Valdez l’a confirmé à Port-au-Prince. “Je veux vous dire que le président Medina vient de faire une déclaration publique pour présenter ses excuses et demander pardon aux Dominicains d’origine haïtienne ce matin”. (Touthaiti.com/9/10/13)

 

 Pourtant… le gouvernement Medina annonçait deux semaines plus tard, que la sentence de la Cour Constitutionnelle  ne souffrait aucune discussion et même, des dispositions allaient être mises en oeuvre pour son application. Là encore, le président Danilo Medina a voulu feindre d’oublier que, main dans la main avec les ultranationalistes de la Fuerza Nacional Progresista (FNP), le Parti de la Libération Dominicaine (PLD) dont il fut le candidat, avait bien opté pour l’exclusion des Dominicains d’ascendance haïtienne depuis février 2008.

 

 Hélas, face à la boîte à mensonges de Danilo Medina, font écho les pratiques I don’t care du président haïtien Michel Martelly.

 

 

L'Ile d' Haïti

En effet, mises à part des frictions pour des enjeux liés aux questions commerciales, les deux M s’apprécient bien et ne se chamaillent guère sur les questions de droits humains, d’Haïtiens lynchés, de bébés rapatriés avec leurs mères nourrices, d’Haïtiennes humiliées, dépouillées dans les marchés frontaliers, ou encore de travailleurs haïtiens comme ceux de la Compagnie Coquera Real qui ont passé un mois à camper devant le Ministère dominicain du Travail sans aucun appui de l’Ambassade d’Haiti.

 

 Ce ne sont pas là des sujets de conversation prioritaires.  Les deux dirigeants de l’île ont appris à parler d’autre chose. Ils se rencontrent souvent et leur tête à  tête à commencé avant même leur investiture respective . De Fernandez/PLD à Medina/PLD, les dépêches de presse l’illustrent bien.

 

 10 jours avant son investiture au Palais National, le candidat élu Martelly se rend à Santo Domingo

 

1-Rencontre Martelly-Fernandez/4 mai 2011/Alterpresse/ “Le président élu haïtien Michel Martelly a effectué ce 4 mai, une visite de quelques heures en République Dominicaine. Au cours de cette visite, Michel Martelly a rencontré le président dominicain Leonel Fernandez avec qui il devait s’entretenir de la question de la migration et des dispositions à adopter pour le contrôle de la frontière… Il était question également que Martelly profite de l’occasion pour inviter le chef d’Etat de la République voisine à la cérémonie de son investiture qui doit avoir lieu ce 14 mai prochain à Port-au-Prince.

 

Le président élu s’est entretenu également avec le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso de la promotion des investissements…et de la facilitation des échanges commerciaux entre les deux pays”.

 

 A peine trois mois plus tard, le nouveau chef d’Etat haitien prenait la direction de Santo Domingo

 

2-Brève rencontre Martelly-Fernandez/ 3 aout 2011 /HPN /”Au cours d’une courte visite effectuée ce mardi, les deux présidents ont renouvelé leur engagement à travailler ensemble dans l’intérêt des deux pays se partageant l’île”.

 

 3- Rencontre Martelly-Fernandez à Santo Domingo / 26 mars 2012/

 

Au cours de cette visite officielle, le président Martelly a encouragé un ministre des Affaires Etrangères démissionnaire à signer au nom d’Haiti, un ensemble de 7 accords avec la République Dominicaine dont l’un sur l’Education Supérieure, la Science et la Technologie. Ce ministre des Affaires Etrangères s’appelait Laurent Lamothe. Dans l’accord qu’il a paraphé, il est prévu que” le gouvernement de la République Dominicaine s’engage à offrir une coopération technique au Gouvernement de la République d’Haiti pour la conception et la mise en oeuvre du modèle de l’Université en Haiti”.

 

 Analysant le document, un chercheur haïtien a conclu que cet accord sur l’enseignement supérieur “est traversé par deux motivations: premièrement, une volonté de renforcer davantage la tutelle de la République Dominicaine sur Haïti; deuxièmement, la volonté d’éliminer ou de phagocyter les institutions nationales au lieu de les renforcer. Ni le gestionnaire principal indirect de l’Université en Haïti (Le MENFP) ni le gestionnaire principal direct (Le RECTORAT DE L’UEH) ne sont pris en compte” (Compte-rendu PJ Merat/GARR, 21 juillet 2012).

