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Haïti/Société : Le Cap-Haïtien dans l’insécurité, un usurier dans la tourmente.

Written on:mai 3, 2015
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feu1 Pouvait-on imaginer après tant de déplacements  des autorités de la République d’Haïti un peu partout sur la planète, sollicitant la venue d’investisseurs étrangers et aussi  issus de la diaspora Haïtienne ,  pour replacer Haïti  sur la carte touristique mondiale et  l’exploration de nouvelles opportunités, qu’il puisse exister encore dans ce pays une réelle atmosphère d’insécurité permanente ?

 Monsieur Dupont, originaire de la commune du Cap-Haitien ville située à environ 250 kms  au Nord de Port-au-Prince, monte sa société dans la localité de (Terrier-Rouge), et va être la cible des hommes en arme, au point de déloger des riverains et entrepreneurs  qui menaient une paisible vie dans ce coin paradisiaque.

 Le métier d’usurier ou cambiste, ne veux pas dire que l’on doit subir et faire  l’objet  de chantage  par des individus désirant à tout prix de quoi s’acquitter  de leurs droits de dépôt de candidature pour les élections à venir et autres…

 Certaines informations qui risquent de mettre en danger  la sécurité de l’intéressé,  ainsi que les lieux où se sont déroulés ces événements,  ont été modifiés dans cet article.

 Le récit de DUPONT est similaire à beaucoup d’autres,  mais la différence est qu’il décide de se confier à notre rédaction et de mettre à nu un système où  le pouvoir a ses hommes de main. DUPONT est considéré comme l’un des plus jeunes  notables de la communauté de Terrier-Rouge : son histoire a défrayé toute la  chronique ; partir est pour lui le choix idéal,  souhaitant  se refaire une nouvelle vie. Il a fui le quartier qui l’a vu naître il y a 30 ans tout juste. « La vie est tellement précieuse, il  faut la sauvegarder surtout quand on est responsable d’une catégorie de gens qui sont laissés pour compte dans la société ; mon devoir est de les aider  à construire un lendemain stable, ces gens frôlent  l’exclusion totale » dit-il.

 L’usurier  Capois  a failli «  laisser sa peau » le jour même de son anniversaire, le 7 Février 2015.

 Les hommes  de main d’un trafiquant nommé X,  très connu dans le pays et proche du gouvernement antérieur, originaire de cette localité, débarquent chez lui réclamant une forte somme,  une arme pointée derrière la nuque.  Il les conduisit donc dans la chambre forte où il eut le choix de coopérer et de donner  la somme de $ 10.0000 Us. Monsieur  DUPONT estime que rien ne vaut cet argent car il doit continuer à vivre, il a tout fait pour que ces bandits ne le tue pas ; ces délinquants ont accaparé une quantité plus importante de ce qu’ils avaient demandée en l’informant qu’ils vont revenir sous peu pour se réapprovisionner.

 Le lendemain monsieur DUPONT se rend au commissariat de la ville pour porter plainte ; il a eu la surprise de sa vie ; l’un des individus qui tenait l’arme était assis à côté du chef de poste ; Il s’évanouit, et fut conduit à l’hôpital d’urgence ; deux jours après il regagne sa demeure pour reprendre ses activités coutumières, le lendemain à l’aube il a échappé de justesse à  un incendie criminel de sa maison.

 Fort heureusement pas de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels enregistrés, des fichiers de créances,   un important butin évalué à 90.0000 US,  sont  partis en fumée ; sa  voiture a  été consumée  par  les flammes (Voir Photos).

 S’EXPATRIER,  L’UNIQUE CHOIX.

 Une séparation douloureuse  pour les habitants, particulièrement les petits commerçants, la classe défavorisée à laquelle il faisait des emprunts à taux très réduits.  Monsieur  DUPONT se trouve dans l’obligation de s’expatrier vers la REPUBLIQUE DOMINICAINE. Ce départ laissera un  goût amer,  la confusion et le grand désarroi au sein de  la population pour laquelle il était une source  d’approvisionnement  financière importante,   car les banques privées ne  les aident pas.

Peterson HERCULE Journaliste Reporter d’Images – JRI Guadeloupe, avril 2015 presscaraibes@gmail.com canalplushaiti@yahoo.fr

Peterson HERCULE
Journaliste Reporter d’Images – JRI
Guadeloupe, avril 2015
presscaraibes@gmail.com canalplushaiti@yahoo.fr

 Une jeune mère en larmes s’exprime en ces mots, elle ne reverra plus son frère car, «  POPO était tout pour moi ». Elle doit définitivement  se  ceindre les reins et fixer les yeux vers le ciel, car la vie ne sera plus comme avant.

 Cette pilule amère devra tôt ou tard être avalée puisque ce fils digne ne reviendra jamais, car ma vie vaut beaucoup plus que de l’or, dit-il.

 Au moment où  nous éditons ce papier aucune autorité judiciaire  de la ville du CAP ne s’est toujours pas rendue sur les lieux pour un  constat légal en vue d’établir le ou les motifs du sinistre et chercher d’éventuels coupables, s’il y a lieu.

 Que dire  quand un jeune entrepreneur se lance pour un développement  économique dans un secteur sensible, et se trouve contraint d’abandonner au profit d’une  impunité qui règne en permanence  au sein de la société Haïtienne. Il semble être plus facile de partir au lieu de construire ici,  puisque les autorités étatiques peinent à prendre les mesures qui s’imposent en vue de créer un Etat propice à l’investissement.  Jusqu’à  quand  les instances concernées  resteront inertes et donneront une image nouvelle du pays ?

                                                                                                                                                             

                                                                                                                                            

Crédit : Peterson HERCULE

                                                                                                                     

 

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