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R.D./Haïti/Dénationalisation: Deux versions totalement différentes.

Written on:novembre 9, 2013
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Le blog Repeating Islands [en anglais] a publié les copies de deux lettres adressées au rédacteur en chef du New York Times qui proposent des points de vue diamétralement opposés sur les causes et conséquences de la décision récente du Tribunal Constitutionnel de la République dominicaine de priver de leur citoyenneté tous les descendants d’immigrants entrés illégalement dans le pays, avec un effet rétroactif jusqu’en 1929. La première lettre est d’Aníbal de Castro, Ambassadeur de la République dominicaine à Washington, lequel considère que son pays fait l’objet de pressions injustes de la part de la communauté internationale :

« La République dominicaine a un intérêt légitime dans la régulation de l’immigration et dans l’établissement de règles claires concernant l’acquisition de la citoyenneté. Elle ne devrait pas faire l’objet de pressions de la part d’acteurs extérieurs ou d’autres pays qui cherchent à lui faire adopter des mesures contraires à sa propre Constitution. Voilà qui semblerait totalement inacceptable à la plupart des États confrontés à une pression migratoire équivalente. »

La deuxième lettre porte les signatures des auteurs Mark Kurlansky, Junot Díaz, Edwidge Danticat et Julia Álvarez. Ces derniers rejettent les propos de l’ambassadeur qui affirme que personne ne sera affecté par la décision du Tribunal Constitutionnel :

« Avec cette décision, il leur sera difficile d’étudier ; de travailler dans le secteur formel de l’économie ; d’être assurés ; de cotiser pour leur retraite ; de se marier légalement ; d’ouvrir un compte en banque ; et même de quitter le pays qui, maintenant, les rejette s’ils ne peuvent pas obtenir ou renouveler leur passeport. C’est une sous-classe qui est ainsi soudainement créée, une cible idéale pour tous les abus. »

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