 

 5 mois plus tard, Michel Martelly est présent à l’investiture de Danilo Medina

 

4– Rencontre Martelly-Medina/ 16 aout 2012 /Haitinews

 

Michel Martelly à l’investiture de Danilo Medina Sanchez à Santo Domingo le jeudi 16 août 2012. Une délégation du Ministère haïtien des Affaires Etrangères est déjà sur place pour préparer l’arrivée de M. Martelly. Le Chef de l’Etat dominicain avait annoncé les couleurs en préconisant la libéralisation des échanges commerciaux entre les deux Etats de l’île.

 

(Radio Kiskeya/16 aout 2012)

 

 Quelques heures avant l’investiture de son nouvel homologue dominicain, le dirigeant haïtien s’était entretenu mercredi soir avec Danilo Medina./

 

 4 mois plus tard, Medina et Martelly se revoient dans une belle ambiance de fête à la Romana/28 décembre 2012/

 

Julio Iglesias et Michel Martelly sur scène hier soir en République Dominicaine/ 28 décembre 2012/Haitiantruth.org

 

“Julio, permettez-moi de pratiquer mon espagnol” a dit le président Martelly à Julio Iglesias qui l’avait salué en français. Il s’est alors adressé au chef d’Etat dominicain présent au spectacle :

 

“ Tout d’abord, je tiens à saluer le président dominicain Danilo Medina et son ministre des Affaires Etrangères, Carlos Morales, qui sont ici présents ce soir et je tiens également à présenter un salut du peuple haïtien au peuple dominicain qu’il aime beaucoup”. Le président a ensuite rejoint Julio Iglesias pour interpréter ensemble la chanson‘ Corazon, Corazon”.

 

  4 mois plus tard, les deux M de l’ile se donnent l’accolade dans la capitale haitienne

 

· 5– Rencontre Martelly-Medina à Port-au-Prince en marge de la réunion de l’Association des Etats de la Caraibe (AEC) en avril 2013.

 

 2 mois plus tard, Martelly et Medina se revoient à Ouanaminthe

 

· 6-Rencontre Martelly-Medina / 5 juin 2013 à Ouanaminthe dans un contexte de chasse aux Haïtiens à Santiago de los Caballeros./Alterpresse 5 juin 2013

 

 “Les présidents Joseph Michel Martelly et Danilo Medina Sanchez lancent conjointement ce mercredi 5 juin 2013 à Ouanaminthe un projet de reboisement à l’occasion de la Journée Internationale de l’Environnement….Cette rencontre entre les chefs d’Etat de l’Ile arrive à un moment où des ressortissants haïtiens sont pourchassés et expulsés du territoire dominicain”.

Trois semaines plus tard, les deux Chefs d’État s’entretiennent au Nicaragua

 

7– Rencontre Martelly-Medina à Managua / 29 juin 2013 Haiti en Marche

 

“Les présidents dominicain, Danilo Medina et haïtien, Michel Martelly, se sont rencontrés le 29 juin, à Managua, Nicaragua, en marge d’un sommet de l’Organisation Petrocaribe. Selon la presse dominicaine, c’est le président haïtien et le premier ministre Laurent Lamothe qui ont sollicité cette rencontre pour débattre de l’interdiction par Haiti de l’importation des oeufs et poulets venant de la République voisine”.

 

 Ces rencontres entre le président Martelly et son homologue dominicain n’ont guère été suivies de restitution véritable auprès de la population. Rarement a été mentionnée une évaluation du Protocole d’Accord sur les mécanismes de Rapatriement vieux d’une quinzaine d’années et régulièrement violé par l’Etat dominicain.

 

 D’aucuns diront, mais, on a des exemples où l’Exécutif haïtien a montré du souci. Par exemple, pour la question des oeufs dominicains. Au fait, quelle était donc la chanson à la mode sur les oeufs ? C’etait une question de contrôle de qualité pour protéger la population haïtienne ! Mais où se cache donc le gouvernement quand il s’agit de traiter la question de contrôle de qualité avec la MINUSTAH, propagatrice du choléra et qui a déjà abattu environ 9 mille personnes et infecté 800 mille ? Du reste, le ministre des Affaires Etrangères, Pierre Richard Casimir refusait publiquement d’associer l’introduction du choléra à la MINUSTAH.

