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Porto Rico-Usa/Référendum: Porto Rico demande son intégration au sein des Etats-Unis.

Written on:novembre 10, 2012
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Lors d’un nouveau référendum non contraignant organisé le 6 novembre dernier, 54 % des électeurs ont voté contre le maintien du statut actuel. Une deuxième question portait sur leur souhait : 61 % ont choisi le rattachement aux Etats-Unis, 33 % ont voté pour le maintien de l’Etat libre souverain et associé, et 5,5 % se sont prononcés pour l’indépendance.

Ce vote n’a pas d’effet juridique. Seul le Congrès des Etats-Unis peut changer le statut de l’île. Ces dernières années, les législateurs américains ont fait la sourde oreille aux demandes de modification du statut, qui donnerait à Porto Rico deux sièges de sénateurs, au moins cinq à la Chambre des représentants et six ou sept grands électeurs pour l’élection présidentielle.

Cette perspective inquiète le Parti républicain. La majorité des quelque 4 millions de Portoricains émigrés sur le continent, qui ont le droit de vote sans restriction, est démocrate. Barack Obama s’est engagé à respecter la volonté des électeurs si elle était clairement exprimée. En 2009, il avait renouvelé le mandat d’un groupe de travail sur le statut et les perspectives économiques de l’île.

CORRUPTION ET CRIMINALITÉ

Le principal promoteur du rattachement aux Etats-Unis, le gouverneur sortant républicain Luis Fortuño, a été battu mardi alors qu’il briguait un second mandat. Son rival, Alejandro Garcia Padilla, favorable au statu quo, l’a emporté avec un avantage de moins de 1 % des suffrages.

M. Garcia Padilla avait appelé les électeurs à ne pas répondre à la deuxième question du référendum. Il a été suivi par près d’un tiers des votants, mais leurs bulletins n’ont pas été comptabilisés. Si on les prend en compte, le vote en faveur du rattachement aux Etats-Unis tombe sous les 50 %.

Disciple autoproclamé de l’ancien président conservateur Ronald Reagan, Luis Fortuño a appliqué un traitement de choc au pays : la suppression de près de 40 000 postes de fonctionnaires et la hausse de 20 % des droits d’inscription à l’université ont fait chuter sa popularité.

Le chômage est élevé (14 %), une partie croissante de la population vit des subsides fédéraux et la criminalité a explosé : 1 117 assassinats ont été enregistrés en 2011 dans cette île où plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé la corruption et la brutalité de la police.

Crédit: Jean-Michel Caroit/LeMonde/CANAL+HAÏTI

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