Google

Haïti/Vénézuela : Jovenel Moïse et Nicolas Maduro, le divorce…!?

Written on:janvier 11, 2019
Comments
Add One

téléchargementLa République d’Haïti fait partie d’une liste de 19 pays qui ne reconnaissent pas la légitimité du second mandat de Nicolas Maduro Moros, actuel président du Venezuela. D’après certains observateurs, la décision d’Haïti de voter contre le Venezuela est une décision honteuse et non calculée.

Par cette action, Haïti s’érige automatiquement contre le régime en place au Venezuela, alors que l’administration de Jovenel Moïse avait salué en mai 2018 la réélection de Nicolas Maduro. Une décision qui arrange l’administration de Donald Trump, la main cachée de cette résolution, mais détériorera probablement les relations historiques d’amitié entre le pays de Jean Jacques Dessalines et celui de Simon Bolivar. C’est à l’occasion de la réunion du Conseil permanent de l’OEA, tenu ce jeudi 10 janvier, que l’administration de Jovenel Moïse a décidé de tourner le dos au Venezuela, un ami sincère du pays, au profit des États-Unis, dont le président a récemment traité Haïti de « pays de merde ».

Réélu pour un second mandat en mai 2018 au terme d’un scrutin contesté par l’opposition, Nicolas Maduro est depuis lors, la cible de la puissance du continent américain, les États- Unis. Cachée derrière l’organisation des États américains (OEA), l’administration de Donald Trump ne jure que par la déstabilisation du régime de Nicolas Maduro. Les États unis cherchent depuis quelque temps des alliés au niveau de la région dans l’idée d’avoir son emprise sur le Venezuela. En juin 2018, les États-Unis avaient réclamé la suspension du Venezuela de l’Organisation des États américains (OEA), l’accusant de déroger aux règles démocratiques.

L’administration de Donald Trump avait trouvé le soutien de six autres poids lourds de l’institution panaméricaine, Canada, Mexique, Brésil, le Chili, l’Argentine et le Pérou, pour le lancement du processus. L’administration de Donald Trump n’avait pas trouvé les voix suffisantes pour écarter le Venezuela de l’organisation régionale. À l’issue de ce vote, Haïti avait fait abstention.

Ce vote était déjà à contre-courant de l’histoire des deux peuples en raison du fait que dans de pareilles circonstances, le Venezuela a toujours eu le soutien d’Haïti. Mais cette fois, Haïti a voté contre lui.

Des hommes de gauche en Haïti, dont Camille Chalmers de la PAPDA, croient que c’est une tractation. Haïti, estime-t-il, est manipulée par des impérialistes, notamment les États-Unis, qui visent à affaiblir la révolution bolivarienne, l’un des principaux espoirs des peuples de l’Amérique latine et de la Caraïbe qui rejettent le néocolonialisme et décident de vivre libre, en mettant les richesses au profit de toutes les couches de la société. Septembre 2018, en marge d’un voyage en Colombie, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, avait indiqué qu’il ne fallait pas exclure « une intervention militaire » au Venezuela pour « renverser » le gouvernement de Nicolás Maduro.

Cette déclaration, qui n’a pas été complètement feutrée, avait prouvé à quel point les États-Unis assument leur contentieux avec le Venezuela. Il est toujours surprenant quand la démocratie, selon le modèle des États-Unis, semble poser problème avec le Venezuela, mais pas avec des pays comme l’Arabie Saoudite. Par contre, on peut constater qu’être un producteur de pétrole et refuser de commercer en dollars est très dangereux depuis quelques années. Il vrai qu’on ne fait pas de cadeaux en diplomatie. On sait, et on est tous d’accord que c’est un jeu d’intérêt. Mais en choisissant d’appuyer le projet de l’administration de Donald Trump contre le Venezuela qui a l’habitude de supporter de grands projets de développement en Haïti, avec le programme Petrocaribe par exemple, qu’est-ce que le pays aura à gagner ?

Crédit: Evens REGIS

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*