 

 
La question des oeufs, c’est donc avant tout une question d’intérêts bien particuliers. Quand il s’agit d’un dossier  de droit à la santé fondamental comme le choléra, le gouvernement déclare: I don’t care.  Quand les Dominicains à Santiago où ailleurs chassaient des familles haïtiennes de leur domicile ou encore leur faisait descendre des autobus sous prétexte du choléra, le gouvernement a continué à chanter : I don’t care!

 

 
Sur le chapitre de la responsabilisation, a-t-il déjà demandé à la MINUSTAH criminelle, de poster des hélicoptères dans des endroits difficiles d’accès dans les mornes, pour sauver la vie de ceux qui ne peuvent arriver à temps au centre de traitement le plus proche et qui succombent trop souvent en route ?

 

 

 Est-il disposé à livrer des certificats de décès aux familles des victimes du choléra ? A-t-il constitué une base de données accessible au Ministère de la Santé ? Se soucie-t-il de préciser combien de femmes, d’hommes, d’enfants en bas âge, de vieillards périssent du choléra? Ou bien, agite-t-il simplement un nombre à chaque point de presse ? Comme s’il s’agissait de chiens écrasés au bord de la route?

 

 

 Hélas, tout cela…tout ce I don’t care, les tenants de l’Establishment dominicain le savent bien et chez eux donc, pareillement, they don’t care about Haitians !

 

Autre I don’t care bien enregistré par l’Etat dominicain, c’est le mépris manifesté par le chef d’Etat haïtien envers la presse qui pose des questions sur ce que font ses homologues en République Dominicaine. Le journaliste Rodrigue Lalanne l’a appris à ses dépens avec des bousculades appliquées sous le regard du chef de l’Etat. Des questions sur les agissements des dirigeants dominicains sont TABOU. Point final.

 

 Enfin, pour 2014, le premier I don’t care envoyé aux regards attentifs des Dominicains, c’est bien celui offert le 1er janvier aux Gonaives. En effet, le président Martelly a décidé d’avoir comme invité, un inculpé, un grand marchand d’hommes bien connu de l’actuel chancelier Carlos Morales Troncoso. Il s’agit de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, qui, année après année, a livré comme esclaves modernes, des dizaines de milliers d’Haïtiens aux usines sucrières dominicaines.

A l’instar du chancelier Troncoso, grand familier du Conseil d’Etat du Sucre (CEA) prédateur de la main-d’oeuvre haïtienne, les dirigeants dominicains ont sans doute apprécié cette image d’impunité qui porte à croire que la situation des braceros haïtiens dont les fils nés en République Dominicaine sont submergés actuellement de mépris et d’exclusion institutionnalisée, n’est guère le souci du locataire du Palais National qui persiste à fredonner : I don’t care.

 

 Tout compte fait, entre la boîte à mensonges de Medina et les I don’t care de Martelly, une  parole digne, sans artifices, sans coups bas, sans manoeuvres inavouables contre les droits humains sur l’île s’impose. Car les costumes à la Trujillo—auteur du massacre de 1937 initié non loin de cette ville frontalière de Ouanaminthe- et les costumes à la coupe Vincent, -traître à ses compatriotes assassinés,-  sont déjà passés à la blanchisserie et prêts à être enfilés par les nouveaux dirigeants de l’île.

 

 Des commissions trompe-l’oeil avec des omissions majeures sous le regard condescendant des puissants de ce monde qui ne demandent pas mieux qu’aider la République Dominicaine à se refaire une image mise à mal par la sentence, est un mauvais calcul pour le futur des relations sur l’île et la sauvegarde des droits humains universels.

 

 Qu’ils se ressaisissent, ceux qui veulent à tout prix desinternationaliser l’affaire, et l’insulariser, disons mieux, la laisser traîner au niveau de commissions localisées, sans lendemain tout en charcutant au passage la dignité et les droits humains d’innombrables personnes sur l’île.

 

 

 

Crédit: Lis Bell, Militante de droits humains/CANAL+HAÏTI                                                

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