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Usa/Vatican: Pourquoi Barack Obama était impatient de rencontrer le pape François.

Written on:mars 27, 2014
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Barack ObamaQui de Barack Obama ou du pape François était le plus impatient de rencontrer l’autre, ce jeudi matin au Vatican? Réponse: le président américain! Il a confié son «impatience» de le voir en janvier dernier. Même si certains dossiers géopolitiques et éthiques éloignent le Saint-Siège de la diplomatie des États-Unis, Barack Obama n’a pas raté une occasion de louer l’action du pape argentin depuis son élection, affirmant publiquement des convergences de vue en particulier sur le plan de la justice sociale.

Barack Obama a déjà rencontré Benoît XVI au Vatican en juillet 2009 mais il pourrait profiter de sa visite romaine pour inviter le pape François aux États-Unis. D’autant que le prochain congrès mondial des familles – organisé par l’Église catholique tous les trois ans dans une ville du monde – est programmé à Philadelphie en septembre 2015. Si cela se réalisait, François pourrait alors s’exprimer devant le Congrès américain à Washington et face aux Nations unies à New York.

En attendant, ce sont des dossiers chauds d’un monde souvent en feu que les deux «puissants» abordent jeudi matin, car cela faisait longtemps que l’Église catholique n’avait pas été aussi en force sur la scène mondiale. Certes les deux personnages ne parlent pas d’égal à égal, mais l’aura et la popularité mondiale du pape François sont telles que les chefs d’État de la planète font la queue au Vatican pour obtenir un rendez-vous avec ce pape, qui est décidément l’homme à voir.

Le Pape est très sensibilisé aux problèmes d’immigration clandestine à la frontière du Mexique

Au menu donc, des incendies comme celui de la Syrie où il y a désaccord sur les moyens de gagner la paix ou celui de crise ukrainienne, chasse gardée de la Russie. Mais il y a aussi la violence en République centrafricaine puisque le Pape s’est engagé, mercredi, devant les trois responsables religieux de ce pays, à en parler directement avec le président américain.

On ne manquera pas non plus d’évoquer la Terre sainte, alors que l’entourage de François prépare son voyage là-bas (24 au 26 mai) et que la diplomatie américaine est actuellement totalement engagée sur ce terrain. John Kerry a d’ailleurs dû interrompre son séjour italien, mercredi, pour se précipiter en Jordanie afin de tenter de sauver un difficile accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Plus facile devrait être le dialogue sur les questions sociales. À ce titre, le communiqué de la Maison-Blanche, annonçant ce rendez-vous en janvier dernier, précisait: «Le président est impatient de pouvoir discuter avec le pape François de leur engagement commun dans la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités croissantes.» Même si l’un de ces dossiers agit comme une épine dans le pied des États-Unis: le pape François est en effet très sensibilisé aux problèmes d’immigration clandestine à la frontière du Mexique et des États-Unis. Mercredi, le Pape a reçu à Rome une délégation latino-américaine à ce propos. Il lui a promis d’évoquer ce thème avec Barack Obama.

Autre sujet sensible, la volonté d’Obama de légaliser le mariage homosexuel

Plus conflictuelles, en revanche, sont les questions éthiques. Avec, en premier lieu, le remboursement de l’avortement et de la contraception qui est prévu dans la réforme de la santé du président américain. Principe que désapprouve nettement l’Église catholique. Au point que le cardinal américain Raymond Burke a fustigé en janvier la politique «anti-vie et anti-famille» selon lui, de ce président. Autre sujet sensible, la volonté de Barack Obama de légaliser le mariage homosexuel…

Bien que très divergent sur ces derniers thèmes, le président américain sait toutefois que la voix de François porte plus que jamais car un quart de la population américaine est catholique mais qu’un tiers de ces soixante-dix millions de fidèles est d’origine latino-américaine! Quant au Pape, il est très conscient de s’adresser au responsable politique du quatrième pays comptant le plus de catholiques dans le monde, après le Brésil, le Mexique, et les Philippines mais certainement le plus puissant.

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