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Haïti/Réflexions: Les Voies de Pascale – 4, Mes mots…ceux que Tu m’inspires…

Written on:décembre 14, 2012
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« I want to see and experience GOD as Jesus did » (Paul R. Smith, Integral Christianity)

 

Marie-Pascale Duplan

Je ne sais pas comment on accueille une amitié … une amitié qui me fasse me sentir … si importante.

Je ne sais pas quoi faire…  quand tout cet intérêt… trop d’intérêt … se manifeste à mon endroit en même temps.
Vraiment je ne sais pas…

Je ressens que je devrais te répéter « Merci!  Merci!  Merci! » à l’infini. Mais je ne pense pas qu’on dit merci quand une personne vous montre son appréciation. 

Ce qu’attend une personne qui t’apprécie et te le montre… c’est la réciprocité.

J’ai envie de te rendre la réciprocité…
Mais je ne sais pas comment on rend la réciprocité.

Parce que j’ai toujours occupé le siège de celui qui donne de ce que tu me donnes, comme tu me le donnes… en attendant tout…sans espérer rien…

Et parce que je ne sais
pas comment on rend la réciprocité, je panique.

C’est compliqué… Très compliqué… Très compliqué à mettre dans des mots…

Alors je n’essaie pas de faire des phrases.

Il n’y a pas à dire… Il y a à vivre…

Ton urgence de « donner » de ce que tu me donnes sans compter correspond à ma propre urgence de recevoir de ce que je reçois de toi sans compter…

Alors je vais essayer de vivre cela…

Simplement…

Sans promesse…

Et sans mettre les pieds dans le plat…

Autant que faire se pourra…

Mais en faisant attention…

Pour pas que mon cœur ne s’affole et s’arrête…

C’est qu’Il n’a pas l’habitude de devoir battre dans les deux sens à la fois.
Il a l’habitude « d’expirer » jusqu’à être à bout de souffle…, jusqu’au dernier souffle…

Il a appris comment survivre en manque d’oxygène…

Il ne sait plus comment inspirer, tout simplement …

Il a oublié comment on inspire l’air pur…

Il a oublié que respirer, ne doit pas faire mal…

Il a oublié qu’expirer puis inspirer est une fonction normale…, que c’est normal…

Trop longtemps asphyxié…

Trop longtemps en manque…

Trop longtemps à essayer de remplir les poumons par un filet d’air volé à l’entrebâillement d’une porte…
avant qu’elle ne se referme, impitoyable…

Cela fait du bien de respirer… de respirer un souffle à la fois … sans perdre souffle.

 

 

 

Crédit: Marie Pascale Duplan
13 décembre 2012

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