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Vatican/Pape : Le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio élu pape sous le nom de François Ier.

Written on:mars 13, 2013
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François 1er

Pour la première fois, le pape vient de l’autre côté de l’Atlantique. Le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, a été élu, mercredi 13 mars, sous le nom de François Ier, après deux jours de conclave et cinq tours de scrutin.

L’élection a été annoncée vers 20 heures depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre par le cardinal protodiacre, le Français Jean-Louis Tauran, un peu moins d’une heure après qu’une fumée blanche se soit échappée de la cheminée de la chapelle Sixtine et que les cloches de la basilique Saint-Pierre se soient mises à sonner.

 «Il semble que les cardinaux sont allés me chercher au bout du monde», a déclaré François Ier avant sa première bénédiction urbi et orbi, invitant les fidèles à «entreprendre un chemin de fraternité, d’amour» et d’«évangélisation».

Archevêque de Buenos Aires depuis 1998, Jorge Mario Bergoglio avait été élevé au cardinalat par Jean-Paul II en 2001. Il s’agit du premier pape jésuite.

Selon un article de la revue de géopolitique italienne Limes et des ouvrages publiés sur le conclave de 2005, il aurait déjà été le principal challenger de Benoît XVI il y a huit ans, recueillant jusqu’à 40 voix au fil des quatre tours de scrutin.

Mi-février, CNN le citait dans un article préparatoire au conclave, notant qu’il venait d’un continent où le catholicisme est puissant mais que son âge pouvait jouer contre lui. Mardi, le site Religion News Service le citait lui parmi les possibles candidats de compromis, au cas où les deux favoris, l’italien Angelo Scola et le Brésilien Pedro Odilo Scherer, se neutraliseraient.

Il s’agit du premier pape depuis Jean-Paul Ier, en 1978, à adopter un nom de règne inédit. Ce dernier ayant accolé les noms de ces deux prédécesseurs, il faut même remonter à… Landon, en 913, pour trouver un nom inédit.

115 cardinaux étaient réunis en conclave depuis le 12 mars pour trouver un successeur à Benoît XVI. Celui-ci avait annoncé le 11 février, lors d’un consistoire pour les martyrs d’Orante, sa renonciation, effective le 28 février. Un départ volontaire du trône de Saint-Pierre inédit depuis Célestin V en 1294 et qui a été largement salué, notamment par la presse, mais a stupéfié le monde entier.

Désormais pape émérite, Benoît XVI laisse au 266e pape, comme nous l’écrivions le 3 mars, la gestion de 1,2 milliard de fidèles et au moins cinq chantiers délicats: la gestion du gouvernement de l’Eglise (question qui a déjà empoisonné la préparation du conclave), le divorce avec la société moderne, la crise des vocations, le dialogue oecuménique avec le reste de la chrétienté et l’approfondissement des passerelles avec l’islam et le judaïsme.

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